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Le tribunal de grande instance de Melun a ordonné vendredi 23 octobre la cessation immédiate d'activité de l'ASSAD 77.
Les 490 employées (aides à domicile, auxiliaires de vie) de cette association créée en 1971, comme leur 3 000 bénéficiaires sont sous le choc.
Depuis le 4 septembre, l'association est en liquidation judiciaire.
Le passif s'élevait à 1 205 064 euros, selon Le Parisien, édition Seine-et-Marne du 24 octobre.
Les deux structures susceptibles de reprendre l'activité, n'ont pas donné un dossier élaboré selon le liquidateur judiciaire. "La procédure de licenciement des 490 salariés va être lancée, avec cellule de reclassement, hormis si une solution miracle apparaît".
Que vont devenir les personnes âgées aidées ?
"Si on ne passe pas le matin, certaines resteront au lit toute la journée" estime une aide à domicile au sortir du tribunal.
Les collectivités locales vont devoir se mobiliser.
Des politiques furieux
Le Vice-Président du conseil général, Gérard Bernheim (PS) regrette que l'on raisonne de façon froide. Alors que 3000 personnes âgées sont concernées.
Le conseil général a recontacté les repreneurs.
Le président de l'Union des maires, l'UMP Michel Hoet regrette cette décision. Il salue le travail de l'ASSAD 77 sur tout le département et notamment les communes rurales. Il rappelle que la moitié de son activité est réalisée auprès de bénéficiaires de l'APA, la PCH (prestation de compensation du handicap), et l'aide sociale du département, 30% auprès de la CNAV, 20% auprès d'autres caisses de retraite ou mutuelles.
Il espère que le conseil général va jouer la carte de l'aide à domicile pour éviter ou retarder l'entrée en maison de retraite," avec des subventions adaptées et des tarifs réévalués aux associations". Michel Hoet soutient le travail de l'ASSAD 77 et appelle les communes à la soutenir comme l'ensemble des associations autorisées sur son département.
ASSAD 77
7, rue Pierre Brun
77007 MELUN Cedex
Tel. 01 64 14 42 41
Philippe Souder, directeur général
Lire les autres chapitres de cet article :
2) Explications de Philippe Souder, directeur général depuis un an (*)
AdV
mis à jour le 26/10/2009
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Vos réactions
7 réactions affichées dans cet article
M.Nicolle : Incohérence des politiques entre leurs discours sur développement des services aides à domicile et leurs actes
Il est dommage d’en arriver à ce stade de dégradation depuis de nombreuses années la CFDT revendique de vrais emplois la reconnaissance des professionnels et des interventions permettant sécurité pour et meilleurs conditions travail des salariés nous disons dit stop au mélange des genres dans le cadre des services à la personne une garantie, une politique et moyens pour les interventions relevant de l’action sociale sanitaire et médico sociale de tous les professionnels de la branche qualité et sécurité au travail tant pour le salarié que l’usager, oui à la bientraitance ; nous avons fait un dossier complet sur contexte aide à domicile des témoignages de salarié en disant long sur les conditions d’exercice proposition CFDT sur financement etc.… largement diffusée auprès des ministères conseil généraux par le biais des syndicats dans les départements Temps minimum d’Intervention Proposition au cœur de notre action pétition lancée en septembre aujourd’hui plus de 5000 signatures et nous demandons d’inscrire dans la convention « En respect de l’article L. 311-3 du Code de l'action sociale et des familles qui se réfère en particulier au droit au respect de la dignité et de l'intégrité, au droit à l'intimité et à la sécurité des personnes et de l’article 2 du titre IV de la présente convention; Dans un souci de bientraitance, et afin d’éviter les risques de situations de maltraitance au sens de article 5 du titre IV de la présente convention: a) La durée minimale d’une intervention hors temps de déplacement ne peut être inférieure à ½ h Cette disposition s’applique à l’ensemble des structures entrant dans le champ d’application à l’exception des SSIAD, des centres de soins et des services de portage de repas b) Mise en place et évaluation de l’intervention Avant toute intervention, une visite sera effectuée au domicile de la personne aidée. Celle-ci a pour objectif d’évaluer l’aide nécessaire à la personne, prenant en compte à la fois son autonomie et son environnement. Afin d’ajuster, si nécessaire, le temps d’intervention une évaluation de la prise en charge sera effectuée régulièrement par le personnel de la structure chargé de cette mission et le professionnel intervenant. »
Retrouver Sur le site lien ci-dessous pétition tract reprenant les points essentiel pour la négociation 17 18 novembre prochain clic sur BMAD http://www.fed-cfdt-sante-sociaux.org/index.php3 Maryvonne
le 11/11/2009 à 12:11
Commentaire modéré par l'administration du site 12/11/2009 à 12:11
didier : les associations mises a mal
il ne faut pas tout remettre sur le dos de l'etat; les conseils généraux en fixant des taux Apa trop faibles, la CNAV et d'autres caisses de retraites en faisant de même et en réduisant les plans d'aides ou d'action participent également a cette dégradation. L'état lui ne jure que par le secteur marchand ou le developpement de l'emploi direct et fragilise tout l'edifice social autour des personnes âgées ou en situation de handicap... Rien de sert de faire des plans alzheimer, des Maia, si à la base, ceux qui s'occupent au quotidien n'ont ni la rémunération ni les financements leur permettant d'exercer leur action! En france on parle beaucoup, on coordonne peut être trop et on oublie souvent les fondamentaux!
le 10/11/2009 à 09:11
Commentaire modéré par l'administration du site 10/11/2009 à 10:11
G Sauty : temps minimum d'intervention: il fallait réagir en mars 2006
"ARTICLE 20-2 : DUREE MINIMALE PAR JOUR TRAVAILLE
La durée minimale de travail effectif par jour travaillé est fixée à une heure. Cette durée minimale peut être réalisée en deux interventions au maximum pour l’ensemble des structures entrant dans le champ d’application à l’exception des SSIAD et des centres de soins."" Cà, c'est la phrase du texte de l'accord de branche sur la modulation du 30 mars 2006 , signé par la Cfdt, mais pas par mon Syndicat, la CFTC, justement sur ce point précis... !!! nous voulions déjà à l'époque combattre la tentation de la segmentation abusive des interventions. Nos militantes n'avaient nulle envie se se sentir "maltraitantes" car ces interventions courtes sont physiquement et moralement pénibles pour les bénéficiaires. "
"Article 2. Durée minimale d’intervention : La durée minimale de l’intervention doit permettre la faisabilité de celle-ci afin d’assurer aux usagers une qualité de services et aux salariés de bonnes conditions de travail. La question de la durée minimale d’intervention fait l’objet d’une consultation du comité d’entreprise, s’il existe, au moins une fois par an."
Ca, c'est le dernier texte proposé par les employeurs de l'USB. Le vrai combat est donc envers ceux qui décident de ces temps inhumains, décidés par le seul intéret de pression sur les coûts , sans prise en compte de l'intéret des bénéficiaires, de leur intégrité physique et morale. Nous sommes même devant les pressions de certains conseils généraux qui favorisent l'exécution de ces multitâches par des personnels salariés des entreprises, personnels souvent fragilisés, mal considérés, pas toujours formés efficacement, mais qui, comme leurs collègues des Associations, méritent reconnaissance et respect. Compresser les couts, compresser les réels besoins des bénéficiaires, laisser "tomber" des milliers de personnes aidées "parce qu'elles coutent", c'est notre triste constat quotidien. Au delà des discours publics, la réalité est qu'il y a encore beaucoup de chemin à faire pour arriver à mettre vraiement les moyens pour que nos Ainés, les Personnes handicapées vivant à domicile soient réellement au coeur d'un Pays qui se voudrait vraiement solidaire. Si se tient la "table ronde" sur le financement du maintien à domicile que demande l'UNA, la CFTC souhaite qu'elle soit aussi ouverte aux organisations syndicales nationales afin de dire tous ensemble qu'il faut aller au delà des aspects de strict équilibre financier, pour mettre en avant la qualité des prestations.
le 10/11/2009 à 01:11
Commentaire modéré par l'administration du site 10/11/2009 à 10:11
Hervé : Inquiétant : Douche Froide pour les auxiliaire de vie
Actuellement, la convention collective de notre secteur est en cours de révision, et nous avons des craintes de régression, notamment sur les temps d'intervention, qu'on veut nous réduire à moins de 30 minutes pour faire une toilette compléte.
Dans l'arrondissement de dunkerque, quelques 2000 personnes intervenant à domicile sont directement concernées, mais aussi ce sujet touche, plus largement toutes les personnes vieillissantes, soit environ 20 000 dossiers.
France 3 Nord/Pas de Calais à diffuser ce lundi 02 novembre, un reportage dans le journal du 19-20 heures, et celui-ci est sur le site de France 3 pendant 1 semaine, accessible à l'adresse : http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=lille_1091277_000009EF_021120091849_F3
Ceci vous permettra de mieux comprendre les conditions de travail du maintien à domicile et des TISF qui se dégradent de plus en plus.
D'ou l'importance de l'action de la CFDT, afin d'alerter les médias dans le but de faire réagir les financeurs que sont le conseil général, la CAF, ou les caisses de retraite.
le 04/11/2009 à 22:11
Commentaire modéré par l'administration du site 06/11/2009 à 11:11
Lili : employée assad 77
Nous sommes le 28 octobre mon dernier salaire doit m'être versé à la fin de ce mois , je n'ai reçu aucun courrier de l'assad 77 me mettant au courant de sa situation, aucune convocation au tribunal, rien de rien, aucun préavis de licenciement... Juste un sms pour me prévenir qu'il ne me reste que 2 mois de salaires à percevoir, ce par un huissier car l'assad 77 est en liquidation judiciaire, sympathique non. Si je téléphone à l'assad 77 pour savoir ce qu'il va m'arriver à moi et aux personnes agées dont je m'occupe, ma responsable de secteur ou la déléguée du personnel me disent que tout va bien et qu'il y a un repreneur mais que désolé on ne peut me dire de qui il s'agit. Dans quel monde vit-on aujourd'hui, je ne sais même pas si je dois encore aller travailler et si je serais payée en novembre car mon planning de novembre lui m'a bien été envoyé. Donc si je résume, j'ai mon planning pour novembre je dois donc aller travailler mais sans salaire puisque l'on m'a prévenu en septembre que je n'avais le droit qu'à 2 mois de salaire soit septembre et octobre. Que dois faire ?
le 29/10/2009 à 19:10
Commentaire modéré par l'administration du site 30/10/2009 à 10:10
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