Agevillage
  >   Actualités  >     >   Faut-il faire son deuil ? P...

Faut-il faire son deuil ? Perdre un être cher et vivre, aux Editions Autrement


Partager :

Faire son deuil de pascal dreyerDans notre société d’où la mort a été évacuée, le deuil d’un proche est désormais considéré comme un travail à faire dans un délai prescrit, l’expression « faire son deuil » en témoigne. Par ce « travail de deuil », les endeuillés sont enjoints à effacer leur souffrance et à vivre comme avant, à « refaire leur vie ». Or ils manifestent tous le besoin de vivre avec l’absence et de construire le souvenir des morts.

Le deuil d’un être cher est-il encore possible en Occident ? C’est autour de cette grave question que Pascal Dreyer a rassemblé témoignages d’endeuillés et contributions de spécialistes.
La présence virtuelle de la mort aux informations, au cinéma, sur Internet… nous touche en permanence. Sa présence réelle aussi puisque plus de 555 000 personnes décèdent chaque année, laissant désemparés, une famille, un conjoint, des parents, des amis.

Nous sommes tous touchés par la disparition d’un être cher et nous nous retrouvons seuls. Si les cadres de la société et de la religion ont longtemps proposé – voire imposé – des rites qui avaient pour but d’accompagner l’endeuillé dans un cheminement collectif et personnel, la situation a radicalement changé.

Aujourd’hui, la souffrance de l’absence, psychologisée et médicalisée, relève d’un soin qui a pour objectif d’en faire disparaître les symptômes les plus perturbants pour l’individu et pour la société. Pourtant, les endeuillés revendiquent cette douleur et souhaitent partager et vivre au milieu des autres la perte de leur proche et la transformation de leur vie.

Le deuil lui-même a changé de nature, avec les avancées de la médecine. Le deuil périnatal, la mort d’un enfant, toujours scandaleuse, les deuils à répétition de l’épidémie du sida et la mort au terme d’une vie de plus en plus longue constituent des « nouveautés » dans notre expérience de la mort et de la perte.

Cet ouvrage a pris le parti de faire dialoguer les spécialistes de la mort et du deuil et les endeuillés. Ont été invités à réfléchir sur la place laissée à la mort, aux cérémonies funèbres et au deuil des survivants, des psychologues, anthropologues, théologiens, philosophes, artistes, professionnels des services funéraires, professionnels de santé, et surtout des endeuillés dont les témoignages, précieux, ont été recueillis lors d’une enquête approfondie conduite par Pascal Dreyer.

Les auteurs
Pascal Dreyer a travaillé pour Handicap International de 1991 à 2004. Éditeur et conseiller éditorial, il intervient auprès d’entreprises et d’associations sur les questions de handicap, de vieillissement et de dépendance. Il a écrit "Etty Hillesum, une voix bouleversante" (DDB, 1997) ; "Etre bénévole aujourd’hui" (Marabout, 2006) et codirigé avec Bernard Ennuyer "Quand nos parents vieillissent" (Autrement, 2007).

Les contributions sont de S. Abriol, C. Béraud, C. Biot, B. Carbonnet, R. Dadoun, J.H. Déchaux, A. Gotman, E. Housset, P. Lemonnier, P. Marin, F. Michaud-Nérard, M. Molinié, C. Pons et J.M. Talpin et tous les endeuillés interviewés.

Pour commander en ligne


mis à jour le



Partager :


Vos réactions

saroufocean

30/08/2011 12:08

deuil


comment imaginer oublier un proche qui, de toute évidence, reste inscrit en nous et dont la présence est parfois révélée de façon inattendue par les sens (olfactif, visuel, auditif .... )



cc

03/11/2009 12:11

deuil?


je n'ai pas envie de faire le deuil de mon frère décédé il y a 14ans car j'aurai l'impression de l'avoir oublié...




Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -