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A Dunkerque, les assistantes de vie font part de leur colère sur la future dégradation de leurs conditions de travail et de l'accompagnement des personnes âgées. Un projet de révision de leur convention collective prévoit de réduire le temps consacré à la toilette des personnes âgées : des 30 mn ou 3/4 d'heure, on passerait à 15mn.
Elles dénoncent la remise en cause de la qualité de la prise en charge des personnes et le surcoût de l'intervention qui serait désormais à la charge des usagers.
Si la convention collective est adoptée, elle serait appliquable d'ici la fin de l'année.
Dans l'arrondissement de Dunkerque, quelques 2 000 personnes intervenant à domicile sont concernées. Ce sujet touche, plus largement toutes les personnes vieillissantes, soit environ 20 000 personnes.
Retrouvez le reportage de France 3 Région Nord-pas de Calais (Dunkerque)
diffusée le 2 novembre lors du 19/20.

Cliquer sur l'image pour voir le reportage
Vidéo accessible jusqu'au 09/11/2009
M. Lemaire, responsable de l'ASSAD à Dunkerque, 450 salariés dans l'association, service Prestataire (Ménage,repassage, Toilettes, Préparation de Repas), Mandataire, Service de soins, Service de Garde Itinérante de Nuit, Accueil de Jour Alzheimer, Féderation Employeur : UNA apporte ses précisions et revendications.
UNE MOBILISATION NECESSAIRE
Il faut continuer à revendiquer lors des prochaines négociations concernant la convention collective de branche, des garanties collectives qui prendront en compte les conditions et les contraintes particulières du secteur de l'aide à domicile,
- Inscription dans la CCB d'une durée minimum d'intervention de 30 mn, car on a des craintes de régression, notamment sur les temps d’intervention, qu’on veut réduire en dessous du seuil des 30 minutes. Pour une toilette, c’est impossible de descendre sous le seuil des 30 minutes..
- des compensations liées aux contraintes de travail, le travail de nuit, les astreintes ainsi que les frais liés aux déplacements et aux transports.....
Les moyens d'actions : les tracts, des pétitions auprés des usagers et des professionnels pour les temps d'interventions (plus de 5 000 signatures à ce jour), et l'interpellation des médias,
Les prochaines étapes : négociation des 17 et 18 novembre, de décembre, et d'autres formes d'actions si les négociations ne débouchent pas sur des points satisfaisants.
Il existe des points à travailler sur le travail des seniors, la pénibilité, revoir le droit syndical qui permettra aux salariés d'être mieux entendus, défendus et davantage pris en charge au niveau de toutes les instances paritaires nationale et régionale.
Mr Lemaire, Responsable du Maintien à Domicile Dunkerque/Hazebrouck
pour plus de renseignement, rapprochez-vous de Union Locale CFDT à Dunkerque au 03.28.59.16.61
Agevillage
mis à jour le 23/11/2009
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Vos réactions
27 réactions affichées dans cet article
Hervé LEMAIRE : Réunion Publique à dunkerque pour la défense de notre convention collective
Suite à la Négociation du 10 Décembre 2009 pour notre futur convention collective (CCB), et dans la continuité de nos actions. Nous organisons une réunion Publique le SAMEDI 16 JANVIER 2010 à compter de 14h00 (lieu de la salle sera informer prochainement) pour tous les salariés des associations de dunkerque et de la flandre (ASSAD, ADAR, DSD, AFAD, CCAS de Gravelines, ADMR de Wormhout et de Cassel, ainsi que pour toute les autres associations), viendons nous joindre à nous le syndicat des retraitès, et nous avons pris des contacts avec l'INTERCO (ccas, Mairie...), car je trouve que c'est important de pouvoir travailler ensemble, surtout que l'on constate que les temps d'interventions auprès des usagers est en cesse dimunition, d'ou l'action de la CFDT d'inscrire d'en notre future convention collective (CCB) un temps minimum d'intervention de 30 minutes, pénébilité aux travail de plus en lourde, car c'est un métier non reconnue à sa juste valeurs par les pouvoirs publics. Aussi, ce jour là lors de notre réunion nous aurons la prèsence de Mme Maryvonne NICOLLE qui est Secrétaire Nationale à la Féderation à PARIS Merci pour votre soutien,
le 15/12/2009 à 22:12
Commentaire modéré par l'administration du site 16/12/2009 à 10:12
Hervé LEMAIRE : Aide à domicile : l'ASSAD dit « non » à la réduction du temps d'intervention
· | SOCIAL | Une trentaine de salariés de l'ASSAD (association de soins et d'aide à domicile) ... ont débrayé hier après-midi, de 14 h 30 à 18 h, à l'appel du syndicat CFDT santé sociaux. Au centre de leurs revendications : le rejet d'une nouvelle convention collective qui prévoit de réduire le temps d'intervention chez les patients à seulement quinze minutes. « Nous demandons qu'une durée minimum d'intervention de trente minutes soit inscrite dans cette convention pour le bien-être des usagers et des salariés », souligne Hervé Lemaire, délégué CFDT à l'ASSAD et par ailleurs responsable du maintien à domicile dans le Dunkerquois. Et le syndicaliste d'insister : « Ce mouvement de grève n'est pas organisé contre l'ASSAD mais contre la future convention collective, qui concernera d'autres associations de soins à domicile comme l'AFAD, DSD Dunkerque et l'ADAR, dont quelques membres sont venus se joindre à nous aujourd'hui(hier). » Prochaines négociations le 10 décembre Après l'échec de premières négociations menées mi-novembre à Paris, une nouvelle réunion est programmée le 10 décembre dans la capitale entre les partenaires sociaux et le Groupement des employeurs du secteur de l'aide à domicile. « Nous ne pouvons pas accepter de réduire à ce point la durée des interventions à domicile, reprend Hervé Lemaire. D'une heure, elles sont passées à trois quarts d'heure puis à une demi-heure. Si on passe à quinze minutes, ce sont nos conditions de travail et la qualité du service rendu à l'usager qui vont être remises en cause par des choix de politiques qui imposeront de l'aide au moindre coût. » « Un quart d'heure, ce n'est même pas la durée qu'il nous faut pour faire notre propre toilette ! », enchaîne une salariée de l'ASSAD. Afin de cibler les difficultés déjà rencontrées sur le terrain, la CFDT a distribué un questionnaire anonyme aux salariés pour connaître leurs conditions de travail actuelles. « Le but, explique-t-elle, est de mieux connaître ces problèmes afin d'être plus efficace au moment des négociations. » • OL. D.
le 02/12/2009 à 23:12
Commentaire modéré par l'administration du site 03/12/2009 à 09:12
Une famille : La
Tout à fait d'accord avec Sucy , MK et les autres réactions.. Résidents,Personnes à domicile, Familles, Professionnelles on est tous embarqués dans la même " Galère". De belles paroles, de beaux projets, mais au bout du compte quelques expériences pilotes montées en exergue et pour le reste des queues de cerises !!!!
le 26/11/2009 à 11:11
Commentaire modéré par l'administration du site 26/11/2009 à 12:11
Suzy : Maison de retraite, même combat
Tout cela me rappelle les conditions de travail des salariés en maison de retraite, et les conditions de vie de leurs résidents. Malgré une motivation affichée de la majorité des soignants et autres personnels de terrain à humaniser leurs pratiques, à se professionnaliser, à se former, à prendre du plaisir quotidiennement dans les relations avec nos ainés, toujours s'ensuit le discours financier, éternel rappel à l'ordre... pas d'argent, pas de temps, il faut réadapter les plannings pour mettre le plus de monde aux moments où la charge de travail est élevée, donc nous prenons le risque de "petits vieux" bien lavés et bien nourris et basta ! Quid de la vie relationnelle ? Quid de la vie sociale ? Quid de la vie tout court ? Serons-nous encore plus des veaux lors de notre fin de vie ? A part ça des internautes s'offusquent des débats provoqués par la pub Findus ("des bonnes frites mais sans visite chez mamie !") parce qu'ils la trouvent gentillette et pleine d'humour ? Mais elle est révélatrice de notre société jeuniste et utilitaire ! Quand va-t-on arrêter de sacrifier nos ainés ???
le 24/11/2009 à 15:11
Commentaire modéré par l'administration du site 25/11/2009 à 11:11
MK : loi de 2002 , évaluation interne.. blablabla !!!! ???
formatrice dans ce secteur, je constate qu'il y a - d'une part le discours sur l'application de la loi de 2002 ; la nécessité de former le personnel aidant au concept de bientraitance, au respect de la dignité de la personne aidée etc... la nécessité pour les structures de mettre en oeuvre des évaluations internes (tous les 5 ans) et de convoquer une évaluation externe (tous les 7 ans), évaluations évidemment coûteuses, qui conditionnement le renouvellement de l'autorisation d'exercer délivrée par le Conseil Général.... - et d'autre part, il y a la réalité toujours imposée par les mêmes instances..par exemple dans certains départements, le Conseil Général, après avoir poussé les assos à qualifier les intervenantes à domicile, font aujourd'hui machine arrière en imposant un quota d'un maximum de 15% de personnel diplômé (trop onéreux...). Certaines associations, ayant un maximum d'intervenantes diplômées, se retrouvent en difficulté, voire licencient ces personnes qualifiées pour en embaucher d'autres non formées...; - Re d'autre part, nous enseignons aux assistantes de vie qu'elles n'ont pas le droit de faire une toilette au lit (acte médical prescrit par le médecin) et nous constatons de plus en plus qu'il leur est demandé de dépasser cette limite de compétence, qui constitue une faute professionnelle. J''oserais ajouter qu'encore une fois, ce secteur d'activité, principalement féminin, recrute souvent des femmes elles-mêmes en grande précarité (seules avec enfants, ou femmes de plus de 50 ans, seules et sans revenus. Les conditions d'emploi dans l'aide à domicile sont aussi très précaires (CDD de remplacement, rarement un temps plein...) et comme si cela ne suffisait pas, ces femmes sont corvéables à merci , mises sous pression par des conditions de travail difficiles voire à la limite de la légalité. Les décideurs, moralisateurs quant au respect des droits fondamentaux de la personne aidée, feraient bien de s'informer sur les conditions nécessaires à l'application de cette disposition de la loi de 2002. Par leurs décisions en contradiction avec la loi, ils ne se rendent même pas compte qu'ils sont eux-mêmes maltraitants vis à vis des intervantes auprès des personnes âgées . Il est clair que la maltraitance est une chaîne: maltraiter ou mal considérer un salarié favorise des actes de maltraitance envers la personne aidée....
le 24/11/2009 à 09:11
Commentaire modéré par l'administration du site 24/11/2009 à 10:11
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