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L'hebdomdaire Le Point du 10 décembre titre sur les antidépresseurs "les mensonges des labos".
"Ils sont juges et partie", "ils réalisent leurs études et décident de ce qu'ils publient, de ce qu'ils diffusent en formations via les visiteurs médicaux". "Un jackpot d'un milliard d'euros par an"
Le Point décline sur 13 pages sont dossier de la semaine.
Six millions de français sont sous anti-dépresseurs.
Des ordonnances injustifiées dans la moitié des cas.
Trop de pilules pour calmer les vieux (page 70) : "la camisole chimique c'est facile et discret" explique une infirmière. 18% des plus de 85 ans sont sous antidépresseurs. Deux fois plus de psychotropes en maisons de retraite qu'à domicile.
Sans oublier, l'effet cocktail avec 15 médicaments, les ordonnances empilées les unes sur les autres et des traitements prescrits pour des durées supérieures à trois ans, regrette le Pr Soubeyran chef de service à l'Hôpital Ste Marguerite de Marseille pour lequel "les antidépresseurs peuvent être bénéfiques chez les personnes âgées".
Avec les médicaments "on passe moins de temps avec le patient", explique un généraliste.
"Plutôt que de consacrer du temps à sonder le problème, vous dégainez la pilule et vous avez vos 22 euros avec une consultation qui a duré trois fois moins longtemps".
Pourtant les psychotropes sont nécessaires pour soulager les dépressions existentielles mais ils ne guérissent pas.
"C'est une bouée pour quelqu'un qui se noie, mais il faut l'aider à remonter sur la berge "explique Boris Cyrulnik, neuropsychiatre.
Conseils de Alastair Campbell, journaliste, ancien spin doctor de Tony Blair, dépressif : "Pensez au sport, à l'activité physique, tentez d'être en accord avec vous-même".
"Notre société a donné des coups de ciseaux au lien social", estime Boris Cyrulnik, "l'individu est seul".
"S'il n'est plus assez performant physiquement ou mentalement, il est rejeté par le groupe comme un pestiféré." "Cela suscite beaucoup d'angoisses.
Les psychotropes sont devenues des béquilles. Le médicament peut être nécessaire, il n'est pas suffisant"
"La solidarité affective (en groupe, en faisant du sport...) fait psychothérapie", estime Botis Cyrulnik.
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mis à jour le 14/12/2009
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Vos réactions
2 réactions affichées dans cet article
mcfb007 : se sortir de la déprime
entièrement d'accord avec votre article sur la revue que je ne suis pas arrivée à acheter. ces médicaments donnés trop vite, par facilité pour le soignant empoisonne les gens sans résoudre leur problème existentiel. mais trou de la sécu, accident de voiture, autres, car un antidrépresseurs n'est pas du chocolat qui est meilleur quand le moral baisse. je souffre de déprime depuis longtemps, parler fait plus de bien que prendre un cachet: le dr psychiatre est remboursé, le psychothérapeute ou le psychologue pas: voilà le scandale!!!
le 20/12/2009 à 18:12
Commentaire modéré par l'administration du site 21/12/2009 à 11:12
shawa : Psychotrope
Il est vrai qu'à une époque les antidépresseurs étaient adminstrés fréquemment à certains patients. On avait ainsi la paix. Ils étaient à moitié endormis et le personnel était moins dérangé. Aujourd'hui il en est autrement,même si certains médecins n'ont pas le temps de faire une vraie visite et qu'ils renouvellent les prescriptions sans toujours voir le patient.
le 17/12/2009 à 10:12
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