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Actualités Handicap

Après 5 ans, la mise en application de la loi du 11 février 2005 est loin d’être effective disent les associations

La création de 30 500 places dédiées à l’accueil et l’accompagnement des personnes handicapées mentales vieillissantes sont attendues, signale l'UNAPEI

A date anniversaire, les associations constatent que certains des acquis fondamentaux de la loi handicap du 11 février 2005  sont malmenés : le droit à compensation, l’accessibilité à tout pour tous et le renforcement des obligations d’emploi. Il s’agit d’attaques, disent-elles, contre l’esprit d’"une loi pourtant source d’avancées significatives dans la vie des personnes en situation de handicap et la société toute entière".

L’APF  à l'occasion de  son baromètre de l’accessibilité, créé, en partenariat avec l'Expresse  pour pouvoir évaluer l’état d’avancement de mise en accessibilité de la France, dresse 3 constats.
- Certains parlementaires et le gouvernement tentent peu à peu de vider cette loi de son sens. À coups d’amendements contre le plan personnalisé de compensation (PPC), contre le principe d’accessibilité à tout pour tous, en introduisant de nouvelles possibilités de dérogations ou de report des sanctions à l’encontre des entreprises ne respectant pas leur obligation d’emploi de travailleurs handicapés. 
- Ces attaques sont menées en catimini, sans consultation des associations représentatives des personnes en situation de handicap. - Qu’en est-il aujourd’hui de la politique du handicap en France qui semble ne plus vraiment être un sujet de mobilisation des politiques ?
Le magazine Faire face de l’APF dresse le bilan des cinq ans d’une loi petit à petit vidée de son contenu.

L’UNAPEI, de son côté, estime que la loi du 5 février 2005 a suscité beaucoup d’espoir mais « tarde à se traduire dans les faits et provoque d’énormes déceptions. Déception d’autant plus exacerbée par les mesures prises par le gouvernement. » indique t-elle  dans un communiqué.

« Elle
(la loi) voit son esprit menacé par des amendements pervers ».
Une dérogation est accordée pour la mise en accessibilité des bâtiments neufs, le plan personnalisé de compensation du handicap est remis en cause, des délais supplémentaires  sont accordés aux entreprises qui n’emploient encore aucune personne handicapée, est-il précisé. « Et tout ceci sans concerter ni les personnes concernées ni leurs représentants. »
 
L’Unapei attend des actions concrètes et une détermination de l’Etat dans la politique menée en faveur des personnes handicapées, d’autant que de récents discours de François Fillon, Premier Ministre et  les créations du Comité Interministériel du handicap et de l’Observatoire de l’accessibilité pourraient redonner l’espoir « Que les moyens de mise en œuvre soient à la hauteur des ambitions de la loi ! »

Elle attend notamment,
- un meilleur fonctionnement des MDPH et exige une plus grande implication des conseils généraux pour que ces instances répondent enfin aux missions qui leurs sont dévolues par la loi et demande à l’Etat d’être véritablement garant de l’équité de traitement sur l’ensemble du territoire ;
- la prise en compte de l’avancée en âge des personnes handicapées mentales et demande un programme pluriannuel de création de 30 500 places dédiées à l’accueil et l’accompagnement des personnes handicapées mentales vieillissantes. Aujourd’hui, l’Unapei compte au sein de son mouvement 15 500 personnes handicapées mentales de plus de 51 ans qui n’ont aucune solution à ce jour. D’ici 5 ans, elles seront 30 500 ; 
- l’accessibilité aux personnes handicapées mentales et demande que chaque Commission communale d’accessibilité considère les besoins spécifiques des personnes handicapées mentales. Si la loi 2005 prévoit « l’accès à tous pour tous », elle concerne également les personnes handicapées mentales, aujourd’hui trop souvent ignorées.
- un accompagnement pérenne et qualitatif des enfants handicapés à l’école. Trop d’enfants handicapés mentaux sont scolarisés à temps partiel et ne bénéficient pas de l’accompagnement nécessaire garantissant la réussite de leur intégration.

L'ADAPT, quant à elle, pointe l'accueil des personnes handicapées (manque de moyens des MDPH), la scolarité (20 000 enfants ne sont pas scolarisés) et l'emploi (deux fois plus de chomeurs dans la population handicapée).


FG
mis à jour le 16/02/2010

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Vos réactions

1 réaction affichée dans cet article

doudou  :  encore un transfert de compétences sans financement

l'état a transféré le handicap aux départements sans avoir évalué le véritable impact financier de la loi de 2005 puisque tous les responsables savaient qu'il y avait des besoins non satisfaits depuis toujours....les MDPH ne fonctionnent pas bien, elles n'ont pas amélioré les délais de réponse aux demandes des handicapés, les conseils généraux déjà étranglés par les transferts non compensés du RMI-RSA, ne financent pas les besoins réels...et les personnes attendent...avec des situations très inégales d'un département à l'autre ....

le 17/02/2010 à 08:02

Commentaire modéré par l'administration du site 17/02/2010 à 10:02

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