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Lors d'un déplacement sur l'avenir des territoires ruraux, dans le Loir-et-Cher, le chef de l'Etat s’est exprimé à propos des conclusions des Assises des territoires ruraux organisées et conduites, depuis octobre 2009, par Michel Mercier, ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire. En présence de Gérard Larcher, président du Sénat, et de quatre ministres, il a annoncé une série de mesures en faveur du désenclavement économique des territoires ruraux, pour y améliorer la mobilité, l'agriculture, le logement, l'accès à l'Internet au haut débit et surtout l'accès aux soins de proximité, souci numéro un des habitants de l'espace rural.
Sur la santé, Nicolas Sarkozy a demandé à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et à Michel Mercier, d'engager avec les collectivités territoriales un plan triennal de création de maisons de santé pluridisciplinaires destiné à « plus que doubler » le parc existant sur le territoire. Il a précisé que l'Etat et l'Assurance maladie contribueraient au financement de 250 maisons de santé pluridisciplinaires sur trois ans. Il a souhaité que "chacun puisse avoir accès à une santé de proximité".
Il a annoncé que l'Etat allait réserver chaque année et dès la rentrée universitaire 2010-11, "400 bourses à des étudiants en médecine qui s'engageront pendant au moins dix ans à exercer dans un territoire à faible densité médicale », comme le prévoit la loi HPST qui les appellent "contrats d'engagement de service public".
"A terme, nous disposerons de 4 000 médecins qui couvriront tous les territoires dont l'offre de soins est fragile", a affirmé Nicolas Sarkozy. Il a également demandé à Roselyne Bachelot de "développer l'internat en médecine en milieu rural en augmentant le nombre de maîtres de stage agréés". L'objectif de ces mesures est d'enrayer une tendance lourde, une étude des services du ministère de la Santé publiée l'an passé ayant estimé que le nombre de médecins exerçant en zone rurale devrait diminuer de 25 % à l'horizon 2030 si rien n'est fait.
La Fédération française des maisons et pôles de santé (FFMPS) satisfaite de cette annonce signale toutefois que les obstacles rencontrés par les promoteurs des maisons et des pôles de santé relèvent de problèmes de fonctionnement. "Les contraintes réglementaires et législatives empêchent les promoteurs d'avancer vers une structuration plus moderne des soins de premier recours et de proximité. Le statut juridique des maisons et pôles de santé doit être adapté. La possibilité de travailler en équipe sur un dossier médical unique et partagé doit être ouverte."
Et, les nouveaux modes de rémunération forfaitaires doivent être étendus, estime la FFMPS qui préconise la mise en place d'un « forfait structure », qui pourrait être pris en charge par les futures ARS. "Une rémunération forfaitaire aiderait les professionnels à assumer des charges plus lourdes en contrepartie du respect du cahier des charges type des maisons de santé".
La France compte 160 maisons de santé et 25 pôles de santé financés par le financement du fonds d’investissement à la qualité et à la coordination des soins. (FIQCS).
FG
mis à jour le 15/02/2010
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