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Classement des maisons de retraite : réactions


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Le "Guide de la dépendance" publie dans son édition 2010 le classement de plus de 8000 établissements, notés sur 10.

La FNAPAEF  -Fédération nationale des associations de personnes âgées et de leurs familles dénonce ce type de classement dont les auteurs n’ont souvent ni les compétences, ni le temps nécessaires pour définir les qualités d’accompagnement d’un établissement.

Les familles le disent : on ne connaît vraiment bien un établissement qu’en y venant régulièrement. Que savent les enquêteurs de la qualité des repas, de l’aide au repas, du soin apporté à la toilette, de l’encouragement à la marche, de la lutte contre l’incontinence, du respect du rythme de la personne et de ses souhaits (douche quotidienne ou non, heure du lever et coucher etc.), de l’effectif réel du personnel, de sa formation, du conseil de la vie sociale… ?

Pour ce guide, comme pour d’autres, précise la FNAPAEF, "des familles nous ont alerté pour dénoncer l’éloge d’établissements dans lequel il y avait beaucoup de dysfonctionnements, ou au contraire s’étonner que des établissements qui portent une attention particulière à l’accompagnement n’y figurent pas."

La FNAPAEF s'étonne que "dans leur déclaration d’intention les auteurs disent avoir commencé leur enquête en 2005. Nous sommes en 2010 !  En 5 ans, une bonne maison de retraite peut s’être dégradée suite au changement de la direction, au départ de personnel compétent, notamment encadrant, etc. ou au contraire avoir trouvé une nouvelle dynamique et satisfaire au mieux de leurs possibilités les résidents et leurs familles.
"Ce genre de guide est donc dangereux car il peut orienter les familles vers des établissements qui ne répondront pas à leur attente.
"

Les auteurs précisent que la ligne directrice qui les guide est simple «Confierions-nous nos propres parents à cet établissement ? »
C’est en effet une très bonne question, estime la FNAPAEF. "Mais sait-on que l’on situe autour de 70% les établissements qui rencontrent des difficultés dues notamment au manque de moyens alloués par les organismes de tutelles, à la difficulté de recrutement d’un personnel qualifié, et à l’épuisement du personnel en place. Sans moyens la bonne volonté ne suffit pas."

La FNAPAEF invite les journalistes à écrire sur le thème « Des directeurs d’établissements sans moyens – Des familles aux abois pour financer la maison de retraite ».
L’intérêt du palmarès est de montrer le coût des établissements qui justifie le combat de la FNAPAEF et des membres du collectif « Société pour tous les âges » pour un 5ème risque de solidarité nationale.


mis à jour le



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Vos réactions

Martine

28/02/2010 14:02

directrice retraitée


J'approuve cet article. Il est absolument impossible d'établir un classement d'établissement en effectuant une seule visite dans la structure. Le bien-être des résidents ne peut être perçu par un visiteur de passage. Le niveau de confort peut être évalué en fonction du bâtiment, la qualité des repas peut être estimée en prenant un repas imprévu dans l'établissement, mais la chaleur humaine, la qualité relationnelle, le petit mot le matin en ouvrant les volets, le prendre soin au cours d'une toilette, la réponse rassurante à une demande ect.. ne s'évalue pas en passant dans le couloir ! Il faut par ailleurs ajouter que le prix de journée détermine les moyens. 52 salariés en ETP ne peut être envisagé que dans le secteur commercial. Il faudrait alors commencer l'article en indiquant un prix de journée se situant entre 90 et 100 euros ! Comparons ce qui est comparable !




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