|
Actualités
5ème risque
|
Le magazine "Notre Temps" de mai 2010 consacre ses "Questions d'actualité" au défi que représente le financement de la perte d'autonomie pour faire face au nombre de bénéficiaires de l'Allocation personnalisée à l'autonomie -APA- qui aujourd'hui de 1,1 million (soit 2 fois plus que lors de la création de l'allocation en 2002) passerait à 1,3 million en 2025 et 1,5 million en 2040. Ainsi le magazine passe en revue les différentes options régulièrement abordées sur notre site au travers des interventions des professionnels du secteur de la gérontologie ainsi que sur le site du collectif "Une société pour tous les âges".
Le veillissement n'est pas synonyme de perte d'autonomie, rappelle Notre Temps, puisque selon l'INSEE 83% des 60-79 ans et 60% des 80 ans et plus peuvent se passer d'aide, mais de nouvelles ressources sont à trouver. Ceci, d'autant que l'APA ne finance pas tous les besoins des personnes en grande perte d'autonomie, loin s'en faut puisque le coût d'un hébergement représente le double du revenu moyen des retraités (1ère des incohérences relevées). D'autant aussi que les départements en charge du versement de cette presattion sociale ne fait plus face en raison de la réduction de la part des transferts publics passée de 43 à 33%, compte tenu de l'explosion du nombre de bénéficiaires.
Les professionnels de l'aide médico-sociale, les représentants des retraités privilégient avant tout une solution basée sur la solidarité nationale rappelle Notre Temps : 1/2 point de CSG supplémentaire, réduction des niches fiscales, taxation des jeux, rétablissement des droits de succession, 2ème journée de solidarité ...
Le gouvernement en revanche semble privilégier la piste d'un partenariat public-privé qui permettra aux assurances de jouer un rôle plus important alors qu'il a été récemment révélé que les compagnies versent 11 500 rentes seulement au trois millions de personnes qui sont aujourd'hui couvertes par une assurance dépendance. Les conditions d'octroi sont extrèmes signale le magazine qui indique à titre d'exemple que le simple fait de "pouvoir encore déglutir" peut empêcher le versement de la rente. (Autre incohérence).
"La prise en charge doit rester collective et mutalisée. L'assurance ne peut être qu'un complément. Et si l'on doit prendre en compte le patrimoine, il faut que cela concerne tout le monde et pas seulement les personnes en perte d'autonomie", conclut Notre Temps, citant Bernard Ennuyer, sociologue, directeur de l'Association les Amis, dont les interventions sont régulièrement relayés par Agevillage. Le magazine invite d'ailleurs ses lecteurs à suivre le débat sur le financement de la perte d'autonomie dans les actualités hebdomadaires de notre site.
FG
mis à jour le 26/04/2010
Retour vers la liste des actualités pour ce sujet: 5ème risque
Newsletters Agevillage : Chaque lundi, suivez l'actualité du Grand Age en vous inscrivant gratuitement à nos newsletters
Forums Agevillage : échanger vos expériences et témoignages sur nos forums du Grand Age : Tutelle, Alzheimer, Maison de retraite, Conseil de la vie sociale, Bien vieillir, Aidants, Domicile, Aides financières...
Annuaire du Grand Age : 25 000 références pour vous aider à créer votre réseau d'aide local : hébergement, services à domicile, clic, ccas, centres de santé,... toutes les informations utiles pour les personnes âgées
Vos réactions
1 réaction affichée dans cet article
stupeur : problème énorme
prendre sur les patrimoines fonciers, obliger les gens à prendre une assurance privée perte d'autonomie (mais sous condition naturellement : en établissant des contrats précis...) et ensuite ...que l'on accepte de suivre les directives des gens qui demandent à ce que leur vie ne soit pas prolongée inutilement et qui demandent une aide à partir dans la dignité...seule solution pour notre société.
le 27/04/2010 à 22:04
Commentaire modéré par l'administration du site 28/04/2010 à 11:04
Voir toutes les réactions