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5ème risque
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Invité à "Parlons net" sur France Info, Alain Minc, proche conseiller de Nicolas Sarkozy a largement pu défendre la politique du Président de République. Evoquant brièvement l'effet du viellissement sur les dépenses de l'Assurance maladie "Problème dont on ne parle jamais" dit-il, il qualifie de "luxe" le coût des frais d'hospitalisation d'une personne très âgée.
A propos de « l’effet du vieillissement sur la hausse des dépenses d’assurance maladie et la manière dont on va le financer » Alain Minc expose le cas de son père « La collectivité française a dépensé 100 000 Euros pour un homme de 102 ans, c’est un luxe immense, extraordinaire, pour lui donner quelques mois ou je l’espère quelques années de vie.
"Je trouve aberrant que quand le bénéficiaire a un patrimoine ou quand ses ayants-droit ont des moyens, que l’Etat m’ait fait ce cadeau à l’oeil, et donc je pense qu’il va falloir s’interroger sur le fait de savoir comment on récupère les dépenses médicales sur les très vieux, en mettant à contribution ou leur patrimoine quand ils en ont un, ou le patrimoine de leurs ayants droit. » a lancé Alain Minc.
Ce propos, amené au nom du progrès, laisse alors à penser qu'en fin de vie, les vieux, après avoir cotisé tout au long de leur vie ne devraient pas, au moment où ils en ont besoin, bénéficier de la prise en charge de leurs soins.
Lien vers la video de l'émission : le sujet de la récupération des dépenses médicales se situe peu après la minute 21
Lire les autres chapitres de cet article :
2) "Lettres ouvertes" à Alain Minc et autres commentaires à sa déclaration sur France Info
FG
mis à jour le 18/05/2010
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Vos réactions
30 réactions affichées dans cet article
deneza : MERCI DR Christophe TRIVALLE
Quoi dire de plus, vous avez tout dit et nous ne devrions pas donner d'importance à ce sinistre et abject personnage.
le 29/11/2010 à 16:11
Commentaire modéré par l'administration du site 29/11/2010 à 16:11
blazenko : minc
N'accordons pas plus d'importance à ce sinistre personnage qu'il ne mérite. C'est l'exemple type de l'individu qui parle pour ne rien dire. Son intelligence consiste a faire croire qu'il est le meilleur en tout, Il a tout raté. Trouvez une de ses réalisations dont on peut faire référence? Cherchez, rien de rien. C'est là sa force. Ne l'écoutons pas, laissons le faire le beau et occupons de nos maux, seuls, avec des personnes comme les signataires des articles ci-dessus.Occupons nous de nos vieux avec nos bonnes et mauvaises pensées. Mafemme et M.A doublée d'une cécité totale (syndrome de BENSON), j'ai 82 ans, elle n'en a que 73, c'est vrai, la voyant quasiment "morte" par anticipation, j'ai pensé à l"euthanasie. Pourquoi laisser souffrir les handicapés? Misère de misère. Quelle vie!
le 14/09/2010 à 21:09
Commentaire modéré par l'administration du site 15/09/2010 à 09:09
ANNIE : Honteux
je réagis au propos de Mr MINC qui fait partie de nos élites !!!! il n'a pas de honte. Il nous donne son père en exemple, mais si cet homme est en bonne santé quel bonheur pour lui, et qu'il rembourse la SECU ses moyens doivent lui permettre, mais ce n'est pas le cas pour tout le monde ... J'ai papa qui est décédé après une longue maladie et qui a été merveilleusement bien soigné, dans ses moments de "bien être" il était heureux de vivre , bien sur que ces soins ont couté, mais il avait tant travaillé, que la société lui devait ... pAR CONTRE Maman 89 ans qui n'a pa eu de soin important et qui se porte comme un charme, nous espérons qu'elle deviendra centenaire est heureuse de vivre . Elle n'a pas couté une fortune à la Secu.... de quel droit changerions nous les règles ??? ces personnes ont cotisé comme nous qui vieillissons .... Interrogations pour les malades lourds, les Personnes Handicapées ???? SOMMES NOUS BIEN AU 20e siècle ???? des économies ne sont t'elles pas à faire sur d'autres budgets ????
le 31/05/2010 à 15:05
Commentaire modéré par l'administration du site 31/05/2010 à 15:05
caroline : patrimoine des ayants droits
M. Minc, avez vous cotisé ne serait ce qu'un centime pour que votre père vive des jours paisibles ? Sans doute non ! Savez vous ce que veut dire travailler 12heures par jour pour financer la maison de retraite d'une mère et d'un beau père ? Sans doute non plus ! J'ai 4 enfants de 13, 9, 6 et 1 ans et avec mon époux, nous sommes obligés alimentaires pour ma mère et mon beau père soit 600 € par mois. Nous travaillons tous les deux, c'est vrai mais cette contribution pèse lourdement sur notre budget familial. Et l'avenir de nos enfants ne sera pas ce que nous espérions pour eux au départ... l'avantage est que nous n'avons pas de choix à faire entre les générations, la loi l'a fait pour nous. Alors de grace, n'en rajoutez pas, la coupe est pleine...nous donnons suffisamment comme ça sans avoir besoin de financer en plus les dépenses de santé de nos vieux parents...qui ont tavaillé toute leur vie, cotisé et payé des impots... Pauvre monsieur, vous êtes coupé des réalités, frottez vous au terrain et vous verrez ce que supporte déjà les classes dites moyenne !
le 18/05/2010 à 22:05
Commentaire modéré par l'administration du site 19/05/2010 à 10:05
jemer : Dépôt de gerbes
A vomir. Alain Minc, n'est-ce pas celui qui se prend pour ce qu'il est loin d'être.... Quel malin plaisir a-t-on à interviewer un tel guignol, à part faire rire (jaune). A vomir donc. Si Mr Minc ou son très cher vieux papa ont un patrimoine, rien ne l'empèche de prendre l'initiative (assis à la droite de Dieu) de rembourser l'Etat pour les dépenses occasionnées. Ce serait un beau geste, enfin une réussite à son palmarès !!!
le 18/05/2010 à 20:05
Commentaire modéré par l'administration du site 19/05/2010 à 10:05
Christophe Trivalle : Faut-il encore interviewer Alain Minc?
Idées - Tribune libre - Histoire - Article paru le 11 mai 2010 dans L'Humanité. Pourquoi devrait-on encore interviewer M. Alain Minc ? Pourquoi devrait-on encore interviewer M. Alain Minc ? Docteur Christophe Trivalle, gériatre (*). (*) Auteur de Vieux et malade : la double peine ! Éditions l’Harmattan 2010. La solidarité face aux dépenses médicales des plus âgés directement remise en question. Vendredi 7 mai, Alain Minc a donné une grande interview dans l’émission Parlons net de France Info-le Point. Il y a abordé diverses questions d’un point de vue économique (la Grèce, les retraites…), dont celle de la vieillesse qu’il ne voit que comme une charge financière. Ce passage a été mis en avant sur le site Internet de France Info et a été rediffusé en boucle le samedi 8 mai. Qu’a-t-il dit ? Il a pris l’exemple de son père, âgé de cent deux ans, qui a été hospitalisé quinze jours dans un service de pointe pour un coût de 100 000 euros ! Pour lui, c’est un luxe immense et il trouve aberrant que l’État lui ait fait ce cadeau. Il faudrait voir « comment on récupère les dépenses médicales sur les très vieux en mettant à contribution ou leur patrimoine, quand ils en ont un, ou le patrimoine de leurs ayants droit ». Que faut-il en penser ? Tout d’abord, en tant que gériatre, on est toujours content de voir des centenaires apparemment en bonne santé, vivant à domicile et, semble-t-il, autonomes. Ensuite, le fait que le père d’Alain Minc soit centenaire augmente les chances de ce dernier de le devenir à son tour (il risque donc d’être encore très souvent interviewé à la radio ou à la télévision). En ce qui concerne l’hospitalisation, il a bénéficié d’une prise en charge adaptée puisqu’il n’est resté que quinze jours, ce qui est plutôt court compte tenu de son âge. C’est une durée moyenne de séjour très correcte correspondant à un séjour en aigu (onze à douze jours de DMS avec la tarification à l’activité en gériatrie aiguë). Cela veut dire que son papa est probablement en bonne santé, qu’il n’a pas plusieurs maladies associées (polypathologie) et qu’il n’est pas fragile. On est contents pour lui. Cela veut dire aussi qu’il a bénéficié d’une prise en charge adaptée à son état comme un adulte plus jeune, sans aucune discrimination liée à l’âge (il est cependant très probable que son patronyme ait eu une influence). Ce n’est malheureusement pas toujours la règle. Ainsi, en 2006, une étude a montré que le risque d’être refusé en réanimation augmentait avec l’âge : 12 % des 18-44 ans, 23 % des 75-84 ans et 36 % des plus de 85 ans, alors même que les patients proposés avaient déjà été sélectionnés par les urgentistes. Dans un autre travail, sur 100 malades âgés ayant des critères pour être admis en réanimation, seuls 13 y étaient effectivement acceptés. Cela renvoie aux propos du vice-président du comité national d’éthique, qui disait en 2008 : « Il vaut mieux correctement prendre en charge un père de famille de quarante ans qui est rentable pour la société qu’une personne de quatre-vingt-un ans qui n’a pas toute sa tête. » Se pose ensuite la question du coût, évoqué par Alain Minc, de 100 000 euros pour quinze jours ! Soit 6 600 euros la journée d’hospitalisation ! 100 000 euros, c’est la somme que réclamait l’hôpital de Metz pour une hospitalisation de six ans. Quel service de pointe coûte aussi cher ? Même la réanimation ou une transplantation ne coûte pas ce prix-là. S’agissait-il d’un hôpital public ? Maintenant, la question de fond : « Il y a un problème dont on ne parle jamais, c’est l’effet du vieillissement sur la hausse des dépenses d’assurance maladie » et sa proposition de faire payer les vieux malades et leurs ayants droit sur leur patrimoine. Tout d’abord, pourquoi uniquement les vieux ? Les malades jeunes et riches pourraient aussi payer. Malheureusement pour Alain Minc, un avis du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, adopté le 22 avril 2010, a justement analysé cette question. Même si certaines conclusions de ce rapport sont discutables, de nombreux points sont particulièrement intéressants. Pour le Haut Conseil, le vieillissement de la population française ne représente pas, par lui-même, la menace dominante pour l’évolution globale des dépenses de l’assurance maladie. Il correspond seulement au dixième de la hausse moyenne annuelle de la consommation de soins et de biens médicaux. En fait, ce qui coûte cher, ce n’est pas d’être vieux, c’est d’être malade. Un malade jeune coûte aussi cher qu’un malade âgé. Par contre, avec l’âge, les maladies s’accumulent. Ainsi, les dépenses de santé du jeune âge (moins de dix ans) représentent une somme équivalant à celles du grand âge (quatre-vingt-cinq ans et plus). De plus, le reste à charge est plus élevé pour les malades âgés. Au-delà de quatre-vingts ans, la charge moyenne non couverte par l’assurance maladie représente plus du double du chiffre moyen calculé sur l’ensemble de la population. Pour le Haut Conseil, « la solidarité face aux dépenses médicales des plus âgés est une réalité qui ne traduit rien d’autre que la solidarité fondamentale entre bien portants et malades ». Et c’est justement ce qui est remis en question par Alain Minc. C’est l’esprit même de notre système de Sécurité sociale où chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Cette idée de récupérer sur le patrimoine n’est pas nouvelle, mais c’est la première fois qu’elle est évoquée pour les soins médicaux. Jusqu’à présent, elle avait surtout été proposée ou utilisée pour la dépendance : prestation spécifique dépendance (échec), tentatives à plusieurs reprises pour l’allocation pour l’autonomie (refusées jusqu’à présent) et mode de financement évoqué pour le cinquième risque. Le recours sur succession est actuellement utilisé pour l’aide sociale. Mais pour la santé, jamais. Avec ce système, les très riches n’auront aucun problème financier pour se faire soigner, les plus pauvres seront pris en charge par l’État, et les classes moyennes devront hypothéquer leurs biens et faire des crédits pour payer leurs soins médicaux comme c’est le cas aujourd’hui aux États-Unis. Et il trouve cela très progressiste ! Cette proposition est absurde, inacceptable et discriminatoire vis-à-vis des malades âgés. Alors, pourquoi continuer d’interviewer Alain Minc ?
le 18/05/2010 à 09:05
Commentaire modéré par l'administration du site 18/05/2010 à 10:05
socrate 94 : Et dire que certains l'écoutent...
Mais qui est-il ce triste sire pour se permettre de telles assertions? Un fois de plus, il veut créer ce que l'on appelle aujourd'hui le buz. Revenons en à la réalité et divisons ce chiffre farfelu de 100000€ par 4,voire 5 et on aura un aperçu de ce que cette hospitalisation a réellement coûté. Quant à l'omniscience citée par MER, elle ne vaut que par sa superficialité.
le 18/05/2010 à 01:05
Commentaire modéré par l'administration du site 18/05/2010 à 10:05
maeva : mr Minc
mr vous qui voulez faire faire des economies en cette periode de crise ou chacun doit etre en mesure de faire des sacrifices ,la moindre des choses serait que vous ayez le courage de rembourser a la securité sociale l,immense cadeau que celle vous a fait . vous qui avez toujours de bonnes idees ,je manque que vous aurez le courage de mettre a execution ce remboursement et vous remonterez un peu dans mon estime
le 18/05/2010 à 00:05
Commentaire modéré par l'administration du site 18/05/2010 à 10:05
MER : Lettre ouverte à Mr Minc
"Cher "monsieu Minc,
Excusez mon apparente familiarité, mais depuis une decennie vos interventions -en tant que "conseiller", au plus haut niveau de l'état, et dans de nombreux domaines et dans divers camps politiques- sont si nombreuses et si bien relayées par la presse et vos propres ouvrages, que vous faites pour ainsi dire partie du quotidien des français.
Professionnelle du soin, auprès de personnes âgées depuis près de vingt ans, j'ai été une peu perplexe suite à de récents propos tenus par vous , dans une grande emission radiophonique d'information: vous y évoquiez le cas de votre père, dont les soins, payés par la collectivité francaise et "à l'oeil", représentaient selons vous un coût qualifiable de "luxe".
luxe , qu'il serait opportun de récuperer auprès des descendants de ces beneficiaires de soins longs , et couteux.
Plusieurs questions me sont alors venues à l'esprit.
Quelle aurait été votre réaction, si précisément en raison de leur coût, les soins prodigués à votre père âgé de 102 ans vous avaient ét refusés , ou rendus impossibles d'accès?
N'existe-t-il pas déja une aide (APA)récupérable sur le patrimoine des descendants, ce qui d'ailleurs est dans bien des cas une dette difficile à honorer en raison de la précarité générale?
Les personnes âgées, de la même classe d'âge que votre aîeul, sont précisément celles qui, par leur travail ont de toutes pièces construit l'actuel régime d'assurances sociales: n'ont-elles pas droit, le moment venu, à une certaine reconnaissance de la part de la collectivité nationale? Certes, ces personnes âgéés ont eu l'immense chance d'accomplir des carrières "complètes" pour la plupart, mais sans veritable reconnaissance salariale!
D'autre part, en raison de leur dignité , ces mêmes personnes âgées ne se résolvent -déjà- à recourir au système de soins qu'après être allées à l'extrême limite de leurs possibilités physiques et materielles.
Quel sens donner au mot "progrès" en matière de civilisation? L'augmentation de l'espérance de vie, qui était jusqu'à présent un indicateur de bonne santé économique et sociale d'un pays, ne va - t elle pas devenir un élément péjoratif de notation parmi d'autres , des performances économiques d'un pays, en raison de son coût supposé?
Enfin, quel est le prix d'une vie humaine? et d'après quels critères: âge?handicaps?catégorie socio -professionnelle? méritocratie? profil génétique? hérédité? maladies?...
Et comment la coter?
Et que fait -on du serment d'hyppocrate?
Votre omniscience est impressionnante et vous semblez avoir vécu mille vies- sauf une- : celle de "travailleur social".
Bien tristement.
le 17/05/2010 à 13:05
Commentaire modéré par l'administration du site 17/05/2010 à 13:05
veronique vobauré : provoquons pour voir...
Ma réaction:froid dans le dos, crispation des mâchoires,douleur cérébrale,transpiration excessive, palpitations, nausées... Mr Minc vous êtes allez trop loin! votre habituelle gout de la mise en scène et de la provocation m'a cette fois-ci ôté toute compassion à vote égard: vous devriez vous reprendre et analyser vos propos.
le 14/05/2010 à 11:05
Commentaire modéré par l'administration du site 17/05/2010 à 10:05
Guittou0347 : la pauvreté intellectuelle de M. MINC
C'est une honte de tenir de tels propos. Il ne sait pas ce que l'avenir lui réserve. Quel recul et c'est ce genre de "triste personnage" qui est interviwe et dont le Présent sarkozy s'entoure. vIVEMENT 2012
le 14/05/2010 à 10:05
Commentaire modéré par l'administration du site 17/05/2010 à 10:05
christia51 : M. Minc
qu'attendais vous pour rembourser la sécurité sociale ?? Montrez l'exemple Monsieur
le 12/05/2010 à 18:05
Commentaire modéré par l'administration du site 17/05/2010 à 10:05
deneza : Présidente Association Familles, malades Long Séjour et leur amis
RICHESSE ET IGNORANCE : Quel courage a ce Monsieur, ses moyens financiers et aussi peut-être ses privilèges ont fait que son père a été chouchouté, tant mieux pour cette personne âgée car ce n'est pas le lot de tout le monde! Hélas, si ce Monsieur faisait un petit tour dans les hôpitaux et les EHPAD ou se trouvent nos anciens, il changerait peut-être d'avis? Quelle honte de raisonner pareillement. Un revers de fortune et il plongera, c'est ce que beaucoup de personnes souffrantes pourrait lui souhaiter. Il a oublié qu'il fait partie du potentiel des personnes âgées malades ? Attention une vie passe très vite.
le 12/05/2010 à 11:05
Commentaire modéré par l'administration du site 12/05/2010 à 11:05
Pierre Quidam : 30 ans en arriére
l'humanisation des Hospices et Maisons de retraite était une bonne avancée, qu'en est-il aujourd'hui, derrière le franton ronflant de EHPAD se cache toute une absence d'humanité, faute de moyens, personnel, chambres pas équipées pour accueillir les très dépendants ou handicapés lourds que Monsieur Minc ne s'inquiete pas nous revenons à grand pas aux mouroirs hélas son statut lui évitera de terminer ses jours dans le service public sans reacune mais avec beaucoup de découragement
le 12/05/2010 à 10:05
Commentaire modéré par l'administration du site 12/05/2010 à 11:05
doudou : lettre ouverte à l'ignorant !!!!
mr Minc, votre mode de vie et votre position dans la société vous font perdre à moins que vous ne l'ayiez jamais eu le sens de la mesure et des réalités....savez vous qu'en France les vieillards de lâge de votre père n'accèdent pas aux soins lorsqu'ils vivent à la campagne ? savez vous que les hôpitaux les refusent en prétextant qu'ils n'ont pas de problèmes médicaux mais qu'un problème social ? savez vous qu'à cet âge les enfants sont parfois morts, victimes de leur travail et de leur faible espérance de vie parce qu'ouvriers, mineurs, travailleurs pauvres ? savez vous qu'un grand vieillard peut être malade, victime d'un accident, et bénéficier des technologies les plus modernes pour être soigné et guéri ? rien ne doit interdire l'accès aux soins dès lors que la personne concernée ou sa personne de confiance pourra nous dire ce qu'elle souhaite et juge raisonnable de faire pour elle. que les bénéficiaires du bouclier fiscal paient leurs soins n'est même pas une réponse à vous faire, elle serait discriminante....comme d'autres l'ont dit ci-dessus, il est détestable de vous entendre tenir de tels propos à l'heure où les américains, que votre ami envie et copie, inventent un système de santé solidaire ! Christophe DOURTHE Médecin gériatre
le 11/05/2010 à 19:05
Commentaire modéré par l'administration du site 12/05/2010 à 11:05
Juju 80 : C'est juste!
Alain Minc a raison. C'est pourquoi il faut faire une loi afin que ceux qui le demandent puissent être aidés a mourir dans la dignité, en évitant des souffrancesinutiles - et coûteuses pour la société - en fin de vie!
le 11/05/2010 à 14:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 15:05
Dr F. WONÉ : Lettre ouverte à Alain MINC
Le 11/05/2010 Monsieur, Lors de votre interview à France Info le 7 mai 2010, reprise par de nombreux medias, vous « tentez » une proposition de solution pour « l’effet du vieillissement sur la hausse des dépenses d’assurance maladie et la manière dont on va le financer ». Je crains malheureusement que votre cas personnel, sur lequel vous revenez, ne vous ait fait perdre tout sens de la mesure. Une fois de plus (et je crains que la HALD dans l’avenir, n’ait à se pencher sur de nombreux cas similaires…), vous faites partie de ceux qui pensent avoir trouvé la solution en vous attaquant à une catégorie des plus vulnérables de la population : les « vieux ». Certes, vous proposez élégamment l’aumône de votre capital et de vos revenus (gagnés grâce au contribuable, comme conseiller de la République…) comme solution de financement de la longévité d’une partie de nos concitoyens, à condition qu’ils vous soient « chers »… Il me semble apercevoir, dans cette inégalité de traitement du citoyen, une certaine « anticonstitutionnalité » devenu par trop fréquente aujourd’hui ! De tout temps, les « riches » ont toujours pu obtenir davantage que les « pauvres ». Et la première inégalité, confirmée par l’exceptionnelle longévité de votre père, et celle de l’espérance de vie. Que croyez-vous que l’avenir réserve « aux pauvres », si notre République permet aux « riches » de financer entièrement leur état santé à partir d’un certain âge. C’est tout simplement l’effondrement de notre système de santé basé sur la solidarité, amenant petit à petit une offre de soins des plus limitées pour les plus démunis. Au nom de la réduction des dépenses publiques, je crains fort revoir de mon vivant, ces hospices pour « vieux », œuvres de charité héritées du XIX° siècle. Est-ce une façon digne de traiter nos concitoyens sous prétexte de leur âge ? Votre père centenaire vit-il à domicile ou en EHPAD ? Bénéficie-t-il de services d’aides à domicile ? Rien qu’en répondant à ces deux questions, vous mettrez le doigt sur de nombreuses inégalités existant déjà lorsqu’on sait que 25 % des retraités bénéficient d’une pension inférieure au seuil de pauvreté. Alors que les Etats-Unis, face aux millions d’indigents sans soins, construisent un système de santé basé sur la solidarité, vous souhaitez donc, que notre pays « casse » ce système de solidarité qui fait la qualité de notre santé. Je me bats au quotidien pour que nos aînés puissent bénéficier en matière de santé, des mêmes droits que tous nos concitoyens. Comme beaucoup de républicains de ce pays, il n’y a, pour moi, qu’une seule solution digne et respectueuse de nous-mêmes et des fondamentaux posés par nos pères fondateurs il y a maintenant plus de 200 ans : « Toute contribution est établie pour l’utilité générale : elle doit être répartie entre les contribuables, en raison de leurs facultés » (Art 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen – 1789). A nous de définir, ensemble, au niveau politique, la notion « d’utilité générale » ! Si vous souhaitez participer au financement de notre système de santé en France, je vous y encourage vivement, en œuvrant (à votre niveau) à la construction d’un 5° risque basé sur la solidarité. Quant à la discrimination que vous faites sur l’âge, juste quelques pistes provocatrices pour que vous vous rendiez compte de l’incongruité de vos propos : « La collectivité française a dépensé 100 000 Euros pour un homme de 102 ans, c’est un luxe immense, extraordinaire, pour lui donner quelques mois ou je l’espère quelques années de vie. ». Que penser des soins apportés aux grands traumatisés crâniens ? Que penser des soins apportés aux alcooliques qui peuvent aller jusqu’à la greffe de foie. Que penser des lourds traitements chroniques mis en place chez les obèses (de plus en plus nombreux grâce aux superbes campagnes publicitaires de l’industrie agro-alimentaire). Alors, de grâce, cessez ce discours discriminant ! Existe-t-il des citoyens qui « valent » mieux que d’autres ? Qui sont plus dignes que d’autres ? Je ne vois qu’une explication à vos propos déplacés : la souffrance d’un homme face au vieillissement de son père et à l’inéluctable. Je suis prêt à l’accepter, mais n’oubliez pas que votre condition d’homme public doit vous amener à une certaine retenue. Espérant avoir retenu toute votre attention, veuillez croire, Monsieur, en mes respectueuses salutations. Docteur Frédéric WONÉ Gériatre – Centre Hospitalier de Périgueux (frederic.wone@ch-perigueux.fr ) Président de CASSIOPEA – http://www.cassiopea.fr/ (Conseil, Assistance, Services, Solidarité, Information et Orientation sur les Personnes Âgées ou handicapées) Administrateur ALMA – France
le 11/05/2010 à 14:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 15:05
Une famille : Quel souci de l'équité ....
La couverture maladie est un droit universel et solidaire durement acquis et qui doit le rester quelque soit la maladie et quelque soit l'âge. Les questions qui peuvent se poser recouvrent à mon sens différents aspects d'ordre éthique, moral, social et bien sûre politique et économique. Il me semble qu'aborder ces questions de façon partiale et parcellaire ( cotisations sur quels revenus ? niches fiscales, boucliers fiscal... accompagnement de la vieillesse dépendante créatrice d'emplois etc), sans compter les contradictions déjà relevées dans les précédentes réactions, peut aboutir à de très graves ségrégations entre jeunes et vieux, riches et pauvres, malades et bien portants. Tout à fait d'accord avec ceux qui proposent ou proposeront que Mr MINC fasse cadeau du "dit argent" à la solidarité nationale.
le 11/05/2010 à 14:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 15:05
Pierre : Médecin
D'accord avec Alain Minc. Mais ce n'est pas à l'assurance Maladie de refuser de payer les soins en raison de la fortune de cette personne. Par contre la famille héritière peut reverser à la soidarité nationale ce qu'elle estime avoir été une générosité.Cela pourrait être un geste exemplaire.
le 11/05/2010 à 11:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 11:05
un vieux : question à Mr minc
Monsieur Minc pourait-il nous dire quelle décision il prendra quand on lui annoncera qu'il est trop vieux et grèvera trop le budget de la France ?
le 11/05/2010 à 10:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 11:05
lanot : De la mesure
le terme "luxe" a un caractère excessif. L'objectif doit être l'organisation d'un soin adapté et raisonnable pour accompagner corectement le patient et le soulager.Le danger dans ce type de débat c'est l'amalgame entre une hyper-médicalisation non raisonnable et considérer comme un luxe d'assurer des soins de bon sens quel que soit l'âge. il s'agit donc d'un débat à ouvrir pour éviter les excès en tout genre, dont les plus âgés ne peuvent être que victimes.
le 11/05/2010 à 10:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 11:05
sonjaline : la faute aux vieux?
scandale! on va faire payer aux vieux leurs soins, pour prolonger leur vie, ou non d'ailleurs, mais dans le même temps on interdit l'aide à mourir, on nous oblige à vivre, et à payer pour çà! où est la contradiction? où est le respect des "anciens"... réservé aux riches: des soins, et la possibilité de mourir aidé en Suisse... les pauvres? on s'en fout?
le 11/05/2010 à 10:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 10:05
Caniti : Vieux/très vieux/trop vieux?QUAND ?
Je comprends parfaitement qu'il soit indécent de faire payer la solidarité nationale pour des personnes TRES fortunées (luxe)Mais alors il faut déterminer Quand et dans quelles pathologies se trouvent classées ces personnes, vivant TROP longtemps. Je propose à Mr MINC de reverser à la solidarité nationale, la somme qu'il qualifie de cadeau et qui a servi à soigner son Père. Je souhaite à Mr MINC d'imaginer sa propre très grande vieillesse dans le cas où sa fortune viendrait à être totalement dilapidée . Homme de bon sens je veux croire qu'il trouvera une solution honorable pour le maintien de la dignité des personnes de moyennes ressources qui sont souvent obligées de se séparer de leur modeste patrimoine pour faire face aux dépenses du trop grand âge.
le 11/05/2010 à 10:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 10:05
GRISE : Quelle honte!
Jusqu'où descendra la bassesse et l'inhumanité de ces messieurs et dames des "hautes sphères"?... On se sent triste d'être Français quand on est gouverné par des rapaces de cette médiocrité humaine!... Ca frôle le nazisme...
le 11/05/2010 à 09:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 10:05
jp : ballon sonde
Mr Minc est chargé de lancer des ballons d'essais... afin de tester la réaction des opinions publiques... A quoi bon cotiser (lourdement) toute sa vie dans un système de solidarité..si c'est pour le voir disparaitre au moment ou il doit s'exercer ! Les termes du Bobo aisé Minc sont à la limite scandaleux... Ou est le Bouclier Solidaire préservant la solidarité entre Français... Il ne restera plus, bientôt, de la Sécurité Sociale que ses déficits.
le 11/05/2010 à 09:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 10:05
esculape : Gériatre
Il existe effectivement un problème éthique et économique sur les soins très onéreux aux très grands vieillards. Faire dépencer 50 000 ou 100000 euros ou plus pour prolonger la vie de quelques jours ou semaines et de plus souvent dans l'inconfort physique ou psychologique est tres discutable.Il est certain que si l'on demandait aux familles de règler cette somme, meme si elles en avaient les moyens,on aurait dans l'immence majorité des cas un refus (inconsciement: investissement trop important pour une survie de quelques jours).On aurait la réponse habituelle " laisser le mourrir en paix,pas d'acharnement".Est il normal que la société régle de telles sommes privant ainsi d'autres malades plus jeunes de soins ? Un sujet de reflexion qu'il ne faut pas règler en pensant que les cotisations versées pendant toute la vie donnent tous les droits
le 11/05/2010 à 09:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 10:05
décalé : Minc au Bitume
Le bitume tuant plus vite que la bêtise, pourquoi ne pas mettre nos économistes longue vie sur les routes.. Histoire de faire baisser la dépense publique
le 11/05/2010 à 08:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 10:05
papillonocean : à quel prix estimons nous notre fin de vie et POURQUOI?
cet article courageux car réaliste sur le cout de personnes très agés me permet de dire que je voudrais pouvoir mettre fin à ma vie avant de couter très cher à la société ou à mes héritiers ce souhait n'engage que moi mais je sais que beaucoup d'hommes et de femmes pensent comme moi et commencent à le faire savoir
le 11/05/2010 à 01:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 10:05
Marité : Pas de sécurité sociale pour les Vieux
En somme Mr Minc vous nous dites : ceux qui ont des moyens ne devraient pas être couverts par la sécurité sociale quand ils sont malades. Vous remettez en cause le principe de solidarité nationale, à moins que ce soit simplement pour les Vieux, parce que ça ne vaut pas le coup de les soigner !!! C'est ce qu'on appelle alors de la discrimination par l'âge comme pour le handicap survenu après 60 ans... Reste à savoir si dans le cas de votre papa il s'agissait d'acharnement thérapeutique, mais là nous sommes dans un autre combat. Mr Minc non seulement nous ne pouvons toucher au droit des Citoyens français, quel que soit leur âge, d'être bien soignés grâce à la sécurité sociale pour laquelle nos parents se sont battus, mais nous demandons que les services nécessaires au prendre soin des plus de 60 ans soient eux aussi couverts par la solidarité nationale dans le cadre du 5ème risque. Votre exemple m'amène à penser que si votre papa n'a pas besoin de services d'aides à domicile, ni d'entrer dans un établissement dont le prix de journée peut atteindre 100 euros, vous trouveriez injuste de garder tout votre patrimoine, alors que les familles qui ont été obligés de puiser dans leurs économies, de vendre parfois leur patrimoine avant la succession, de ne rien pouvoir transmettre à leurs enfants, sont condamnés à la double peine : perte du patrimoine et parents "dépendants". Comme vous, je pense qu'il y a là une vraie injustice et qu'il serait normal que votre patrimoine, et celui de tous les Français, participe aux frais de la "dépendance" de nos aînés afin qu'ils aient un accompagnement de fin de vie digne de notre société. Monsieur Minc, comme pour la maladie, mais le handicap de nos Vieux n'est que la suite d'une maladie, la couverture de la "dépendance" doit être assurée par la solidarité nationale. Finalement le montant dépensé pour votre papa sur 15 jours est de loin bien inférieur au coût d'un jet privé pour une seule journée, au frais du contribuable !
le 10/05/2010 à 23:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 10:05
Bernard Pradines : Alain Minc
Invité de l'émission "Parlons Net" sur France-Info le 7 mai 2010, Alain Minc a évoqué les problèmes lié à l'assurance maladie. Il a déclaré : "J'ai un père qui a 102 ans. Il a été hospitalisé 15 jours dans un service de pointe. Il en est sorti. La collectivité française a dépensé 100.000€ pour soigner un homme de 102 ans. C'est un luxe immense, extraordinaire pour lui donner quelques mois ou quelques années de vie". Puis ce conseiller politique et économique écouté au plus haut niveau de gouvernance, a considéré que l’Etat lui a ainsi fait un cadeau gratuit (à lui Alain Minc) qu’il considère comme aberrant. Et de proposer que les soins médicaux des personnes très âgées soient récupérés sur le patrimoine du malade ou à défaut sur celui de ses ayant-droits. Belle société en perspective si cet essayiste et dirigeant d'entreprise est entendu. Quand devient-on « très vieux » ? Si c’est à 100 ans, ne payera-t-on rien à 99 mais au tarif plein à 101 ? La vie après 100 ans serait-elle un luxe à payer au prix fort ? L’individu productif vaut-il mieux que le malade ? Que devient l’égalité devant les soins, objectif toujours remis en cause, toujours à défendre ? Comment les ayant-droits défavorisés envisageront-ils l’avenir de leur famille s’ils sont mis à contribution ? Les personnes âgées elles-mêmes, déjà inquiètes de peser sur les revenus de leur famille, ne seront-elles pas tentées plus souvent d’en finir pour ne pas représenter une charge encore plus lourde ? Je ne connais pas les rapports qu’Alain Minc entretient avec son père ni les revenus qui sont les siens et ceux de ses proches. Mais je suis bien placé, comme médecin gériatre, pour savoir la charge pesant sur les familles. En France 80 % des retraites sont inférieures au tarif des établissements d’hébergement pour personnes âgées. La pratique professionnelle montre que nos anciens veulent être aussi bien soignés que les autres citoyens. Chaque jour, je m’interroge sur les orientations à donner à nos soins : curatifs et/ou palliatifs. Ainsi, des choix sont effectués. Ils tiennent compte de l’intérêt des malades âgés. Mais il faut refuser catégoriquement que des critères d’âge viennent interdire les soins à ceux qui nous ont donné la vie et cotisé tout au long de leur carrière.
le 10/05/2010 à 22:05
Commentaire modéré par l'administration du site 11/05/2010 à 10:05