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Fin de vie
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Trop d’allers et retour entre la maison de retraite et l’hôpital. Telle serait l’une des principales causes de fragilisation des personnes âgées handicapées vivant en institution.
Ce constat est issu d’une étude publiée mercredi 2 juin et portant sur 300 maisons de retraite privées de plus de 50 lits. Cette étude lancée et réalisée par le le Pr Bruno Vellas, responsable du géronto-pôle du CHU de Toulouse, révèle que 70% des personnes entrant en maisons de retraite viennent (ou reviennent) de l'hôpital, tandis que 70% des patients sortants y sont dirigés.
"La boucle EHPAD/hôpital/EHPAD" (Etablissement d'accueil pour personnes âgées dépendantes) "conduit à une fragilisation des patients et à un accroissement de leur dépendance pourtant déjà très lourde", indique l’étude.
"Trois indicateurs (chute, immobilisation en lit ou en fauteuil et perte de poids) augmentent de façon très nette après une hospitalisation", poursuit l'étude.
Autrement dit, un cercle vicieux se met en place.
Un patient fragilisé par l’hôpital risque de rechuter ou de ne plus pouvoir se déplacer et de retourner à l'hôpital et ainsi de suite. Le problème est que ces hospitalisations à répétition des résidents « s'avèrent indispensables", estiment les chercheurs qui ont regardé les dossiers portant sur plus de 2.200 patients.
L'hospitalisation des résidents en maison de retraite n’est programmée qu’une fois sur cinq (22%). Elle est "décidée le plus souvent en urgence" et 60% des personnes hospitalisées passent par les urgences, avant, généralement de rejoindre un autre service, tandis que seuls 21% passent par un service spécialisé de gériatrie.
Le fait n’est pas nouveau, l’étude "met aussi en évidence une surconsommation de psychotropes": 70% des résidents entrants ou sortants sont traités par au moins un psychotrope (antidépresseurs...). Ces problèmes de santé à répétition ont"pour conséquence une charge de travail croissante des personnels des EHPAD", indiquent les chercheurs.
L’une des solutions préconisée passerait par un plus de médicalisation des établissements de retraite, une spécialisation sur certaines pathologies et la possibilité pour les patients d’avoir accès à des consultations de spécialistes.
YM
mis à jour le 07/06/2010
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Vos réactions
1 réaction affichée dans cet article
deneza : présidente AFMLDA
Pas besoin d'Etude pour en arriver à ces conclusions. Les Associations de Familles concernant ces malades et le GRAF (Groupement des Ass de Familles Ile de France) clament ces vérités depuis plus de 20 ans mais personne et surtout les autorités de tutelle ne veulent les entendre, cela reviendrait moins cher à l'Etat de les consulter, de les écouter que de monnayer des études. Ces Associations sont sur le terrain et savent ce qui se passe. L'AP/HP supprime les lits dits de Long Séjour ou Longue durée pour en arriver là ! Et pourtant avec les sommes astronomiques payées par ces malades participaient pour beaucoup à l'entretien des bâtiments et les hautes sphères commencent à regretter nos Personnes Agées Dépendantes !
le 29/11/2010 à 14:11
Commentaire modéré par l'administration du site 01/12/2010 à 09:12
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