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Un homme de 77 ans répond du meurtre de sa femme

Elle lui demandait de mourir


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La cour d'assises du Calvados mène actuellement le procès d'un homme de 77 ans accusé du meurtre de sa femme de 70 ans. Celle-ci, atteinte d’une maladie invalidant et incurable, avait demandé son aide pour mourir. Les faits ont eu lieu en 2007. L’homme, un livreur à la retraite, a serré un nœud coulant autour du cou de sa femme, à leur domicile de Mondeville près de Caen.

L'accusé unanimement décrit comme un mari "irréprochable", "aux petits soins" pour sa femme était présenté comme quelqu'un de "jovial" par son entourage. "Vous aviez de la soumission vis-à-vis de votre épouse. Mais cela fonctionnait comme ça dans votre couple et vous en étiez heureux tous les deux", a résumé le président de la cour, Jean-François Villette. "C'est exactement ça, Monsieur le Président", a répondu l’accusé.   

Les faits reprochés au prévenu ont eu lieu après un déjeuner en famille, 8 jours avant leurs 50 ans de mariage. Jacqueline, qui a déjà tenté de se tailler les veines quelques jours auparavant, "supplie" son mari de l'aider à se suicider.  Son entourage confirme une volonté de mettre fin à ses jours. Le 4 octobre 2007, Roger "cède". Il prend le cordon du réveil électrique, indique à son épouse comment s’étrangler, ils s'embrassent, il quitte la pièce.

Une demi-heure plus tard, au lieu de constater le décès, il se retrouve face à "l'horreur" : le corps de sa femme est agité, pris de convulsions, saigne du nez, de la bouche et des oreilles. Roger finit alors le travail. Il serre le nœud plusieurs minutes durant, attend 20 minutes avant d'appeler les secours.

Dépendante, décrite par la belle-famille comme amoureuse de son mari, Jacqueline n'avait jamais alerté le Centre communal d'action sociale. "Elle voulait que ce soit moi", a dit son mari, qui assurait les tâches domestiques, soutenait sa femme sur les toilettes, changeait ses draps. Le verdict sera rendu lundi.


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