|
Actualités
Bien vieillir
|
Lors du colloque la Cause des Ainés, organisé par la psychanalyste Catherine Bergeret-Amselek, qui s'est déroulé les 12 et 13 juin à la maison de la chimie à Paris, l'anthropologue Georges Arbuz a présenté une étude réalisée auprès des personnes âgées mobilisées au sein du centre d'Etude Gérontologiques Ville-Hopital Hopital de l'Hôpital Bretonneau à Paris (18e).
Retraite sociale, épreuves multiples, pertes, deuils, accompagnement de ses propres parents, solitude, repli sur soi... Georges Arbuz milite pour que les personnes qui avancent en âge puissent se rencontrer dans les quartiers, dans les villages pour échanger, s'entraider avec ou sans l'appui de professionnels, sur les épreuves et les moments de joie, de plaisir, d'épanouissement, de ce temps de l'existence.
En bien meilleurs santé que leurs parents, ces actuels pionniers, octogénaires, nonagénaire, centenaires, super-centenaires, découvrent cette tranche de vie. La société n'a pas de modèle à leur proposer, car cette révolution de la longévité qui fait que quatre voire cinq générations se côtoient, est inédite.
Georges Arbuz pense qu'une "école de la vie après 60 ans", un "institut local du vieillissement", un "conseil des sages" comme il en existe dans certaines communes, seraient utiles pour
- anticiper cet âge de la vie par la connaissance des informations, réseaux, aides, gestes de prévention qui permettraient d'éviter un vieillissement inutilement pathologique (éviter les urgences hospitalières).
- accompagner les épreuves, notamment psychologiques (crises, accidents, pertes, deuils...)
- mobiliser les ressources de chaque individu (car "le vieillissement linéaire n'existe pas", précise G.Arbuz).
- positionner les personnes qui avancent en âge parmi les citoyens de tous âges, sans pour autant sombrer dans la gérontocratie... des "sages"
Des rencontres régulières, en groupe, mobilisent, stimulent, réveillent les intérêts etc.
Il s'agira de former les animateurs de ces groupes pour cesser la "compassion bienveillante et dé mobilisante" pour au contraire miser sur les resoources des personnes.
Plutôt que "à ton âge tu devrais te reposer" , "redonner sens à ses envies, les mobiliser, faire circuler les idées ...".
Contact sur les programmes de l'hôpital BRETONNEAU
01 53 11 18 00 ou 01 53 11 18 09 - contact.bretonneau@brt.aphp.fr
AdV
mis à jour le 14/06/2010
Retour vers la liste des actualités pour ce sujet: Bien vieillir
Newsletters Agevillage : Chaque lundi, suivez l'actualité du Grand Age en vous inscrivant gratuitement à nos newsletters
Forums Agevillage : échanger vos expériences et témoignages sur nos forums du Grand Age : Tutelle, Alzheimer, Maison de retraite, Conseil de la vie sociale, Bien vieillir, Aidants, Domicile, Aides financières...
Annuaire du Grand Age : 25 000 références pour vous aider à créer votre réseau d'aide local : hébergement, services à domicile, clic, ccas, centres de santé,... toutes les informations utiles pour les personnes âgées
Vos réactions
1 réaction affichée dans cet article
Esclarmonde : Retour à la source
Rendre sa place à la personne âgée tout au long de son parcours la replace dans le sens de la vie. L'entraide est à la base de ce mouvement et des ressources il y en a plus qu'on ne l'imagine. Les talents des anciens sont multiples et ne demandent qu'à éclore à nouveau, souvent étouffés par un cadre social stéréotypé. Chacun a un rôle a jouer, j'en suis persuadée, est acteur et peut donner à l'infini...En faisant circuler les idées, on fera circuler la vie !
le 15/06/2010 à 12:06
Commentaire modéré par l'administration du site 15/06/2010 à 12:06
Voir toutes les réactions