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5ème risque : la solidarité plutôt que l'assurance. Tribune de Philippe Bas dans le Monde

Favoriser le chacun pour soi, un choix regrettable


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L'ancien ministre  chargé des personnes âgées, des personnes handicapées, de la famille de 2005 à 2007 (auteur notamment du "Plan solidarité grand âge PSGA), Philippe Bas prend la parole dans le Monde daté du 6 août dans un Tribune intitulée "Dépendance : la solidarité plutôt que l'assurance !".

L'homme politique qui s'assume "libéral" n'approuve pas la proposition du rapport Rosso-Debord de rendre obligatoire à 50 ans une assurance dépendance. "L'Etat crée le marché (...) et attribue une rente légale aux sociétés d'assurance et mutuelles" (...) L'Etat créerai un prélèvement obligatoire déguisé pour enrichir les grand s groupes du CAC 40 !

Explications
"L'assurance privée mutualise le risque; l'assurance sociale le solidarise. (...) Riche ou pauvre, vous payez la même chose en fonction du degrès de protection que vous choisissez.".
Contrairement à l'assurance sociale "De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins. Les riches payent plus pour ce qu'ils pourraient recevoir; les pauvres moins. La couverture reste la même pour tous, libre à chacun de la compléter."

Ces choix s'éloignent du choix de la République depuis la Libération de branches de Sécurité Sociale, estime Philippe Bas. Si telle est la politique choisit, "il faut l'assumer !"

Il éclaire son point de vue en prenant l'exemple de ces personnes à hauts revenus qui peuvent en avoir assez de payer pour les autres et se réjouissent d'une évolution assurantielle," surtout s'ils ne boivent pas, ne fument pas, et ont une activité physique régulière !"
Cette évolution assurantielle est "choquante et délétère pour le lien social" estime Philippe Bas "Je ne veux pas d'une société du chacun pour soi organisé par l'Etat".

Financer la réforme
L'ancien ministre pense qu'il ne faut pas concentrer l'effort sur les plus de 50 ans, souvent en difficulté d'emploi, avec des étudiants à charge et des parents très âgés. Ni sur les agriculteurs, artisans, commerçants en particulier.
Il ne veut pas que la réforme oublie les personnes en situations de handicap plus jeunes.

"Tous attendent de la création de la cinquième branche de sécurité sociale qu'elle apporte des moyens supplémentaires pour les aider à vivre. Nous ne devons pas les décevoir !" conclut l'ancien ministre actuellement vice président du conseil général de la Manche

Retrouvez la Tribune de Philippe Bas dans Le Monde daté du 6 août 2010
Cette prise de position se rapproche des analyses du Collectif "Une société pour tous les âges".


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