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Alors que plus de 6 000 personnes âgées décèdent chaque année des suites d’une chute à leur domicile, l’Agence nationale des services à la personne (ANSP) a annoncé, mardi 28 septembre, un vaste programme de repérage des risques.
Chaque année, plus de 9 000 seniors décèdent à la suite d’une chute, dont près de 6 000 (plus de 70 % des cas) à leur domicile. « En général, il suffirait de très peu pour éviter ces drames », estime Bruno Arbouet, directeur général de l’Agence nationale des services à la personne (ANSP), qui va lancer aujourd’hui un programme de sécurisation du domicile des personnes âgées.
L’idée est de s’appuyer sur le million de salariés du secteur qui, chaque jour, aident des publics fragilisés. Au moyen d’une grille d’évaluation d’une vingtaine de pages ils seront formés pour repérer, pièce par pièce, les risques d’accidents domestiques : mobilier stable, interrupteurs faciles d’accès et identifiables, etc.
Ce diagnostic d’une durée de 45 à 60 minutes, transmis à la personne et, le cas échéant, à ses enfants, débouchera sur trois types de mesures.
Un dispositif testé depuis un an
Il ne s’agit pas d’une remise aux normes trop onéreuse, mais d’une acton sur les petits détails qui le plus souvent sont à l’origine des accidents.
En collaboration avec la Commission de sécurité des consommateurs, autorité administrative indépendante, l’ANSP a mobilisé de nombreux acteurs pour tester, grandeur nature, le nouveau programme, un an durant, auprès de 21 000 personnes âgées.
Six financeurs (la Caisse nationale d’assurance-vieillesse, la Mutualité sociale agricole ou encore Malakoff-Médéric) prennent en charge la réalisation du diagnostic (d’un coût d’environ 20 €) par l’un des 11 réseaux de services à domicile partenaires de l’opération (Adessa à domicile, Familles rurales, Union nationale de l’aide, des soins et des services aux domiciles : UNA, ADMR, etc.).
Ils assument également, pour tout ou partie, le coût de main-d’œuvre des travaux à réaliser, à hauteur d’environ 100 €, versés sous la forme de chèques emploi service universels. La personne, elle, garde à sa charge les fournitures, dont le montant peut être pour moitié déduit des impôts.
Faire sauter les freins psychologiques
La Caisse nationale d’assurance-vieillesse – qui finance déjà, un peu partout en France, des stages pour apprendre aux personnes âgées à « bien » tomber et à se relever en cas de chute – a choisi, pour cette expérimentation, de se concentrer sur un moment clé : le retour au domicile après une hospitalisation.
«.
YM
mis à jour le 03/10/2010
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