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Famille-Aidant
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L’étude BVA Fondation Novartis a été réalisée à partir d’un panel de plus d’un millier de personnes. Elle fait la synthèse de quatre vagues d’interrogations menées entre 2008 et 2010.
Que nous apprend l’étude ?
• L’aidant devient aidant pour des raisons affectives (75%) et de devoir (48%). 10% seulement en tirent une satisfaction personnelle.
• 75% des aidants disposent de solution de recours pour s’occuper d’un proche.
25% (soit entre 740 000 et 1 million de personnes) se retrouvent seuls tout le temps face à la tache.
• Quelle aide les aidants apportent-ils ?
Un soutien moral : 96% ;
La surveillance : 88% ;
L'aide pour les activités domestiques : 68% ;
L'aide pour la gestion financière et administrative : 60% ;
L'aide pour les activités élementaires de la vie quotidienne : 41% ;
L'aide pour les soins, la prise de médicaments : 39% ;
L'aide financière : 22%
• Ressenti vis-à-vis de la situation d’aidant
Les effets sont positifs (> à 50%) dans les relations avec la personne aidée, avec les amis, sur la vie de famille, sur la vie conjugale et même le moral et la vie professionnelle (51%). En revanche, le ressenti devient négatif (< 50%) sur la vie intime et sexuelle, la sitution financière, la forme physique et la gestion du temps libre et des loisirs.
• Sur les rapports avec le médecin.
Les aidants sont 71% à juger que les médecins apportent en général de bonnes réponses à ces problèmes.
Les aidants sont 72% à juger qu’ils expliquent la situation de la personne aidée et les décisions qu'ils prennent ;
70% pensent que les médecins s'assurent de pouvoir facilement les contacter ;
53% des aidants estiment qu’ils cherchent à impliquer l’aidant dans le suivi thérapeutique ;
50% recueillent systématiquement l'avis de la personne malade sur la présence de l’aidant ;
41% des aidants interrogés disent que les médecins apportent des conseils pour les préserver ;
31% seulement s’inquiètent de leur propre état de santé
La principale difficulté rencontrée avec les médecins est qu’ils visitent la personne aidée en l’absence de l’aidant (17%) ou qu’ils ne parlent pas directement à la personne aidée mais d’abord à l’aidant (16%)
• Concernant le monde du travail, 90% des aidants arrivent à concilier leur activité professionnelle avec l’aide apportée à un proche. 3% des aidants seulement ont dû arrêter le travail du fait de la dépendance du proche
Un quart des aidants fait état d’ absences problématiques - en sus des congés payés - au regard de la vie professionnelle
1 aidant sur 2 a eu recours à un aménagement du temps de travail : horaires flexibles, temps partiels, télétravail...
15% des aidants estiment avoir été pénalisés dans leur évolution professionnelle
2 aidants sur 3 (64%) souhaiteraient un aménagement de leur temps ou lieu de travail pour avoir plus de temps pour s’occuper de leur proche
• Relations avec l'Etat.
3 aidants sur 4 (71% ) estiment être insuffisamment aidés et considérés en tant qu’aidant par les pouvoirs publics
10% des aidants ont déjà participé à une formation dédiée aux personnes qui aident leurs proches malades ou dépendants.
• Formation
Une majorité des aidants interrogés (55%) sont intéressés pour y participer.
53% d’entre eux sont mêmes prêts à payer tout ou partie des frais.
Pour en savoir plus : télécharger l'étude
YM
mis à jour le 11/10/2010
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Vos réactions
1 réaction affichée dans cet article
jami : retraité, aidant
Cette étude est assez édifiante, sur les difficultés que rencontrent les aidants familiaux, ce terme est générique, car il englobe toutes les formes de situation du handicap, maladies, accidents ect..., pour ce qui est du syndrome d'Alzheimer, la situation est je le constate, bien plus préocupante, car l'aidant, en fonction du degré de l'affect, de l'évolution de le maladie, est lourdement sollicité, mais également l'âge est un facteur important, insuffisament pris en compte, l'on sait pertinamment, qu'un pourcentage important de ces derniers, disparaissent avant le malade. Bien souvent et par pudeur, ils n'évoqueront pas les problèmes financiers, générés soit par la prise en charge à domicile, qui ne se résume pas à une action ponctuelle, une journée fait 24 h, ou bien encore quant il s'agit d'aborder le placement en institution. Cordialement
le 12/10/2010 à 18:10
Commentaire modéré par l'administration du site 13/10/2010 à 09:10
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