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L'hospitalisation à domicile (HAD) aura traité en 2010 plus de 100.000 malades, a annoncé le 9 décembre 2010 Elisabeth Hubert, présidente de la Fédération nationale des établissements d'hospitalisation à domicile (FNEHAD).
"Il est vraisemblable que nous dépasserons les 100.000 malades et atteindrons les 4 millions de journées d'HAD", a déclaré Elisabeth Hubert, ex-ministre de la Santé, à l'occasion de la 14e journée nationale de l'hospitalisation à domicile.
La HAD, assurée par des établissements de santé (publics, privés non lucratifs et lucratifs), soumis aux mêmes obligations que les hôpitaux ou les cliniques, prend notamment en charge des malades atteints de cancers, de pathologies neuro-dégénératives, de maladies infectieuses graves ou devant subir des traitements post-chirurgicaux complexes.
L’HAD a plus que doublé son activité depuis 2005 (+119% d’activité). Avec 9029 places occupées en 2009, elle ne représente toutefois qu’une part minime de l’offre hospitalière (0.45% des séjours d’hospitalisation complète). L’offre continue d’être très inégalement répartie entre régions et à l’intérieur de chacune d’entre elles.
L’HAD entretient des relations complexes avec les autres offreurs de soins. Avec les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD), les relais se révèlent difficiles à mettre en œuvre, à cause principalement des incohérences du système de tarification (patients trop lourds pour les SSIAD et trop légers pour les HAD). Avec les EHPA(D), les échanges restent modestes malgré l’intérêt, pour les personnes âgées, d’éviter un transfert à l’hôpital. Les raisons sont d’ordre culturel mais aussi – et surtout – liées à l’insuffisante médicalisation de ces établissements. Enfin, l’HAD entretient des relations complexes et parfois conflictuelles avec les prestataires médico-techniques.
Selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), la HAD répond à une demande générale et croissante de prise en charge à domicile, de la part des patients vieillissants : outre le bien être du malade, le maintien à domicile permet en effet d’éviter la désocialisation des personnes âgées et plus généralement des personnes fragiles.
D’un point de vue médico-économique, l’HAD présente la caractéristique de faire prendre en charge, par les ménages, les coûts non directement liés aux actes médicaux et paramédicaux. L’IGAS estime aussi que la HAD a également un rôle important à jouer dans les filières gériatriques, en apportant, à domicile, des méthodes hospitalières adaptées aux cas les plus complexes et en favorisant les transferts de savoir faire vers les intervenants libéraux.
Pour se substituer utilement à l'hospitalisation complète (polyvalente ou gériatrique), l’HAD doit être présente auprès des services les plus concernés par le retour à domicile des personnes très âgées. Par ailleurs, une priorité forte doit être d’éviter les hospitalisations à partir des EHPA(D), ce qui suppose notamment un repérage des patients à risque par les médecins des deux structures. L’élargissement de l’offre gériatrique de l’HAD doit se faire en veillant à maintenir une distinction avec celle des SSIAD.
YM
mis à jour le 13/12/2010
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Vos réactions
3 réactions affichées dans cet article
Agevillage : Réponse à Amarie
Madame monsieur bonjour
Les chiffres cités dans l'article sont ceux des patients ayant fait l'objet d'une hospitalisation à domicile. Cette HAD était elle adéquate à chaque fois ? Il faudrait être l'inspection générale des affaires sociales pour répondre. Nous avons fait état des dfficultés de la HAD face aux soins et à la prise en charge de proximité déjà existante. Vous soulignez vous même cette difficulté laquelle n'est pas près d'être réglée. Tous les professionnels en sont conscients.
Merci de votre réaction
Agevillage
le 17/12/2010 à 09:12
Commentaire modéré par l'administration du site 17/12/2010 à 09:12
amarie : on parle d'Hospitalisation
L'HAD veut bien dire hospitalisation à domicile, c'est à dire avec une équipe de médecin+ surveillante ou coordinatrice + infirmiére + aide soignante autour du patient. les dérives sont nombreuses et fréquentes de prises en charge HAD qui sont des Prises en charge SSIAD et qui plus est pour lesquelles les soins de nursing chez des patients "lourds", sont assurés par des aides à domicile qui ne sont donc pas soignantes. A chacun sa mission, il est important de ne pas s'en écarter, et il faudrait que les services d'HAD assument la leur en ayant leur propre personnel SOIGNANT diplômé au chevet du patient. Je ne suis pas certaine que les chiffres annoncés dans l'article reflétent la réalité des patients nécessitant de l'HAD.
le 16/12/2010 à 07:12
Commentaire modéré par l'administration du site 16/12/2010 à 09:12
jami : évidence
L'HAD, serait certainement, l'idéal pour ce qui concerne les personnes atteintes de maladie neurodégénératives, type Alzheimer, cela permettrait de ne pas encombrer les EPHAD? qui bien souvent sont confrontés avec des pourcentages importants de leurs résidents 60% de personnes artteintes par ce syndrome, avec les difficulés rencontrées par la non formation des personnels, mais également, une diminution des effectifs. Cela pourrait également régler en grande partie le reste à charge pour les familles, à condition que nous ne tombions pas dans les même difficultés au regard des actes non remboursés; pour cela il faut réviser les grilles AGGIR? de façon à mieux prendre en charge cette pathologie.Nous savons de façon certaine que les produits chimiques, n'entre que pour la part minime dans les soins adhoc, qu'il faut étendre aux effets induits la prise en charge en A L D, c'est vrai que des organismes ayant passé convention dans le cadre de l'HAD dans ce cadre sont souvent en conflit avec d'autres intervenants, le plan Alzheimer 2008-2012, bien qu'il soit une avancée notable, n'a pas régulé cette situation qui devient urgente, le cinquième risque récemment évoqué, devrait être alors ce moment choisi pour intervenir en ce sens, à condition que ceci soit réglé uniquement dans lapplication au domaine public, dans le cadre de la solidarité nationale.
le 14/12/2010 à 14:12
Commentaire modéré par l'administration du site 14/12/2010 à 15:12
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