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Selon une information exclusive de l'Agence France Presse reprise par plusieurs journaux, le groupe de travail mis en place par Roselyne Bachelot-Narquin, dans le but de réfléchir aux modalités de prise en charge de la perte d’autonomie des personnes âgées a déploré dans une note de travail, l’opacité des contrats d'assurance-dépendance.
Le groupe fait le constat que ces contrats "ne font pas actuellement l'objet d'une régulation spécifique", que "les méthodes de revalorisation des rentes (…) ne sont ni transparentes ni réellement protectrices des intérêts des souscripteurs" et que les cotisations peuvent augmenter sans que les "méthodes de revalorisation soient clairement explicitées".
Depuis janvier et pour une durée de six mois, quatre groupes de travail thématiques, pilotés par un comité interministériel, et diverses concertations régionales, ont pour objectif de proposer des mesures visant à améliorer la prise en charge des personnes dépendantes.
Le groupe technique "assurance" constate que "les montants de rente vont de 120 euros à 500 ou 600 euros par mois tandis que "les montants des cotisations" sont eux aussi "très variables, sans que le montant de la rente l'explique totalement". Le groupe "assurance" fait partie du groupe de travail "Stratégie pour la couverture de la dépendance des personnes âgées".
De son côté, l’ UFC-Que Choisir, association de défense des consommateurs, dans une publication indépendante a jugé "les tarifs trop élevés" et les "délais de carence" trop longs (un à trois ans avant le déclenchement de la protection) qui empêchent ces produits de protéger réellement le souscripteur.
Que Choisir regrette également que les assureurs aient des critères trop "restrictifs" d'évaluation de la perte d’autonomie qui ne soient pas en « harmonie » avec les procédures publiques. Pour toutes ces raisons, l'UFC juge qu'"entre 1,5 et 2 millions de personnes seulement bénéficient de réelles garanties assurantielles", soit "10% de la population en âge de souscrire". Rappelons que 5 millions de contrats sont aujourd’hui actifs.
Le Medef soutient le recours à l'assurance privée
Dans un document rendu public à la mi-avril, le MEDEF, organisation du patronat français, a énoncé 20 propositions sur la dépendance. Parmi elles, le Medef préconise le recours à l’assurance pour compléter l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), sans véritablement trancher sur la nécessité d’une couverture obligatoire.
Pour le Médef, le recours à l’assurance privée doit "s’inscrire dans le cadre d’un partenariat public-privé offrant des garanties fortes aux souscripteurs, en particulier en termes de niveau de rente".
Le Medef ajoute qu'un label "public pourrait être accordé aux contrats respectant un certain cahier des charges, ce qui permettrait de standardiser l’offre et de rendre les aranties plus lisibles pour les assurés".
Concernant les bas salaires, le Medef estime qu’il revient à l’Etat de mettre en place "une aide publique à la souscription".
YM
mis à jour le 26/04/2011
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