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Maisons de retraite
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Pensionnaire d'une maison de retraite de Villemoisson-sur-Orge, en Essonne, depuis mai 2011, Suzanne, 90 ans, ne s'y fait pas. Après 5 tentatives de fugue en 2 mois, elle a demandé à son arrière-petit fils, Anthony 20 ans, d'organiser son propre enlèvement pour pouvoir retourner vivre chez elle.
Anthony, en vacances a demandé à l'un de ses amis de se rendre à la maison de retraire et de "kidnapper" son arrière grand-mère. Branle-bas de combat dans cette résidence de 96 lits et le grand parc qui l'entoure. Les fonctionnaires fouillent une bonne partie de la nuit les lieux, non loin de la rivière Orge, avec des équipes cynophiles. « Une nuit d’angoisse », pour Laurence Imbs, la directrice. Pendant que... la vieille dame dort tranquillement chez sa petite-fille, alors absente de chez elle.
Devant l'ampleur des moyens déployés pour retrouver son arrière grand-mère, Anthony a finalement contacté la gendarmerie.
La nonnagénaire a regagné la maison de retraite dès le lendemain, en réalisant aussi l’impact que sa disparition avait causé mais elle a déclaré qu’elle n’y resterait pas bien longtemps. Elle persiste : "Anthony a fait ça car il sait ce que je ressens. La seule chose qui m’intéresse, c’est de rentrer chez moi. La liberté, la liberté, la liberté, un point, c’est tout !".
En savoir plus sur "Le Parisien" de ce 10 août qui précise que rien n'oblige cette pensionnaire, qui n'est ni sous tutelle ni sous curatelle, de rester dans la maison de retraite.
Vivre à domicile : droit de tout citoyen. Dans un communiqué, l'AD-PA - Association des directeurs de services à domicile et d’établissements pour personnes âgées, rappelle solennellement que vivre à son domicile est le droit le plus strict de cette dame et qu’aucune disposition légale ne peut l’en empêcher. Certes "l'application de ce droit entraîne l’organisation d’aides au domicile ce qui peut prendre quelques temps mais ne s’aurait en aucun cas s’opposer à la volonté de cette dame" est-il indiqué. l'AD-PA.
FG
mis à jour le 12/08/2011
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Vos réactions
3 réactions affichées dans cet article
pamela : Et quand il n'y a pas de famille
A 70 ans, Je suis l'unique nièce d'une dame de 93 ans sans enfant, veuve, vivant à 800 km de chez moi et refusant de se rapprocher. Au fil de ses 20 ans de veuvage, elle a fait le vide total autour d'elle en raison d'un caractère épouvantable et se trouve totalement seule dans une grande maison, avec seulement le passage d'une aide ménagère 2 fois par semaine. Ma tante boit beaucoup, fume énormément, tombe et demeure par terre entre deux passages de son aide, a déjà mis le feu chez elle, a été deux fois hospitalisée en deux mois. Elle a fait un AVC heureusement réversible et ne laissant que peu de traces. Elle ne se lave plus du tout, refuse l'aide à la toilette, refuse le médecin et des infirmières qui devraient lui faire prendre ses médicaments. Je suis obligée de courir la voir à chaque accident pour règler ce qui doit l'être dans l'urgence mais elle le prend très mal. J'ai obtenu le passage d'un groupe de médecin d'un pôle gérontologique ainsi que de psychologues. J'ai alerté tous les services sociaux et gérontologiques de son secteur. On me dit que, OUI, elle se met en grave danger mais, NON, je ne peux ni la prendre sous tutelle, ni l'obliger d'aller vivre dans une maison de retraite, c'est à dire, à l'abri. Quand j'ai exposé à un médecin gérontologue qui s'est occupé d'elle à l'hôpital ce qui risque de lui arriver (autre incendie avec explosion de sa chaudière à gaz par exemple, ou chute très grave avec rupture du col du fémur en l'absence de l'aide ménagère), il m'a répondu que la loi oblige à respecter la volonté des personnes âgées tant qu'elles peuvent l'exprimer et que, je cite : "si c'est ainsi qu'elle veut mourir ......." Que peut faire une famille (en l'occurence une nièce seule) pour aider une personne très fragilisée contre son gré sans enfreindre la loi?
le 23/08/2011 à 20:08
Commentaire modéré par l'administration du site 24/08/2011 à 10:08
ROB : J'y ai souvent pensé
Ma mère n'était pas heureuse en institution, car c'est dur de vivre en collectivité, de respecter les horaires, d'être obligé de demander à aller aux toilettes, de se plier au bon vouloir des soignants plus ou moins aimables, selon leur conscience professionnelle, de se défendre des agressions des autres résidents et j'en passe. J'ai souvent pensé reprendre ma mère et par lâcheté, je l'ai laissé dans cette résidence pourtout bien côtée... Mais on ne sait pas tout, sinon nos parents ne voudraient pas y aller. Quant à moi, après ce que j'ai vu et vécu, je préfère mourir, car on n'est pas heureux en maison de retraite. Il n'y a pas d'amour, les résidants sont des clients bons à payer. Que faire ? Ce jeune a bien fait, au moins il a fait prendre conscience de beaucoup de choses. Mais, on connaît la suite, ils ne vont pas garder la "mémé", car ils ne veulent pas de problème, elle devra aller ailleurs.
le 17/08/2011 à 14:08
Commentaire modéré par l'administration du site 17/08/2011 à 14:08
Une Famille : Libre choix : Beau principe mais......
Ne détenant pas tous les tenants et aboutissants qui ont motivé cette personne à "quitter" la maison de retraite, je ne me permettrai donc pas d'émettre une quelconque opinion .
Cela dit, ces faits mettent en évidence toute la problématique du " libre consentement à l'entrée en maison de retraite médicalisée".
Certes, le domicile est sans doute le choix de tout un chacun.
Mais dans les faits y a-il réellement un choix ?
Les familles sont de plus en plus éclatées géographiquement et socialement.
L'aidante familiale ( majoritairement des femmes) peut être aussi âgée et (ou) malade.
Etre aidante n'est pas chose aisée.
A titre d'exemple et sans relation aucune avec l'article et les faits relatés le lien avec un témoignage et une dicussion sur l'exclusion sociale des aidants:
http://forums.agevillage.com/viewtopic.php?f=11&t=296&sid=eacd10ab2ed38d74e6623613e7e90eee#p6230
http://forum.doctissimo.fr/sante/alzheimer-parkinson/exclusion-sociale-familiaux-sujet_153759_1.htm#t418670
La question ne se pose t-elle pas plutôt en terme de conditions ( gravité du handicap et (ou) de la maladie, aide professionnelle suffisante, environnement social et géographique,moyens financiers etc.....) sans lesquelles à mon sens il ne peut y avoir un réel accompagnement à domicile des personnes en perte d'autonomie.
Au sujet de la maltraitance peut-on parler de maltraitance à ne pas respecter "le choix de la personne" sans évoquer aussi le risques de maltraitance à domicile tant vis à vis de la personne, que vis à vis de l'aidant familial?
le 17/08/2011 à 08:08
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