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Crise financière : la réforme du financement de la perte d'autonomie aura-t-elle lieu ?

La réforme du financement de la perte d’autonomie aurait-elle du plomb dans l’aile ?

Repoussée à l’automne pour des raisons de politique électorale, la réforme du financement de la perte d’autonomie risque d’être repoussée aux calendes en raison de la crise financière. Panique des marchés financiers oblige, tous les gouvernements – et le notre en particulier – sont amenés à réduire les dépenses pour éviter de creuser le déficit… François Baroin qui a du annoncer début août un déficit  budgétaire à 61,3 milliards d'euros à fin juin, a indiqué que le gouvernement « prendra tous les trains de mesures nécessaires pour atteindre les objectifs intangibles de réduction des déficits ». 

Interrogé sur la réforme de la dépendance, il s'est livré sur RTL, lundi 22 août à une réponse dilatoire. "C'est très largement prématuré. La dépendance de toute façon, est un sujet qui est devant nous. C'est un sujet de société, c'est pas qu'un sujet économique. C'est un regard vis-à-vis de la dignité que représente l'avancement au compteur de la vie dans notre société, et c'est donc un devoir pour le gouvernement et pour la puissance publique de se mettre en situation de répondre à ces propositions. Donc il s'agit pas de dire aujourd'hui tel ou tel chiffre pour 2012, il s'agit de dire : de toute façon, on a un rendez-vous dépendance, et nous mettrons en place le dispositif pour lancer les mois et les années qui viennent. ""

 M. Sarkozy de son côté avait fait part, à l'issue d'un sommet franco-allemand, de "la volonté absolue de la France de respecter ses engagements" en matière de réduction des déficits, soit les ramener à 4,6% du produit intérieur brut en 2012 (contre 5,7% cette année), avant d'atteindre 3% en 2013.

Bref, le milliard d’euros réclamé par Roselyne Bachelot, ministre des solidarités,  pour venir en aide aux départements qui financent l'APA , donner un coup de pouce aux services à domicile, soutenir les familles qui ont du mal à financer le reste à charge dans les maisons de retraite médicalisées, et mettre place de solutions de répit pour les aidants familiaux risque de passer à la trappe.

Pour financer ces dépenses, si malgré tout le gouvernement persistait, il n’aura pas d’autre choix que de créer de nouvelles recettes. L’idée d’une deuxième journée de solidarité et la hausse de la CSG des retraités... sont toujours sur la table.

Des arbitrages définitifs auront lieu mercredi 24 août, jour du Conseil des ministres de la rentrée.

Rappel : au 30 juin, la dette de la France représentait un encours total de 1 319 milliards d’euros. La charge nette de cette dette représentait une dépense de 42,5 milliards en 2010

 


YM
mis à jour le 22/08/2011

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Vos réactions

1 réaction affichée dans cet article

mic39  :  l'arlésienne

Le ministre Baroin, chef comptable, se soucie plus de donner satisfaction aux financiers, avec des réponses qui sur le plan humain en matière de solidarité avec les plus humbles, nous ramène aux temps glorieux de l'ancien régime . Les générations de personnes qui entrent maintenant dans les 70,80 ans ont largement contribué à l'essor de notre pays, ce sont elles que son discours condamne, ne trouvent-on pas les ressources nécessaires quant il s'agit de sauver le désastre financier, du aux spéculations financières, que l'on pose la question à l'ensemble de nos concitoyens, je demeure persuadé, que des réponses seraient alors trouvées, pour mettre en place soit un cinquième risque sous l'égide de la sécurité sociale ou la c n s a, ou alors une prestation perte d'autonomie, car le terme dépendance est mal adapté pour les personnes atteintes de handicaps consécutifs à une maladie,comme pour les personnes âgées atteintes de plusieurs pathologies; la politique actuelle est menée sur une fausse affirmation en prétendant qu'il n'y aura pas de hausse des impôts, ou de retenues supplémentaires,car l'endettement ne sera réglé que par soit des sacrifices plus grands pour l'ensemble de la population, proportionnels aux ressources, la prise en charge des plus faibles ne doit pas être considérée comme une charge,mais comme une acte naturel, c'est une question d'éthique en direction de LA PERSONNE HUMAINE, ne reconnait-on pas la grandeur d'une nation au sort qu'elle réserve à ses anciens, ses malades, ses plus humbles et dignes ressortissants.

le 23/08/2011 à 16:08

Commentaire modéré par l'administration du site 24/08/2011 à 10:08

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