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En 2008, plus de 30 % des patients atteints de cancer avaient plus de 70 ans. Ces pathologies sont de plus en plus celles de personnes âgées. Et ce sera plus que jamais le cas. D’ici 2050, les plus de 75 ans pourraient représenter près de la moitié des malades en 2050 indique le rapport « Etat des lieux et perspectives en oncogériatrie » publié en 2009 par l'Institut national du cancer (INCa).
Depuis une dizaine d’années, la prise en charge des cancers, s’adapte de plus en plus au cas des plus de 65 ans.
Ce qui signifie que les protocoles de traitement conçus pour des gens plus jeunes sont adaptés à la physiologie des plus âgés.
L’adaptation des traitements
Elle tient compte des cas nombreux de dénutrition ou d’anémie et des polypathologies très fréquentes chez les sujets âgés, l'hypertension étant la plus courante. L’élaboration du traitement doit aussi prendre en compte la présence ou non d’un entourage familial capable d’aider à la prise de médicaments ou de pallier le déclin cognitif.
Le 11e Congrès annuel de la Société internationale d'oncologie gériatrique (SIOG) qui s'est déroulé à Paris les 4 et 5 novembre témoigne témoigne de la bonne santé de cette nouvelle discipline, l’oncogériatrie.
Cette alliance entre deux disciplines signifie le travail en commun de deux spécialistes. Le cancérologue peut demander au gériatre d’évaluer le patient, mais il peut aussi bien recevoir un patient qui lui est adressé par un service de gériatrie.
Un test en huit questions, baptisé « Oncodage », mis au point par l'équipe de Pierre Soubeyran, cancérologue à l'Institut Bergonié à Bordeaux permet à une infirmière de sélectionner les patients ayant besoin d'une évaluation gériatrique.
L’oncogériatrie devrait permettre d’éradiquer un certain nombre d’idées reçues.
On observe en effet, de manière générale, que les cancers sont diagnostiqués plus tardivement et de façon moins approfondie chez les personnes âgées que chez les plus jeunes. Les tumeurs des personnes âgées ne sont pas forcément moins agressives que les tumeurs de personnes plus jeunes. Un traitement tardif réduit ainsi les chances de succès.
Les médecins généralistes, peu au fait des découvertes de l’oncogériatrie, devraient suivre des formations qui les mette à même de diagnostiquer les cancers de manières plus précoces. Les politiques de dépistage sytématique devront aussi être revues pour tenir compte des 75 ans et plus.
AdV
mis à jour le 28/11/2011
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