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Après le célèbre rapport de 2005 de la Cour des Comptes affirmait que les besoins des personnes âgées éaient couverts à moitié.
En février 2012, la Cour reste sévère dans son nouveau rapport sur la "Prise en charge des personnes âgées dans le système de soins" : "Des progrès trop lents" titre-t-elle.
Formations des médecins, tests des médicaments, coordination des acteurs, suivi épidémiologique, les progrès sont encore faibles. La Cour s'inquiète des résultats insuffisants concernant le recours encore bien trop élevé aux urgences pour les plus âgés.
Progrès à réaliser
L'INVS, l'IRDES, l'INSSE, n'ont pas reçu les moyens, et n'ont pas posé comme prioritaire le "suivi épidémiologique des plus âgés". Sans données, difficiles d'établir des critères quantitatifs des politiques vieillesse, estime la Cour des Comptes.
Coordonner et optimiser les Plans
Aux plans nationaux Bien vieillir (2007-2009) récemment critiqué par le Haut Conseil de la santé publique, Plan Solidarité Grand Age (PSGA 2007 - 2012), Plans Alzheimer (2000-2004 puis 2004-2007 et 2008-2012), la Cour pointe des "résultats incertains", des schémas régionaux (PRIAC conçus par la CNSA : Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie) qui parfois ne sont pas en cohérence avec les schémas départementaux.
La Cour attend beaucoup des ARS (Agences régionales de santé) pour coordonner les secteurs sanitaires et médico-sociaux.
Les magistrats jugent que les soins aux personnes âgées sont encore "insuffisamment adaptés et coordonnés". Un indicateur qui fâche la Cour : les personnes très âgées restent surreprésentées aux urgences .
La Cours estime aussi que les médecins ne sont pas suffisamment formés (Un peu plus de 3 200 environ sur 53 700 omnipraticiens), les Professeurs des universités-Praticiens hospitaliers (PU-PH) sont aujourd'hui 57 (ils était 46 en 2006 mais devaient être 64 selon le Plan Solidarité Grand age).
Elle rapelle la nécessité d'inclure les personnes âgées dans les essais clinique des médicaments.
La Cour recommande de mieux coordonner les plans de santé publique autour des enjeux concernant le vieillissement, de redéployer les lits de spécialités médicales vers les lits de médecine gériatrique et de veiller à l'effectivité de la coordination exercée par les ARS.
Accédez à l'extrait du rapport de la Cour des Comptes 2012 "prise en charge des personnes âgées dans le système de soins"et aux réponses des ministères :
- Ministère du travail, de l'emploi et de la santé. Le ministère de Xavier Bertrand souscrit le déploiement de filières gériatriques sur "chaque territoire de santé avec une unité de court séjour gériatrique, un soin de suite et de réadaptation (SSR) gériatrique, une équipe mobile et une unité de soin longue durée". Ce taux d'équipement de filières fixé dans le PSGA est "atteint dans de nombreuses régions." Mais Un tiers des SSR gériatriques ont été autorisés avec cette mention. Quant à la formation des médecins, le ministre va lancer un travail de "reingérierie" des formations "pour garantir "que tout interne de médecin générale réalise un semestre en gériatrie".
- Ministère du budget, des comptes publics et de la réforme de l'Etat, porte-parole du Gouvernement : La loi de finance de la sécurité Sociale 2012 a prévu des crédits pour l'expériemntation de projets pilotes de coordination. Des crédits dédiés ne sont pas budgétés pour l'Invs en 2012 mais pourront "être envisagé pour les années ultérieures".
- Ministère des Solidarités et de la cohésion sociale. Le ministère de Roselyne Bachelot-Narquin rappelle les engagements de l'Etat sur le secteur de l'aide et des soins aux personnes âgées (24 milliards d'euros au titre de la "dépendance". Elle veut renforcer la gouvernance des plans, lancer des expérimentations dans la gestion des médicaments (notamment en maison de retraite médicalisées EHPAD), les expérimentations régionales pour dynamiser les filières gériatriques et gérontologiques territoriales (selon les recommandations de l'HCAAM), le déploiement des MAIA (15 en 2010, 40 en 2011 et une centaine supplémentaires en 2012 (alors que le ministère du budget en attend 167).
- Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche présente un des axes de sa Stratégie nationale pour la recherche et l'innovation (SNRI) à savoir les questions de santé, de bien-être, d'information, de communication et les nanotechnologies. Le ministère souligne son investissement dans les programmes "E-santé", "Tec San" (pour le diagnostic, la réhabilitation, les services à la personne des malades Alzheimer) et avec l'Europe : "Ambient Assisted Living" : technologies pour l'autonomie à domicile.
- le Président de la Haute Autorité de Santé (HAS) "partage les principales conclusions du rapport"
- le directeur général de l'AFSSAPS qui va "poursuivre son action en matière de médicaments"
- la directrice de l'INVS n'a pas d'observation.
AdV
mis à jour le 14/02/2012
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Vos réactions
2 réactions affichées dans cet article
mili : incompétente et prétention
J’ai constaté personnellement pendant l’hospitalisation de ma mère que l’hôpital avait facturé des soins et des actes (prises de sang, kiné etc…) à la sécurité sociale alors que les soins n’avaient pas été prodigués à la patiente. C’est très facile à faire quand le patient est « Alzheimer » (et ne peux témoigner) que la sécurité sociale valide car c’est un ALD et que la famille ne sait pas ce qui se passe car on ne l’a tient pas au courant….et qu’on retient au maximum les informations qui pourraient l’éclairer… J'ai pu vérifier sur le terrain même que des médecins prescrivaient des soins dans un service d'ULSD (ou de SSR) mais que ces soins n'étaient pas prodigués aux malades alors qu'ils étaient facturés. L’argent ainsi obtenu servant à plus de 80% à couvrir les frais de personnel et les frais généraux de l’institution . La sécurité sociale paye donc cher (le prix d’une journée en SSR varie de 700 à plus de 1000 euros) pour que des personnes soient « mal- traitées » … Quand j’ai compris ce qui se passait, j’ai été scandalisée . J’en ai parlé autour de moi et notamment à des médecins et à des responsables d’association de famille de malades. Beaucoup de personne avaient l’air de connaître ces pratiques mais prétendaient qu « il n’y avait rien à faire »…. », que « c’était comme ça »…etc…c’était l’hôpital, le système, l’autre ….etc Comment des professionnels, des associations de patients, de familles peuvent-ils admettre de cautionner de telles pratiques, ne pas les dénoncer ne pas faire du combat contre elles leur objectif prioritaire ? De plus quand « tous ces complices » se rendent compte que quelqu’un qui et extérieur à leur sérail a découvert le « montage « ils deviennent agressifs et le personnel (parfois à des grades élevés comme celui de médecin-chef) de l’institution parfois se « venge sur le malade »…En en faisant encore moins pour lui …voir en le renvoyant chez lui…. Ca aussi bien des aidants pourraient le confirmer qui se taisent pour « préserver » leur malade ! Je ne crois pas que ce soit la bonne attitude car pour en sauver quelques uns (et encore) on ferme les yeux sur la maltraitance que subissent des milliers d’autres, mal- traitance « subventionnée » par la sécurité sociale déficitaire. Bravo à la Cour des Comptes mais que deviendra son rapport ? Qui s’en saisira pour faire quelque chose ? Nous sommes trop nombreux à penser que ce que l’on observe « cela n’arrive qu’aux autres ». Demain ce sera nous les aînés et qui peut dire qu’il ne sera pas hospitalisé et à la merci de ces « professionnels » qui porte en silence la responsabilité de la mort de personnes vulnérables qui n’ont pu ni se défendre ni témoigner ?
le 17/02/2012 à 13:02
Commentaire modéré par l'administration du site 27/02/2012 à 11:02
babar211 : inertie
et ça se ressent au plus bas de l'échelle, dans les ehpad.Jamais d'argent à dépenser pour stimuler la mémoire des malades,des horaires d'accueil réduits,que des activités qui ne coutent rien: la lecture faite par une personne extérieure, la messe,on a l'impression d'abandonner nos malades 2 fois par semaines. Pour l'aidant c'est une très grande frustation.Le personnel n'arrête pas de changer donc aucune stabilité envers les malades. Je suis révoltée de constater le résultat par rapport au plan qui était annoncé.
le 14/02/2012 à 06:02
Commentaire modéré par l'administration du site 14/02/2012 à 09:02
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