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Amour : la perte d'autonomie, palme d'or à Cannes


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Amour de Michael HaneckeOde à l’indéfectible passion amoureuse, le film "Amour", superbement interprété par Jean-Louis Trintignant, 81ans, et Emmanuelle Riva, 85 ans, a valu une seconde Palme d’Or du 65ème festival de Cannes au réalisateur  autrichien Michael Haneke (lauréat en 2009 avec "Le Ruban blanc"). Un verdict accueilli par une longue standing ovation.

« Amour » évoque  la vieillesse d'un couple. L'histoire d'un mari amoureux et attentionné accompagnant son épouse qui s'en va vers la mort. Georges et Anne sont des gens cultivés. Ils étaient professeurs professeurs de musique. Un jour, Anne est victime d’une petite attaque cérébrale (AVC). Lorsqu’elle sort de l’hôpital et revient chez elle, elle est paralysée d’un côté. L’amour qui unit ce vieux couple va être mis à rude épreuve.
Extraits :
Anne à Georges : "N'aie pas mauvaise conscience, c'est pesant pour toi, pour moi". "Je ne vais pas me casser la tête à ta place, je suis fatiguée moi".
Georges à Anne "Tu ferais la même chose pour moi".
Georges osera affronter les angoisses de sa fille (jouée par Isabelle Huppert) et refusera la maison médicalisée.
Il congédiera des infirmières à domicile trop brusques, trop brutales.
Mais il sera bien seul, isolé, sans soutien ni recours doux et apaisant (professionnels?) quand la situation s'aggravera, jusqu'à l'épuisement.

Le film a séduit par la pudeur, la force du propos et l'interprétation de ce vieux couple aimant en fin de parcours. Michaël Haneke a dévoilé avec émotion que « ce film est une illustration de la promesse que nous nous sommes donnée, mon épouse et moi-même… » .

Nanni Moretti le président du jury a remis la Palme en insistant sur « la contribution fondamentale » des deux acteurs principaux.

Moment d'émotion encore quand Jean-Louis Trintignant a, en un sourire, cité Prévert « Et si on essayait d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple »…

Voir la bande annonce : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19342606&cfilm=188067.html


mis à jour le



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Vos réactions

PRADINES

30/05/2012 07:05

aussi longtemps


Aussi longtemps que l'on pourra désigner un humain malade par des termes tels que « légume », « épave", « pot de fleur » ou encore « plante verte ». Aussi longtemps que la dignité sera synonyme d'absence de dépendance pour les actes de la vie quotidienne. Aussi longtemps que l'on se fera du cinéma avec un acte individuel « héroïque » face à l’isolement et au désespoir. Aussi longtemps que tout ceci sera possible, on évitera de se poser la question de la place des humains dépendants dans notre société. Une place qui nous est conférée par autrui ; elle est le déterminant principal de notre volonté de vivre. Dr Pradines, 18 ans d'exercice en soins de longue durée.




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