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La SFAP vent debout contre une loi qui dépénaliserait l'euthanasie


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La SFAP, Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs, est une association reconnue d'utilité publique et aussi société savante pluridisciplinaire associant professionnels (libéraux, hospitaliers, enseignants universitaires) et bénévoles.
Elle fédère plus de 5.000 soignants et près de 200 associations d'accompagnement de bénévoles.
Lors de son congrès annuel du 27 au 30 juin 2012 à Strasbourg, la SFAP
a annoncé sa mobilisation contre toute nouvelle loi qui dépénaliserait l'euthanasie. Elle attend que la  loi Léonetti en 2005, qui mettait en avant les directives anticipées du malade, l'avis de sa personne de confiance, avant tout acharnement thérapeutique, soit mieux connue et surtout appliquée.

L'euthanasie n'est pas un progrès

Pour la SFAP "une telle loi ne répondrait pas à l'attente des patients qui demandent avant tout à être soignés, soulagés et entourés. Une dépénalisation de l’euthanasie serait inutile et, de plus, dangereuse du fait des risques de dérives".

Devant la gravité des enjeux, la Société savante appelle "à la prudence et sollicite, avant toute orientation législative, un grand débat éthique national".

La SFAP va faire des propositions concrètes dès la rentrée prochaine pour améliorer la prise en charge des personnes en fin de vie et favoriser l'accès aux soins palliatifs pour toutes les personnes dont l’état de santé le nécessite.
Elle s'inscrit dans la continuité du plan de développement des soins palliatifs 2008-2012 qui arrivera à son terme à la fin de l’année.


Un nouveau président de la SFAP
C'est à nouveau un médecin qui a été élu président de la SFAP lors de son congrès annuel du 27 au 30 juin 2012 à Strasbourg, la SFAP a élu son nouveau président le Dr Vincent Morel. Pneumologue de formation, il est médecin responsable de l'équipe mobile d'accompagnement et de soins palliatifs du CHU de Rennes depuis 10 ans.


mis à jour le



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Vos réactions

AT

24/07/2012 13:07

re: Loi et dérives


A Steph,
Je vous recommande la lecture de l'enquête qualitative auprès de professionnels de santé belges travaillant en soins palliatifs. Cette étude, réalisée par le collectif plus digne la vie est disponible en ligne sur le site du collectif.
Les lois ne résolvent pas tout!!
Pour nourrir votre réflexion, je recommande également la lecture d'un des ouvrages de Marie de Hennzel (Psychologue) : la mort intime préfacé par François Mitterrand.



RCIV

11/07/2012 20:07

Mobilisation éclairée


La réaction de la SFAP est tout à fait pertinente. Il n'est pas trop tôt pour nous mobiliser familles patients et professionnels de la santé ou du médico-social. Relisons ensemble la loi Léonetti qui apporte de nombreuses réponses. Préservons les consentements et les décisions éclairées en équipe et partagées. La dépénalisation pourrait conduire "un" médecin à prendre des décisions non concertées. La question est plus autour de la vie à savoir l'accompagnement de fin de vie et la gestion de la douleur. La loi Léonetti permet également des recours en cas de désaccord. Enfin il serait bon que les médias écoute l'ensemble des associations de soins qui partagent la même démarche éthique plutôit que d'écouter une la seule association qui au nom d'une "pseudo dignité" fait du lobbying.



Aricie

11/07/2012 20:07

Ce que je veux.


'Il faut accepter d'être fini, dit André Gorzj d'être ici et nulle part ailleurs, de faire ça et pas autre chose....d"avoir cette vie seulement' et si moi je n'accepte pas, si je n'accepte pas cette maladie ridicule du syndrome des jambes sans repos quime prive du sommeil quand j'en ai le plus intense besoin- et ceci depuis mes _ 80 ans, si je n'ac mari cepte pas de vivre sans mon mari ami aimé, si je n'accepte pas la surdité qui m'isole malgré les prothèses(intégration cérébrale des sons) Si je n'accepte pas de devenir ce que je deviens à 88 ans?Je sais, j'ai le droit comme Bettelhein ou Buffet de me mettre la tête dans un sac plastique, mais je voudrais une mort plus douce et mes proches près de moi et pas condamnés pour non assistance de personne en danger. Vous n'avez pas le droit d' imposer à nos proches le coma en soin palliatif comme vient, pour sa mère, de le vivre mon amie après des années de soutien journalier en maison médicalisée d'une femme de 95 ans devenue végétative. Je veux mourir quand je le déciderai si la mort ne veut pas de moi avant avant de de venir ce que je ne veux pas être



Stef

10/07/2012 09:07

Loi et dérives


Il n'y a de dérives que lorsqu'il n'y a pas de loi pour cadrer ! Prenons exemple sur nos voisins belges et néerlandais, chez qui la loi sur l'euthanasie et le suicide assisté existe depuis 10 ans, sans débordements ni dérives, mais en respectant la volonté de chacun. Vive le droit de vivre et de mourir dans la dignité ! Mon corps m'appartient, encore et toujours.



pmrb

09/07/2012 11:07

Le grand cafarnaüm


D'après cet article, le médecin - surtout celui des soins palliatifs - sait mieux que le patient ce que le patient veut. "Vous voulez mourir? Non, pas du tout, vous voulez être l'heureux patient de mon service de soins palliatifs ! " D'un autre côté, c'est vrai que l'euthanasie n'est pas la réponse adéquate à la souffrance.... Et que le médecin n'a pas pour vocation de donner la mort. Alors si nous réfléchissions un peu et prenions notre destinée en main? Le grand scandale n'est il pas que l'on ne puisse se suicider que par des moyens violents?




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