Agevillage

1er Label Humanitude pour la Maison de retraite de l'Amitié à Albi


Partager :

Photo colloque approches non médicamenteuses de la maladie d'alzheimer novembre 2012Le 5e colloque international sur les approches non médicamenteuses de la maladie d'Alzheimer, organisé par Agevillage et les Instituts Gineste-Marescotti (qui enseignent la philosophie de l'Humanitude®) s'est déroulé les 8 et 9 novembre dernier et a mobilisé plus de 900 professionnels de la gériatrie et gérontologie.

Son ambition : partager les réflexions, les expériences, les initiatives motivantes, dynamisantes pour le quotidien des équipes de soin.

Il était dédié cette année à ses grands témoins : Geneviève Laroque (présidente de la FNG) et Maurice Bonnet (ancien vice-président du CNRPA : comité national des retraités et personnes âgées), tous deux moteurs et militants pour une amélioration continue et concrète du prendre soin des hommes vieux, malades, fragilisés et  vulnérables.


Les ambitions des auteurs de la Méthodologie de soin Gineste-Marescotti ont été déclinés au fur et à mesure de ces colloques.
Yves Gineste et Rosette Marescotti sont d'anciens professeurs d'éducation physique et sportive travaillant dans les hôpitaux dans les années 80, pour enseigner aux équipes de soin des techniques de manutention. Leurs regards délibérément positifs sur les personnes malades ont bousculé les habitudes, pris à contre-pied des pratiques ancrées avec des résultats spectaculaires sur la verticalisation de personnes jugées grabataires, sur l'apaisement de soins difficiles (plus de 8 soins sur 10), sur la consommation de médicaments (neuroleptiques divisés par 7 dans établissement)...

Leurs 150 techniques de prendre soin reposent sur une philosophie de soin : l'Humanitude, car "science sans conscience n'est que ruine de l'âme" disait Rabelais.
L'Humanitude est l’ensemble des particularités qui permet à l’homme de se reconnaître dans son espèce, l’humanité". Elle interroge les soignants pour proposer chaque jour le juste soin, le bon prendre soin, sans jamais nuire à la personne accompagnée, sans jamais lui faire mal.

Pour Geneviève Laroque qui a préfacé le livre Humanitude  "les auteurs enfoncent, fermement, délibérément une porte que l'on espérait ouverte et rappellent que "l'homme vieux est une personne".

Leurs enseignements montrent que le lien peut être maintenu jusqu'au bout avec les personnes même très malades, jugées très difficiles.
Ces affirmations pouvaient interroger, voire effrayer des équipes sous tension, peu ou pas formées, en situation d'épuisement.

Ainsi les auteurs, Yves Gineste et Rosette Marescotti, affirment, enseignent (via le réseau des Instituts Gineste-Marescotti: IGM) et démontrent (via une association de recherche) qu'il est possible de : 
- proposer 100% de soins en douceur, même à des personnes malades opposantes, apathiques. Zéro soin de force sans abandon de soin est un objectif atteignable tant à domicile qu'en établissement. Cela demande de focaliser son regard sur les capacités des personnes accompagnées, par des professionnels en nombre suffisant et formés, des savoir-faire partagés, des organisations souples, un management centré sur l'évaluation de la situation de la personne, sur la traçabilité du prendre soin proposé... Ainsi aucun soin ne devra provoquer de cris, de rétractations... Si les techniques déployées ne permettent pas le soin, celui-ci devra être reporté.
Ces reports de soin seront justifiés, suivis, traçés et permettront d'argumenter cette situation aux familles, aux visteurs et aussi aux autres équipes (de jour, de nuit) qui feront ce soin, dans la douceur.
- vivre et mourir debout : l'être humain est un être debout jusqu'au bout, le temps du mourir ne s'éternise pas quand l'environnement sait proposer un prendre soin ajusté, adapté. (On passe de semaines, voire de mois de temps du mourir, souvent grabataire, à quelques jours dans les services formés).
- respecter la singularité de chaque personne accompagnée : sommeil, intimité, sexualité... Un savoir-faire, des techniques de mises en relation, sont souvent nécessaires et apaisantes. L'organisation de la structure devra aussi s'assouplir.
- renforcer l'ouverture des services sur l'extérieur : les familles, les proches, la cité, les  bénévoles... Plus un service est ouvert, plus il accueille des regards extérieurs, plus les risques de situations de maltraitance s'atténuent. Un établissement Humanitude doit accepter les visites d'un proche 24h/24, 7 jours sur 7.
- proposer des lieux de vie, lieux d'envie : car jusqu'au bout de la vie, l'homme est un être de relation, de choix, de désirs. L'accueil des établissements labellisé sera particulièrement travaillé.

Ces ambitions ont été déclinées dans un label réalisé avec les utilisateurs de cette Méthologie de soin Gineste-Marescotti. Depuis deux ans, l'association ASSHUMEVIE regroupe des directeurs, médecins, cadres d'établissements et services, associés aux auteurs, aux IGM. Elle est présidée par Evelyne Gaussens, directrice de l'hôpital gériatrique les Magnolias à Ballainvilliers dans l'Essonne.
Ensemble ils ont défini ce label Humanitude fondé sur une charte Humanitude et décliné dans un manuel en 300 critères.
Un établissement ou service pilote qui se sent prêt demande une visite d'évaluation en vue de la labellisation.

Logo label humanitude1er label Humanitude à la Maison de l'Amitié à ALBI.
Cet établissement à la fois logement-foyer/EHPAD/Accueil de jour pour personnes malades Alzheimer est un milieu de vie, pilote en Humanitude depuis quelques années.
La direction a demandé une première évaluation qui a montré quelques insuffisances en matière de traçabilité du plan d'accompagnement personnalisé notamment. L'équipe formée s'est attelée à la tâche et en quelques semaines a redemandé un nouvel audit/évaluation.

Maison de l'amitié à AlbiLes points forts de l'établissement
 : ouvert sur l'extérieur avec 80 activités, un self-service au restaurant ouvert aux habitants du quartier et les personnes malades Alzheimer, 600 adhérents, le soutien scolaire de la ville, une clé pour chaque résident même les personnes malades Alzheimer, un personnel en tenue de ville....  Les experts évaluateurs d'Asshumevie ont salué le travail effectué et la qualité du prendre soin et des propositions de la maison à tous ses résidents.
Sa directrice, Nicole Camboulive, a été auditionnée par la commission de labellisation d'Asshumevie. Elle s'est engagée au maintien des critères du Label Humanitude via la compétence et la confiance en ses équipes formées et motivées.
La commission de labellisation a accordé ce 1er label pour 2012, pour une durée de 3 ans, selon les résultats d'une enquête annuelle et d'une évaluation/audit surprise pendant ces 3 ans.

Le label Humanitude est maintenant ouvert à tout établissement souhaitant entrer dans cette démarche de labellisation, complémentaire aux évaluations réglementaires (interne et externe). Le manuel Humanitude a été décliné en référentiel Angélique-Humanitude à la demande des adhérents d'Asshumevie désireux d'éviter des démarches qualité redondantes.
Pour en savoir plus : contactez la chargée de mission : Katherine Gardella par mail : asshumevie@orange.fr.
Asshumevie travaillera en 2013 à une déclinaison du Label pour les services à domicile.

Ce label sera aussi un repère rassurant pour les familles, les proches.
Il sera affiché sur le fronton des établissements et dans les annuaires comme celui d'Agevillage.
Il pourra être retiré si les critères d’éligibilité ne sont plus atteints, si un changement de direction modifie le cap des engagements  par exemple.


mis à jour le



Partager :


Vos réactions

Agevillage

29/01/2014 12:01

Mail de Madame Gardella


Bonjour,
Effectivement il y avait une erreur sur notre article.
Le mail de Madame Gardella est asshumevie@orange.fr
Cdt Agevillage



E. Lair

29/01/2014 10:01

Adresse ?


Bonjour,
Je voulais prendre contact à cette adresse : katherine.gardella@orange.fr. mais il semble qu'elle ne soit pas active.
Merci de la vérifier,
E. Lair



MONIQUE1932

15/11/2012 09:11

Perplexe


Bonjour, Mon parent est dans une structure "station pilote "humanitude" et est, le pauvre, très "énergique", avec du tempérament comme dit son médecin traitant,ils se voit donc infliger un traitement médicamenteux pour le calmer parce qu'il n'est pas seul, évidemment.....Il faut beaucoup de conditions pour qu'une réelle prise en charge de ce type soit mise en œuvre. Il faut, avant tout, aimer les personnes âgées pour ce qu'elles sont et cesser de ne vivre qu'en tant qu'employée d'une structure ayant un territoire, des prérogatives ou un confort personnel à défendre.C'est une vocation et pas seulement un métier.




Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -