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Edito : bien vivre en maison de retraite c'est possible !


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Après les dernières actualités difficiles (renvoi chez elle d'une résidente pour défaut de paiement) ou tragique (décès de résidents partis en déambulation sans crier gare), l'image des maisons de retraite ne s'améliore pas.

Bien évidemment des progrès sont nécessaires, des moyens doivent être mobilisés, notamment dans l'encadrement des équipes de professionnels au contact des personnes accueillies de plus en plus fragiles et malades.
Le "reste à charge" qui pèse sur les finances des personnes hébergées et de leurs proches est trop élevé. De nouveaux arbitrages devront être effectués pour mieux "solvabiliser" les familles, voire "rembourser" ces établissements dans lesquels on entre plus par nécessité (pour raison de santé) que par choix volontaire.

Mais on oublie aussi de pointer les réussites, les évolutions positives de ces maisons de retraite depuis une vingtaine d'années.
Chaque semaine sur Agevillage.com nous donnons la parole aux équipes innovantes, motivantes.

Il y a 10 ans, notre rédaction a interviewé les auteurs de l'approche Humanitude : Yves Gineste et Rosette Marescotti. L'impact des enseignements et techniques de leur méthodologie de soin nous a frappé (Etude en 2008 auprès de 111 malades Alzheimer : amélioration de 83% des comportements d'agitation).
Les techniques de cette approche non médicamenteuse de la maladie d'Alzheimer permettent de proposer des soins tout en douceur, un espoir de "vivre et mourir debout", un respect de l'intimité, une ouverture sur l'extérieur, et des lieux de vie/lieux d'envie.
L'hôpital gériatrique des Magnolias dans l'Essonne est un des sites pilote de cette approche. Le journal Le Monde (edition du samedi 16 février) est allé le visiter.
La journaliste était bluffée du climat qui régnait aux Magnolias.

Ainsi refuser les "soins de force" c'est parfois devoir les reporter dans la journée et donc accepter que le résident ne soit pas lavé aux heures habituelles parfois.
"Vivre et mourir debout", c'est inciter à la marche, quelques pas chaque jour et refuser toute contention non justifiée.
Respecter l'intimité des personnes, c'est accepter qu'elles sont "chez elle" avec leur clé.
Ouvrir sur l'extérieur c'est permettre aux citoyens de tous âges d'entrer mais c'est aussi organiser la sortie, quitte à prendre des précautions.
Proposer un "lieu de vie / Lieu d'envie", c'est permettre aux résidents d'exprimer leurs envies qui sont parfois très simples (boire un petit coup de rouge, aller se recueillir sur la tombe d'un proche) et s'organiser pour qu'elles soient satisfaites et donnent envie ...

Compte tenu de l'image globale négative des établissements, il n'est pas facile de partager de telles ambitions y compris avec les proches des résidents. Et pourtant, quel plaisir de vivre, de visiter et de travailler dans ces établissements moteurs, motivants, exigeants. Et malheureusement en trop petit nombre.

D'où l'idée d'un label qui donne le cap et qui est limité dans le temps pour maintenir la pression d'un prendre soin de qualité. Les Magnolias sont sur le chemin qui leur permettra d'y prétendre. 600 établissements se forment ou sont formés à la Méthodologie de soin Gineste-Marescotti®, dite Humanitude.
40 sont des maisons pilotes.
1 seul est labellisé à ce jour.
Le chemin est tracé et motivant !


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