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Edito : tricoter son bien vieillir à domicile


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Annie de ViviePlus de huit français sur dix veulent vieillir chez eux. Encore faut-il que leur domicile reste attrayant, accessible, abordable (financièrement).

Un domicile loin de tout commerce, médecin, pharmacien, service public dépend de la capacité à sortir, à conduire, ou à faire appel à des aides quasi quotidiennes.

Des géographes ont ainsi mesuré que le rayon d'action des personnes de plus de 80 ans se réduisait petit à petit à 500 mètres.
Adapter son logement permet d'éviter les chutes (suppression des tapis, barres d'appuis, rehausseur, éclairages, chemins lumineux), mais les services, les commerces autour du logement doivent aussi demeurer accessibles.

Pas trop de souci quand on demeure en centre ville, en centre bourg, mais quand on habite en zone pavillonnaire ou dans un immeuble de banlieue mal desservi par les transports en commun...

Si on fait appel à des aides, on préfère une personne de confiance à plusieurs intervenants diifférents.

Et puis se pose le problème des clés. Les donner, c'est parfois facilitant pour les professionnels (même s'ils doivent respecter l'intimité).

Alors on tricote : les clés chez la voisine, chez la personne de confiance, mais on peut aussi installer des systèmes domotiques avec visiophonie pour ouvrir à distance (de son lit) tout en ayant vue sur la personne qui sonne. Sans oublier ces systèmes qui permettent de lever et baisser les volets, mettre en route des appareils électriques à distance...

Les visites des proches, des amis, des voisins s'espacent ? On découvre Internet et la possibilité de se voir et de se parler à distance.

Comme le montre la Fédération du Particulier Employeur : les initiatives fleurissent.

Quand on ne se sent plus chez soi, quand les uns et les autres (femme de ménage, dame de compagnie, kinésithérapeute, infirmier, aide à domicile...) entrent et sortent à leur guise, l'idée de partir vivre dans des lieux plus collectifs fait son chemin.
De manière temporaire (pour l'hiver ou les vacances) ou définitive.
Du domicile à tout prix, à la maison de retraite médicalisée, les offres d'hébergement se diversifient.

Allez visiter, renseignez-vous dans les CLIC (Centres locaux d'information et de coordination dont vous trouverez les coordonnées dans l'annuaire Agevillage, rubrique information conseil).

Car si certains apprécient grandement la solitude, attention à l'isolement et à la perte du lien social, indispensable pour l'estime de soi.


mis à jour le



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Vos réactions

ADERALD

26/03/2013 21:03

quand on ne se sent plus chez soi..............


Quand on ne se sent plus chez soi, quand les uns et les autres (femme de ménage, dame de compagnie, kinésithérapeute, infirmier, aide à domicile...) entrent et sortent à leur guise, l\'idée de partir vivre dans des lieux plus collectifs fait son chemin.
C\'est tout à fait ce que je ressent sauf à plus de 60 ans encore en activité je suis l\'enfant aidant. Je vis depuis 4 ans avec un parent de 90 ANS GIRI après un AVC. Quand je suis à bout de force mon parent va en séjour temporaire dans une maison de retraite, celle que j\'ai trouvé la meilleure, qui accepte les séjours temporaires et les GIRI....et ce n\'est pas si facile de combiner les trois. Bien sure au retour après un séjour d\'une dizaine de jours, il y a l\'érythème fessier à soigner, la mauvaise humeur de l\'auxiliaire de vie qui a subit un manque à gagner, la société d\'aide à domicile qui prend des libertés avec les horaires depuis que je pratique ce fonctionnement. Rien à faire tous, que je travaille, que la fatigue me gagne, c\'est normal je suis l\'enfant aidant et le tiroir caisse............




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