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Aidants et salariés : attention aux discriminations selon la Ligue des droits de l'homme et la Macif

Concilier vie professionnelle et vie d'aidant


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logo Ligue droits de l'homme macifLa Ligue des Droits de l'Homme et la Macif (et son portail Aveclesaidants) avec le FSE (Fonds social européen) se sont mobilisées pour étudier les pratiques potentiellement discriminatoires pour les salariés qui viennent en aide à un proche malade, âgé, handicapé ou à un jeune enfant.
On dénombre plus de 4 millions d'aidants dont un sur deux est en activité.
Ce 26 mars, lors de la présenation de l'étude, la ministre chargée des personnes âgées, Michèle Delaunay, a confirmé qu'un volet "aides aux aidant" s'insèrerait dans sa future "loi autonomie".
Parmi ses pistes de réflexion : une carte de stationnement "aidant" et des aides en cas d'accidents de l'aidant.

Contexte : salariés -aidant
Un salarié qui doit accompagner un proche en situation de dépendance est affecté continuellement par des problèmes extraprofessionnels, qu'ils soient d'ordre physique, psychologique ou social. Ces difficultés à concilier vie privée et vie professionnelle se traduisent pas du stress, des absences répétées, une baisse de la productivité, mais aussi un épuisement conduisant à la dépression et au burn-out. Selon le site "salariés-aidants" : 26 % des aidants déclarent avoir eu à s'absenter de leur travail ou réduire leur activité du fait de leur rôle d'aidant. En moyenne, les aidants ont eu à poser 16 jours d'absence, et un aidant sur 6 a même eu à poser jusqu'à plus de 30 jours.

Etude Ligue des droits de l'homme - Macif - FSE
45 salariés d'entreprises et services publics de tailles variables ont été rencontrés, dans 3 régions.

Six types de pratiques salariales se dégagent selon l'exposition à la concurrence des entreprises, leur taux de féminisation, leur taille (même si les plus grandes entreprises ont ici été plus discriminatoires).

- Pratiques discriminatoires entre salariés aidants et non-aidants les premiers étant désavantagés dans leur progression de carrière. Les aidants étant invités à ne pas parler de leur condition.

- Apparente neutralité de l'employeur : la condition d'aidant relevant de la "sphère privée". Les aidants sont ainsi livrés à eux-même sans aides.

- Engagement limité de l'employeur : arrangements informels et dérogatoires (absences).

- Légalisme : application  à la lettre des dispositions du code du travail favorable aux aidants (aménagements horaires, temps partiel, congé de soutien familial, congé de solidarité familial, congé de présence parentale, allocation journalière de présence parentale, allocation journalière d'accompagnement de parent en fin de vie).

- Mise à contribution des salariés : redistribution de temps entre salariés sur la base du volontariat

- Transfert de ressources de l'entreprise au profit des aidants : subvention à une structure d'aide aux aidants

L'enquête montre que les salariés d'aidants d'enfants voient leur situation mieux prise en compte que les aidants de personnes âgées.

Beaucoup de travail d'information sur les enjeux pour les entreprises, de formation des services des ressources humaines, de nouveaux outils d'informations à déployer (cf. Portail Agevillage pour l'aide aux aidants de personnes âgées).


mis à jour le



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Vos réactions

Emilie

04/04/2013 12:04

La peur des DRH face aux aidants?


Je ne m'explique pas l'absence d'actions des entreprises vers leurs propres salariés qui seraient des aidants. Un peu comme si elles avaient peur de revendications de la part de leurs salariés??? Si elles comprenaient les aidants, elles n'auraient pas peur, au contraire, elles verraient comment les aider, car ce serait à la fois au profit des aidants, mais aussi au profit de ces entreprises.




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