Agevillage

Edito : une maison de retraite à 10 000 km ?


Partager :

Annie de VivieSix personnes âgées sur dix ne parviennent pas à payer seules leur maison de retraite, selon le récent sondage Sofres/FHF.

On le sait, avec des "restes à charge" de 2200 euros par mois (rapport Igas) et des retraites moyennes dépassant à peine 1200 euros, les familles financent mal un service qui répond souvent à un besoin de santé réel. Ce qui fait dire à Pascal Champvert, qui dirige des établissements et services et préside l'Ad-PA, que "la maison de retraite est mal remboursée".

Certains acteurs politiques prennent le taureau par les cornes et décident de lancer un service public départemental de maisons de retraite (à 60 euros par jour), comme dans l'Essonne. Ils imaginent que l'on pourra "faire plus avec moins".

Reste à garantir la qualité du prendre soin avec des professionnels en nombre suffisant et formés à un soin de qualité, composé d'approches médicamenteuses et non médicamenteuses ... Dans l'annuaire d'Agevillage les résidents ont la parole pour donner leur avis sur la qualité perçue. Le label Humanitude est mis en valeur.

On pensait ces services aux personnes âgées fragilisées non-délocalisables et pourvoyeurs d'emplois. Michèle Delaunay a ainsi lancé l'opération "Une maison de retraite, un service à domicile, un emploi d'avenir".

Mais la tension sur les finances des résidents et de leurs proches est partout la même en Europe. En Allemagne, certains décident de "délocaliser leur grands-mères ou grands-pères" dans les pays de l'est, voire en Thaïlande à 10 000 km de leur village comme le raconte le Monde Diplomatique de ce mois de juin. C'est la mondialisation des vieux ! Les entreprises délocalisent en Asie pour fabriquer moins cher. Les familles font la même chose pour un hébergement meilleur marché. Sauf que les "vieux" ne sont pas des marchandises. 

Face aux tensions budgétaires, les pays européens cherchent à promouvoir le bien vieillir et la fin de vie dans la dignité mais sans y mettre de moyens.
Quitte à fermer les yeux sur ces délocalisations indignes.
Jusqu'à quand ?


mis à jour le



Partager :


Vos réactions

clare

05/06/2013 13:06

Maison de retraite : la seule issue ?


la Maison de retraite est une voie possible en cas d'extrême dépendance sachant que l'on y entre de plus en plus tard : 86 ans actuellement en moyenne ; alors plutôt que succomber à la tentation d'hurler avec les loups (les lobbies et les journalistes entre autres) ou de mettre au bûcher la sorcière mondialisation, peut-être pouvons-nous dire que
1) une personne âgée doit décider et nous savons que parfois cela devient impossible alors apprenons aux générations des 40 ans à préparer leur vieillesse et quand viendra le moment pensons aux directives anticipées
2)employons-nous à nous servir de la crise pour créer autre chose que du nomadisme ! espérons que ce monde en mutation va recréer du bon sens mais ce n'est pas pour demain certes vu l'intoxication de la pensée unique ;
mais Agevillage a sûrement un rôle là-dedans(pas uniquement faire de la pub pour Humanitude, n'est-ce-pas!) ?



Denis

04/06/2013 07:06

interrogation


Les vieux ne sont pas une marchandise. Cela est vrai, mais que penser de la qualité des services proposés dans les ehpad et hôpitaux La Thaïlande a dans sa culture le respect de l'autre et celui de la personne vieillissante Le confort est la sécurité sont humaines et non matérielles comme la couche ou le bracelet je ne voie pas une délocalisation indigne mais une logique des marchés que l'occident n'a pas voulu voir venir Agevillage relate assez de maltraitances pour que vous les ignoriez, et il ne s'agit que de celles étant connues Personnellement, je n'envisage pas comme beaucoup de français de partir dans une structure publique ou privée, mais la Thaïlande ou le suicide sont des options à envisager avec conscience Cordialement votre.




Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -