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Edito : Senior = bénévole ?


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Annie de Vivie

Rester actif, se sentir utile, préserver sa santé, s’engager (pour ne pas sentir le vide), donner, recevoir, se faire plaisir, affirmer ses valeurs, chercher du sens à son action… le bénévolat ou l’adhésion à une association sont parés de nombreuses vertus. Une majorité de retraités (selon une étude de France Bénévolat) est engagée. Sans eux, les associations sociales, culturelles, sportives ne tourneraient pas.

Le bénévolat d’écoute et d’accompagnement auprès de personnes malades, en fin de vie est particulièrement prenant. Il demande une formation et un soutien d’associations supports comme le montre le livre « Ecouter pour accompagner » de Pierre Reboul.
Il ne s’improvise pas.

Mais s’improvise-t-on bénévole brutalement à l’heure du départ à la retraite ?
On peut s’interroger sur cet engouement des acteurs politiques pour un « service civique senior » (comme l’appelle de ses vœux la ministre Michèle Delaunay). La culture du bénévolat, de l’engagement associatif n’est pas inscrite dans nos gènes. Dès l’école (hormis pour de nombreux enseignements »privés ») le bénévolat n’est pas inscrit dans les rythmes  scolaires. On pointe facilement la montée de l’individualisme des jeunes. Or avec la campagne « Tu donnes – Tu reçois » à destination des jeunes, on voit que l’on peut dépasser le « donnant-donnant ».  En entreprise, les programmes de volontariat en sont aux balbutiements (comme ces salariés d’un laboratoire qui accompagnent des malades Alzheimer au musée).

Face aux tensions des finances publiques, aux pénuries de professionnels de santé notamment, la société va avoir besoin de l’engagement civique et bénévole de ses concitoyens.

Mais comment devenir bénévole quand les fins de mois sont difficiles ? Quand le besoin d’aides tant à domicile qu’en établissement se fait trop lourd à gérer, à financer ?
Les retraités devront-ils retrouver du travail rémunéré et renoncer au bénévolat (même si certains le font par choix comme ce médecin ce 91 ans) ?

Cette dynamique positive et non-culpabilisante du bénévolat est un des enjeux de la loi « autonomie » mainte fois reportée, pour toutes les bonnes raisons.


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