Il a eu lieu récemment entre deux personnes distantes de plusieurs kilomètres l'une de l'autre : l'un était un " écoutant " de la société Centraveil située au Petit-Clamart, dans la banlieue sud de Paris, et l'autre, Jacqueline B., était une personne âgée dépendante de 92 ans, qui réside dans une autre ville de la banlieue parisienne. Grâce au bip qu'elle portait autour de son cou, Jacqueline B. a pu prendre instantanément contact avec la société de téléassistance. Il s'agissait en l'occurrence, d'une fausse manoeuvre, mais en cas de chute, ou de malaise..., la famille aurait été alertée et des secours rapides mobilisés. Une simple pression sur le bip et une liaison téléphonique automatique s'enclenche. L'opération ne demande qu'une poignée de secondes.
Chaque abonné(e) est doté(e) d'un bip électronique qu'il- elle porte autour du cou.Sur simple pression, ce bip émet une impulsion électronique en direction d'un boîtier - genre décodeur Canal Plus - relié aussi bien au réseau électrique qu'au réseau téléphonique.Ce boîtier est programmé pour appeler automatiquement la société de télé assistance. La personne âgée peut entrer en communication sans décrocher le téléphone, et si elle ne peut pas parler, elle peut entendre les conseils qu'on va lui prodiguer par téléphone en attendant que les secours arrivent.
La télésurveillance est encore considérée comme une prestation autonome, laissée à la libre appréciation du " client ", plutôt que comme un élément nécessaire associé à un dispositif global de maintien à domicile. Les services d'aide sociale des communes en prennent progressivement conscience et travaillent à intégrer cette offre technologique à leur palette de services.A noter : Les services d'écoute orientent généralement les appels vers les services d'urgences médicales. Une étude menée en 1997 par le Centre de liaison, d'étude, d'information et de recherche sur les problèmes des personnes âgées (CLEIRPPA) révèle que cette réponse est rarement adaptée. L'immense majorité des appels est provoquée par l'angoisse et la solitude. L'approche médicale devrait donc être doublée d'une approche sociale : autrement dit, en l'absence de famille, des réseaux de bénévoles (voisins, travailleurs sociaux formés à l'écoute...) devraient pouvoir être mobilisés par les sociétés de télésurveillance.
En établissement, les évolutions des organisations (35 heures, RTT, formations qualifiantes...) amènent parfois à des choix techniques comma la téléassistance pour une ouverture de "service" 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
Agevillage
mis à jour le 27/08/2009
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