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Les huit signaux d'alerte pour gérer la crise (urgence, sortie d'hôpital)

Hôpital, la crise

L'hôpital est l'un des acteurs clés de la perte d'autonomie. C'est souvent là, qu'une famille prend conscience que sa vie vaêtre bouleversée.Une embolie pulmonaire, un accident cardiaque, une chute avec fracture, un accident vasculaire cérébral (AVC) ? ... Un de vos parents vient d'entrer dans unservice de soins aigus (hôpital ou clinique) pour l'un de ces motifs - les plus fréquents en gériatrie - ou pour un autre...Le séjour d'un parent à l'hôpital provoque bien sûr une grande angoisse à la famille. Mais c'est surtout lorsque la personne âgée va sortir des "soins intensifs" que la famille va commencer à s'aperçevoir de sa perte d'autonomie.Le début de la "convalescence"(qui se passe en général dans un service de soins de suite) va renforcer sa perte d'autonomie si on n'y prend pas garde.Dés lors, le retour à la maison pour votre parent devient plus problématique.

Soins aigus, soins de suite

Après administration des soins (chirurgie, réduction de la fracture...), les services de soins aigus vont chercher à libérer rapidement le lit qu'occupe actuellement votre père ou votre mère. Celui-ci doit pouvoir accueillir une autre urgence.Dans le meilleur des cas, si l'accident n'a pas révélé de symptômes d'autres maladies latentes, généralement liées au grand âge, votre parent va quitter le service de chirurgie ou de traumatologie ou il a été admis en urgence pour être dirigé vers un service dit de " soins de suite et de réadaptation fonctionnelle ".Les services de soins de suite se situent généralement dans l'enceinte de l'hôpital, mais une clinique proche peut parfois faire l'affaire. Neuf fois sur dix, les services de soins de suite privés n'ont pas de médecin gériatre capable d'évaluer la situation et d'éclairer la famille sur l'avenir proche.C'est cette carence du système hospitalier - l'absence de gériatre - qui contribue à la panique de la famille brutalement confrontée avec un parent en perte d'autonomie.Cette seconde période dite de soins de suite marque dans l'esprit général - et à tort - le début de la convalescence. Il ne s'agit pas d'un repos, mais d'une phase qui doit être extrêmement active et dont les enjeux sont considérables (pour la personne âgée et son entourage). En effet, c'est souvent en soins de suite et réadaptation fonctionnelle que se jouera l'avenir de la personne âgé.

Trois issues possibles

  • Votre parent se remet et montre qu'il est en train de reconquérir son autonomie. Un retour à domicile peut alors être envisagé rapidement. A moins qu'un détour par une maison de repos soit ordonné pour accélérer le mouvement.
  • L'état de santé de votre parent ne s'améliore pas. Non seulement l'AVC ou la fracture du col du fémur ont laissé votre parent handicapé, mais une hospitalisation prolongée a accru son état de dépendance. La station debout est devenue pénible ou bien la possibilité d'un déplacement autonome a disparu. Il ne s'alimente pas sans aide et ne peut évacuer sans accompagnement. Un retour à domicile peut certes être envisagé, mais à condition qu'un réseau de soutien assez dense puisse le prendre en charge.
  • Si le choix du retour à domicile - ou si l'hébergement par un membre de la famille - n'est pas envisagé, l'alternative se situe du côté d'une maison de retraite.En attendant, un séjour complémentaire en maison de convalescence (très faiblement médicalisée : passage d'un médecin à la demande ou une fois par semaine) est possible. Il ne s'agit que de gagner du temps pour mieux préparer une solution de sortie.

  • Agevillage
    mis à jour le 28/01/2007

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    1)
    2) 8 signaux d'alerte
    4) Ne rien décider dans l'urgence
    5) Complexité des relations familiales
    6) Réapprendre à se parler


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