L'hôpital est l'un des acteurs clés de la perte d'autonomie. C'est souvent là, qu'une famille prend conscience que sa vie vaêtre bouleversée.
Une embolie pulmonaire, un accident cardiaque, une chute avec fracture, un accident vasculaire cérébral (AVC) ? ... Un de vos parents vient d'entrer dans un service de soins aigus (hôpital ou clinique) pour l'un de ces motifs - les plus fréquents en gériatrie - ou pour un autre...
Le séjour d'un parent à l'hôpital provoque bien sûr une grande angoisse à la famille. Mais c'est surtout lorsque la personne âgée va sortir des "soins intensifs" que la famille va commencer à s'aperçevoir de sa perte d'autonomie.
Le début de la "convalescence"(qui se passe en général dans un service de soins de suite) va renforcer sa perte d'autonomie si on n'y prend pas garde.
Dés lors, le retour à la maison pour votre parent devient plus problématique.
Après administration des soins (chirurgie, réduction de la fracture...), les services de soins aigus vont chercher à libérer rapidement le lit qu'occupe actuellement votre père ou votre mère. Celui-ci doit pouvoir accueillir une autre urgence.
Dans le meilleur des cas, si l'accident n'a pas révélé de symptômes d'autres maladies latentes, généralement liées au grand âge, votre parent va quitter le service de chirurgie ou de traumatologie ou il a été admis en urgence pour être dirigé vers un service dit de " soins de suite et de réadaptation fonctionnelle ".
Les services de soins de suite se situent généralement dans l'enceinte de l'hôpital, mais une clinique proche peut parfois faire l'affaire. Neuf fois sur dix, les services de soins de suite privés n'ont pas de médecin gériatre capable d'évaluer la situation et d'éclairer la famille sur l'avenir proche.
C'est cette carence du système hospitalier - l'absence de gériatre - qui contribue à la panique de la famille brutalement confrontée avec un parent en perte d'autonomie.Cette seconde période dite de soins de suite marque dans l'esprit général - et à tort - le début de la convalescence. Il ne s'agit pas d'un repos, mais d'une phase qui doit être extrêmement active et dont les enjeux sont considérables (pour la personne âgée et son entourage). En effet, c'est souvent en soins de suite et réadaptation fonctionnelle que se jouera l'avenir de la personne âgé.
Lire les autres chapitres de cet article :
1)
2) 8 signaux d'alerte
4) Ne rien décider dans l'urgence
5) Complexité des relations familiales
6) Réapprendre à se parler
Agevillage
mis à jour le 24/02/2010
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Vos réactions
2 réactions affichées dans cet article
medico : alimentation PA hopital
rien de surprenant: pénurie chronique de personnel, indisponible pr stimuler ou assister les pers.;repas pas tjs adaptés ; installation inadéquate...rien de surprenant à constater un amaigrissement
le 26/10/2011 à 18:10
Commentaire modéré par l'administration du site 27/10/2011 à 08:10
doremi : psychologue gerontologue
Que se passe-il dans les hôpitaux? Après chaque hospitalisation d'un de mes patient, je constate une perte de poids +++qui ne permet pas toujours à la PA de remonté la pente...
le 24/09/2009 à 00:09