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Aide à domicile - Etude

Le soutien à domicile privilégié partout en Europe


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Une étude a étéréalisée durant l'année 2001 dans six pays européens - Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni et Suède -, comparant les modes d’évaluation et de prise en charge de personnes âgées dépendantes.

Le soutien à domicile privilégié en Europe

Une étude de la Direction de la recherche, de l'évaluation et des études statistiques (DREES) du ministère des Affaires sociales sur la prise en charge des personnes âgées dépendantes dans six pays d'Europe montre que tous privilégient le maintien à domicile. Seule la logique d'aide et de prise en charge diffère.Cette étude a été réalisée en Allemagne, Espagne, France, Italie, Royaume-Uni et Suède, en 2001, à partir de comparaisons entre cas-types qui offrent une palette de situations de dépendance, allant du simple laisser-aller physique dû à la dépression, à la grande dépendance d'un cas d'Alzheimer avancé.Tous ces pays affichent comme objectif le développement d'un partenariat institutionnel et professionnel entre les secteurs médical et social, sachant qu'en Espagne, les liens sont encore très faibles, précise la DREES. Ils ont un principe d'action commun : l'évaluation individualisée des besoins par une équipe de médecins et/ou travailleurs sociaux, selon lescapacités à accomplir les actes de la vie quotidienne, en tenant compte de l'environnement social et familial et des pathologies constatées.

Aide à domicile et besoins

Les différences apparaissent dans la relation entre besoins et aides. L'Allemagne articule fortement les niveaux de besoins avec des niveaux d'aides mesurés en temps (24, 57 ou 84 minutes par jour). En Suède, les professionnels du soin évaluent eux-mêmes la perte d'autonomie sans mention explicite du niveau de dépendance.Le dispositif français s'appuie sur la grille Aggir pour déterminer le degré d'incapacités, puis une équipe établit, au cas par cas, un plan d'aide identifiant le type d'aide et le nombre d'heures nécessaires.Au Royaume-Uni, on compare le "risque induit par la situation" pour la personne âgée avec la complexité des services nécessaires.Enfin les dispositifs italien et espagnol s'appuient sur divers outils internationaux dont l'utilisation varie selon les territoires.

Evaluation, réévaluation et financement

La situation de perte d'autonomie est réévaluée dans des délais très variables : unà trois mois en Suède, au cas par cas en Allemagne, en Italie et en Espagne, un mois au Royaume-Uni et six à douze mois en France. Le niveau des prestations en espèces est de 400 EUR en Italie, 220/328 EUR en Allemagne, 240/542 EUR en Espagne. Il dépend des revenus en France, ou de l'évaluation des besoins au Royaume-Uni et en Suède.Quant au financement, deux logiques sont en présence : le co-paiement pour tous en fonction des revenus en Suède et au Royaume-Uni , et l'aide sociale dans les autres pays, réservée aux catégories défavorisées.Les revenus des enfants sont pris en compte en Italie et en Allemagne, il y a une obligation alimentaire en Espagne, un recours sur succession pour les héritiers en France, mais ils ne sont pas pris en compte en Suède et au Royaume-Uni. La dépendance justifie un avantage fiscal en Allemagne, Suède et Espagne. En France il est lié à l'aide à domicile.



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