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Personnes âgées en maisons de retraite

"Etat dentaire préoccupant" dit la CNAM


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La Caisse nationaled'assurance maladie (Cnam) a publié mercredi 26 juin, l'édition 2002 des "Faits marquants", qui regroupe un "florilège" d'études mettant en lumière des pratiques médicales ou d'organisations défaillantes et promeut des solution locales pour les améliorer.Parmi les seize études présentées par le président Jean-Marie Spaeth, le directeur Daniel Lenoir et le médecin conseil national Hubert Allemand, l'une fait apparaître "un état bucco-dentaire préoccupant des personnes âgées en établissement", pouvant entraîner une dénutrition ou une diffusion de l'infection dentaire à d'autres foyers et notamment le coeur.

santé bucco-dentaire et besoins en soins en Essonne

  • Une population âgée, majoritairement féminine (84%). La moyenne d’âge était de 86 ans, et la classe d’âge la plus représentée celle des 90-99 ans. La quasi-totalité des personnes (96 %) suivait un traitement médicamenteux avec une prescription moyenne de 5 médicaments par personne.
  • Les affections le plus souvent rencontrées étaient les psychoses et les troubles graves de la personnalité (32 %) puis l’hypertension artérielle (23 %). Seules 23 % des personnes étaient autonomes pour leur déplacement, leur hygiène et leur alimentation.
  • Un état de santé bucco-dentaire préoccupant- 34 % de la population était complètement édentée.- Sur l’ensemble de la population étudiée, il restait en moyenne 8,3 dents par sujet, dont 4,1 dents saines.• 68 % des pensionnaires dentés présentaient au moins une carie.
  • 2 personnes sur 3 avaient un problème bucco dentaire

  • Répartition des pensionnaires en fonctiondu nombre de dents cariées- Un besoin en soins bucco-dentaires important- 60 % des pensionnaires ayant au moins une dent justifiaient d’une d’extraction, ce qui représente 39% du total des pensionnaires (contre 40 % dans l’étude de Rennes). Parmi ceux-ci, 80 % avaient besoin de 1 à 5 extractions, 13 % de 6 à 10, et 7 % plus de 10. En moyenne, il y avait 2,6 dents à extraire par sujet denté;- 52 % des sujets dentés avaient besoin d’un détartrage ;- 33 % des sujets dentés avaient besoin de soins conservateurs ;- 27 % de l’ensemble des pensionnaires avaient besoin d’une ou deux prothèsesadjointes ;- 25 % des édentés complets n’étaient pas appareillés.
  • Les résultats obtenus ne permettent pas une comparaison rigoureuse avec les données de la littérature internationale, qui portent soit sur des classes d’âge légèrement différentes [4, 5], soit sur l’ensemble de la population âgée, qu’elle soit ou pas hébergée [6].
  • En conclusion, si l’on tient compte des besoins en détartrage, en extraction, en soins conservateurs ou en prothèses, deux personnes sur trois avaient au moins un besoin en soins bucco-dentaires.
  • Accès aux soins plus que flou

  • Aucun lien n’a pu être établi entre les besoins en soins bucco-dentaires et :- la durée du séjour ;- la fréquence des visites de l’entourage ;- la date de la dernière consultation odontostomatologique.
  • Le seul lien significatif concernait l’accès aux soins dans les établissements, c’est-à dire soit la présence de vacations bucco- dentaires sur place, soit l’existence de praticiens correspondants à qui étaient adressés les pensionnaires en cas de besoin.
  • Les établissementsSur les 41 établissements étudiés, 34 étaient implantés en milieu urbain et 7 en milieu rural.
  • Les deux tiers des établissements ne pensent même pas aux soins dentaires

  • Six établissements sur 41 (15%) bénéficiaient de vacations en odontologie sur place, avec pour deux d’entre eux une mise à disposition d’un local spécifique avec fauteuil dentaire.- Un seul possédait du matériel dentaire, dans les cinq autres, le matériel était apporté par les vacataires.
  • Sur les 35 établissements ne disposant pas de vacations en odontologie sur place, deux tiers n’avaient aucune réflexion sur les soins dentaires.- Pour le tiers restant, le renoncement à l’instauration de vacations dans l’établissementétait dû à un manque soit de locaux, soit de praticien traitant volontaire, soit de personnel.
  • Dans plus de 20% des cas (9 sur 41), les établissements, n’avaient pas de correspondant chirurgien-dentiste ou médecin stomatologiste à qui adresser les patients.
  • 72 % des personnes hébergées dans ce type d’établissement présentaient un besoin de soins, alors que ce pourcentage était de 54 % dans les établissements avec filière de soins ou vacations sur place.
  • Les établissements avec filière de soins ou vacations sur place étaient ceux dans lesquels les pensionnaires avaient le moins besoin d’extractions (p = 0,02), de soins conservateurs (p < 0,01) et de prothèses (p = 0,04).


  • mis à jour le

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