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ARRET PERRUCHE (SUITE)

L'Unapei (handicapés mentaux) fait bande à part


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Lundi 1er juilletContrairement aux associations de handicapés partis en guerre contre l'amendement anti loi Perruche (art 1 - loi du 4 mars 2002), l'Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales (UNAPEI) a renouvelé, vendredi 28 juin, son accord avec qui avait été adopté pour contrer la jurisprudence "Perruche".

Sécession des handicapés mentaux

L'Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales (UNAPEI)a "confirmé", vendredi 28 juin, dans un communiqué, "son attachement à l'article 1er de la loi relative aux droits des malades (...) qui a permis de sortir de l'impasse à laquelle la jurisprudence Perruche avait conduit", indique .L'UNAPEI s'oppose ainsi aux sept associations de personnes handicapées qui ont adressé au président Jacques Chirac une lettre ouverte lui demandant d'abroger ce texte, estimant que la compensation du handicap d'un enfant par la solidarité nationale serait quasiment nulle, tant que le Parlement ne dégagerait pas les crédits budgétaires adéquats.L'UNAPEI estime au contraire que ce texte "constitue une avancée en reconnaissant le droit à compensation, en réaffirmant les obligations de la solidarité nationale envers les personnes handicapées" et "en dotant le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) de la mission d'évaluer la situation de ces dernières, et de proposer une programmation pluriannuelle des solutions".La fédération demande cependant que "la modernisation de la loi d'orientation de 1975 soit engagée sans tarder" et que "le CNCPH reçoive les moyens d'accomplir ses missions".

Un article de loi

Christophe Radé, professeur de droit à l'université Montesquieu - Bordeaux-IV. avait déclaré dans Le Monde du 25 juin que l'article 1 de la loi relative aux droits des malades était "un texte de compromis bricolé par le Parlement. Au sein du gouvernement, deux courants s'affrontaient : les anti et les pro-arrêt Perruche. Il leur a fallu trouver une porte de sortie et rassurer les médecins. On a mobilisé les meilleurs sentiments de la terre mais on a triché avec l'opinion publique. Les parents d'enfants handicapés se sont sentis culpabilisés, les médecins et les assureurs ont crié au loup, les ligues anti-avortement ont voulu prendre leur revanche, tout cela au détriment, in fine, des enfants et des parents. La loi est uniquement dans la prohibition et la restriction. Elle dit "vous ne serez pas indemnisés", mais elle ne donne aucune garantie effective de prise en charge par la société. C'est un marché de dupes. C'est pour cela que des associations reviennent sur le devant de la scène."



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