Agevillage

Politique de la santé

L'hôpital, priorité du gouvernement


Partager :

Lundi 15 juilletUne rallonge de 700 M d’euros en faveur des hôpitaux en 2002. Plus 800 millions d’euros pour les pédiatres, les généralistes et diverses autres catégories.

Changer de politique

Dans son discours d'ouverture devant la commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), Jean-François Mattei, Ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, a dressé, jeudi 11 juillet, le tableau d'une situation fortement dégradée de la Sécurité sociale et a appelé à "inventer et conduire une nouvelle stratégie de santé".Parmi les points forts de son discours, le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, a défini l'hôpital public comme une de ses "priorités majeures". Il a, à cette occasion, détaillé le plan "Hôpital 2007" dévoilé le 3 juillet par le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, lors de son discours de politique générale. Il s'agit d'un programme quinquennal d'investissements dans les infrastructures, les équipements et les systèmes d'information des hôpitaux. Il comportera un volet important de déconcentration et de décentralisation, ainsi que des mesures sur le "nécessaire" assouplissement de la gestion, la réforme du financement (tarification à la pathologie) et le développement du partenariat public/privé, a indiqué le ministre.En outre, dès 2002, 700 millions d'euros seront débloqués en faveur des hôpitaux publics, a annoncé M. Mattei. Quelque 300 M EUR doivent couvrir les dotations insuffisantes et "permettre d'éviter que les hôpitaux n'accentuent leurs déficits", et 400 M EUR seront alloués au titre du financement du compte épargne temps (CET) des médecins et des personnels hospitaliers. Créé dans le cadre de l'accord sur les 35 heures de l'hôpital, le CET permet aux personnels de mettre de côté les journées de réduction de temps de travail (RTT) qu'ils ne pourront pas prendre, faute de personnels suffisants. Cette rallonge avait été décidée par le précédent gouvernement au printemps mais n'avait pas été budgétisée. "La décision que nous avons prise (de trouver les financements, ndlr) montre notre détermination à mettre en oeuvre les engagements pris par l'Etat. Elle est un facteur de paix sociale à l'hôpital", a souligné M. Mattei. Cette nouvelle dépense sera inscrite à l'automne dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2003, dans sa partie rectificative pour 2002. Pour autant, les fonds seront "immédiatement disponibles", a précisé le ministère.

le chantier de la sécu

S'agissant de la "responsabilité partagée" au coeur du nouveau système, le ministre juge nécessaire une remise à plat de la gestion de l'assurance maladie. L'entrée des assurés sociaux, qui ne sont pour le moment représentés que par les syndicats de salariés, dans les conseils d'administration des caisses d'assurance maladie, devrait être une piste de réflexion.Les conditions d'un retour éventuel des organisations patronales (Medef et CGPME) dans ces organes, qu'elles ont quitté en 2000 après la création du fonds de financement des 35 heures par la Sécurité sociale, seront également explorées.Autre levier, la régionalisation à laquelle le ministre attache une grande importance dans la droite ligne des options du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.Les médecins libéraux se sont quoi qu'il en soit unanimement félicité de la main qui leur était tendue. "Il peut compter sur nous", a assuré le président de la Confédération des syndicats de médecins libéraux (CSMF), Michel Chassang, à la sortie de la CCSS. "Je pense qu'avec ce gouvernement on va pouvoir travailler sérieusement. On a envie de s'engager", a jugé Dinorino Cabrera, le président du Syndicat des médecins libéraux (SML).Le président de MG France, Pierre Costes, a estimé que "la thématique de la responsabilité partagée était bien reçue par tous les acteurs", saluant la volonté du ministre de "réinjecter de la politique, au sens noble du terme, dans le secteur de la santé".Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale sera présenté fin septembre. Le grand chantier de réforme de la Sécurité sociale est lui remis à plus tard.



mis à jour le

Partager :


Vos réactions

Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -