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Une étude de la DREES

Age, niveau de vie et consommation de soins en France


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  • La Drees(Direction de la recherche, des études, des enquêtes et de la statistique) du ministère des affaires sociales a dressé un tableau de la consommation de soinsen France. Il apparaît que les dépenses individuelles de soins sont globalement croissantes avec l’âge, et cette croissance s’accélère à partir de 60 ans pour les dépenses hospitalières et à partir de 50 ans pour les dépenses ambulatoires, notamment les dépensesde médicaments. Par ailleurs, entre 20 ans et 59 ans, les dépenses ambulatoires des femmes sont supérieures à celles des hommes, l’écart de dépense étant maximum entre 20 ans et 29 ans.
  • Un lien étroit existe entre consommation de soins et catégories socioprofessionnelles. Toutes choses égales par ailleurs, les dépenses de médecins spécialistes, d’analyses biologiques, de soins optiques et les recours aux soins dentaires sont plus importants chez les cadres, alors que les personnes issues de ménages ouvriers ont les plus fortes consommations hospitalières et globalement des dépenses de santé plus élevées.
  • On relève une influence significative du diplôme et du revenu sur le recours ou sur les dépenses de médecins spécialistes et de soins dentaires, tandis que le fait de bénéficier d’une assurance complémentaire joue à la fois sur le recours aux soins et sur les dépenses ambulatoires.
  • Dépenses qui croissent avec l’âge

  • Les dépenses de santé sont globalement croissantes avec l’âge, à l’exception de la petite enfance, avec une accélération à partir de 50 ans pour les dépenses ambulatoires et à partir de 60 ans pour les dépenses hospitalières.
  • Au sein des dépenses ambulatoires (médecine de ville), ce sont les dépenses pharmaceutiques et en auxiliaires médicaux qui croissent le plus fortement avec l’âge. Ainsi, les personnes de plus de 70 ans ont globalement des dépenses de médicaments 11 fois plus élevées que celles âgées de 10 ans à 19 ans. Ce rapport est seulement de 1 à 4 pour les dépenses de médecins généralistes et de 1 à 3 pour les dépenses de médecins spécialistes.
  • Les dépenses dentaires et optiques sont, quant à elles, maximales entre 50 ans et 59 ans, puis elles décroissent avec l’âge à partir de 60 ans.
  • Dépenses hospitalières : surtout entre 10 et 20 ans et après 60 ans

  • La part des dépenses hospitalières dans les dépenses totales de soins est maximale entre 10 et 19 ans (64 % de la dépense totale), les dépenses hospitalières des hommes dans cette tranche d’âge étant en outre près de deux fois plus élevées que celles des femmes. Cela s’explique en partie par l’importance de ces tranches d’âge pour des accidents de la vie courante, des accidents de sport, des accidents de la route ou des tentatives de suicide qui nécessitent souvent des séjours hospitaliers. Les accidents de la route sont par exemple la première cause de mortalité des 15-24 ans en France. Ces décès prématurés sont d’ailleurs trois fois plus nombreux chez les hommes que chez les femmes.
  • Après un maximum entre 10 et 19 ans, la part des dépenses hospitalières décroît jusqu’à 60 ans, et ne représente plus que 34 % de la dépense totale entre 50 ans et 59 ans. À partir de 60 ans, cette proportion remonte, tout en restant inférieure à 50 %. Cependant, les dépenses hospitalières sont sans doute sous-évaluées au delà de 70 ans en raison de l’absence, dans l’enquête SPS, des personnes âgées vivant en institution.
  • Médecine de ville : surtout les femmes entre 20 ans et 60 ans

  • Les dépenses ambulatoires des femmes, qui s’élevaient en moyenne à 811 euros en 1997, sont supérieures à celles engagées par les hommes (620 euros). L’écart entre les dépenses ambulatoires des hommes et des femmes est significatif entre 20 ans et 60 ans, mais n’existe pas avant l’âge de 20 ans et disparaît au delà de 60 ans.
  • Consommation de soins et catégories socio-professionnelles

  • À structures d’âge et de sexe identiques, les ouvriers non qualifiés arrivent en tête des dépenses (+15 % par rapport à la moyenne), suivis des ouvriers qualifiés (+8 %), des employés (avec des dépenses totales égales à la moyenne), des professions intermédiaires (-4 %) et descadres et professions intellectuelles supérieures (-13 %).
  • Fortes dépenses hospitalières des ménages ouvriers ...

  • Les ouvriers non qualifiés ont une dépense en hospitalisation supérieure à la moyenne de 31 % alors que les cadres dépensent 42 % de moins. Ainsi, la part de l’hospitalisation dans les dépenses totales de soins n’est que de 33 % pour les cadres, alors qu’elle est de respectivement 44 % et 46 % pour les professions intermédiaires et les employés, et qu’elle atteint 53 % chez les ouvriers.
  • Les situations ou les comportements à risque sont en effet plus fréquemment ob-servés chez les catégories les plus modestes. Elles induisent également des pathologies plus graves avec pour conséquence des dépenses hospitalières élevées. Ces pathologies sont notamment celles liées à l’alcoolisme (induisant des cirrhoses, cancers VADS 2, suicides, accidents…), au tabagisme (cancers du poumon, cancers VADS, pathologie respiratoire, infarctus du myocarde) et à des différences de mode de vie concernant la nutrition (diabète, cancer du colon), ou la sédentarité (infarctus du myocarde).
  • Les dépenses hospitalières sont fortement liées à la catégorie socioprofessionnelle. Les cadres dépensent 34 % de moins que les employés. Les dépenses des ouvriers (qu’ils soient qualifiés ou non) leur sont supérieures de 24%.
  • , elle est plus élevée pour les individus qui ont un niveau scolaire équivalent à une classe de seconde ou un niveau supérieur (17%) que pour ceux ayant un niveau d’éducation inférieur (14 %).


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