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Rites funéraires

Catholiques et Protestants


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Pour les catholiques, il est important de recevoir les derniers sacrements, de confesser ses péchés et de recevoir l'absolution avant de rejoindre le royaume de Dieu. De même, les funérailles sont un élément essentiel. C'est le moment où l'âme du défunt est confiée et est recommandée à Dieu, qui l'accueille dans son royaume. De fait, les catholiques accordent une grande importance aux funérailles.En revanche, les protestants partent du principe que l'âme ira directement vers Dieu. Le corps du défunt ne bénéficie donc d'aucun égard particulier. Le Pasteur va s'adresser aux vivants, mais ne s'occupera pas du disparu.
 

Les derniers instants

Lors des derniers instants, la venue d'un aumônier témoigne de la miséricorde de Dieu, souffrant avec le malade comme il a souffert avec son Fils, mort sur la croix. Sa simple présence peut être demandée. Il apporte alors un réconfort moral au malade et à la famille.En effet, l'aumônier ne donne les sacrements (confession, communion ou onction des malades) que si le malade le désire.En présence de la famille, il lit un passage de la Bible, lequel est suivi d'un instant de partage, une réflexion sur le texte, puis des intentions de prières. La communion peut ensuite avoir lieu.Toutefois, si elle est précedée d'une confession et d'un désir d'absolution, la présence d'un prêtre est exigée.

L'onction des malades, apporte un réconfort, une force nouvelle pour entrer dans le combat de la Foi. Elle donne sens à la maladie en unissant le malade à Jésus qui " a souffert pour nous ".Ce sacrement commence par une imposition des mains, effectuée au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, en invoquant la Vierge Marie et tous les Saints. L'onction, faite sur le front et les mains avec une huile bénite, marque la consécration de la personne dans sa fidélité à Dieu. Elle est suivie d'une lecture de la parole de Dieu, d'une prière universelle, de la communion, et du Notre Père.

 

Avant les funérailles

L'aumônier prie, fait un signe de croix, un geste ... C'est une façon pour la famille d'adresser un dernier adieu. Les prières sont dites avec le coeur, sans rituel. Un cierge allumé manifeste la présence de Dieu.

La fermeture du cercueil est accompagnée d'une cérémonie d'adieu. Généralement, l'aumônier lit le psaume 129. Ensuite l'assemblée garde le silence et est invitée à penser aux moments qui l'ont unie au défunt. L'officiant continue avec des extraits du Premier Epître de Saint Jean ou une lecture de l'Evangile selon Saint Matthieu. Suivent des intentions de prières et le Notre Père. L'officiant termine avec une aspersion (qui rappelle le baptême) et le signe de croix.

 

Les funérailles

L'Eglise propose un chemin de Foi aux familles qui souhaitent des funérailles catholiques.Le prêtre rencontre d'abord la famille, et avec elle évoque le défunt. Le déroulement de la célébration n'est abordé que dans un second temps.Généralement, les fidèles empruntent un chemin qui suit 4 étapes.

Première étape, c'est l'accueil du corps par le célébrant. Il accompagne le cercueil jusqu'au choeur où il est déposé. Deux rites sont proposés : celui de la lumière : un cierge est allumé au cierge Pascal qui est présence du Christ ressuscité, de sa lumière donnée aux baptisés ; celui de la croix qui symbolise la mort et la résurrection du Christ. Une prière d'ouverture est adaptée aux circonstances.

Deuxième étape : la liturgie de la Parole, qui proclame le mystère pascal (la mort et la résurrection du Christ). Après une première lecture, vient l'Evangile, suivit d'un éclairage sur ce qui vient d'être lu. La liturgie de la Parole se termine par une prière universelle.

Troisième étape : la liturgie de l'Eucharistie. Elle est célébrée par le prêtre qui consacre le pain et le vin. Ceux qui le désirent peuvent communier. Cette liturgie se termine par un Notre Père.Enfin, le célébrant s'approche du cercueil. C'est le moment où l'on peut témoigner par des textes courts de ce que fut le défunt. L'encensement du corps est une marque de respect et symbolise l'oraison qui monte vers Dieu. Les membres de l'assemblée pourront venir asperger de l'eau bénite. Puis c'est le départ pour le cimetière.

 

Le souvenir

Pour se souvenir, la famille, les amis font dire des messes pour les personnes disparues. Elles peuvent avoir lieu au bout d'une semaine, d'un mois et d'une année.Par la suite, la famille peut également demander une intention de messe pour le défunt. Les familles qui ont connu un deuil dans l'année sont invitées à la messe du 2 novembre, jour de prière pour les morts.

 

Le protestantisme

"Nous avons l'assurance que toute personne qui vient de décéder ira en Dieu. Ce ne sont pas nos rites qui modifieront la donne."

Une grande sobriété est donc la règle d'or chez le protestants. Quelques rites peuvent quand même avoir lieu pour réconforter l'âme de celui qui part. Le malade récite une prière, le Notre père, parfois un psaume, et partage la Sainte Cène si il est conscient.Le corps, destiné à la putréfaction ou à l'incinération, ne fait l'objet d'aucune prière ou bénédiction.

L'ensemble du rituel est destiné aux vivants. On prévoit une courte litturgie au moment de la levée du corps et de la mise en bière. Elle consiste surtout en la lecture du, psaume 23.L'inhumation a lieu directement après la levée du corps. C'est seulement dans un deuxième temps qu'un culte d'action de grâces est célébré.

Cependant, aujourd'hui, de nombreuses familles protestantes demandent une célébration au temple en présence de la dépouille. Les pasteurs acceptent de plus en plus cette démarche qui permet de formaliser le dernier adieu. Le cercueil est alors déposé devant l'assemblée et le culte se déroule toujours de la même façon, sans rituel.



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Vos réactions

Philippe Vinsonneau

27/10/2015 13:10

à Papy Jef


si 30 % des personnes se disent athées et 80 % agnostiques... ça fait pas beaucoup de place pour ceux comme moi qui ont Foi en Dieu... Je n'ai guère entendu de é bassinage " sur les religions au moment des massacres du journal Charlie Hebdo autre que les clients d'un super marché qui se réclame du Judaïsme ont été assassinés par des personnes qui se réclament de l'Islam, permettez moi cher papy de ne reconnaître de Foi en Dieu ni des marchands ni des criminels. Pour le reste papy d'ici à la fin de votre vie vous n'aurez pas besoin de réfléchir à des rites laïc puisque la seule chose avec la naissance et la mort qui sont partagées entre tous les Humains, c est leur espérance ne serait-ce qu'à l'ultime instant de leur existence, au moment où - vous verrez - vous serez reçu par Dieu.



Libellule

27/10/2015 09:10

Rituels laïcs bis


Oui, tout à fait d'accord avec Papy JEF. J'ai assisté à des funérailles par incinération. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il manquait quelque chose : quel ennui pendant que le corps brûle ! Je me suis posé la question : et pour moi, qu'est-ce que je souhaiterai ? Réponse difficile. D'accord pour de la musique que j'aime, lecture de textes spirituels, projection de photos ou vidéos de belle nature ... Je vois ainsi que je ne suis pas encore prêt à mourir ! Bonne nouvelle - pour moi !



Papy JEF

19/03/2015 08:03

Rituels laïcs


Aujourd'hui, en France, près de 30% des personnes se disent athées. près de 80% se dident agnostiques. Lors des derniers évènements relatifs à Charlie Hebdo, on nous a "bassiné" avec les différentes religions et pas grand chose sur l'athéïsme ! Pour revenir aux rites funéraires, ne seraient-il pas le moment de proposer un rituel laïc. Il faut dire que les organismes de pompes funèbres ont beaucoup évolué ces dernières années... Mais le sujet demande une réflexion, des propositions
Papy JEF




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