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Rites funéraires

Les autres religions


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Le bouddhisme

La conception de la mort est très différente chez les bouddhistes, par rapport aux religions chrétiennes, juive et musulmane.

La mort est en fait une nouvelle naissance. L'esprit va quitter le corps et effectuer un voyage de 49 jours vers une nouvelle destination, une renaissance dans l'un des six états d'existence : dieu, demi-dieu, homme, animal, fantôme affamé, ou être infernal.

Les fidèles sont préparés durant toute leur vie, grâce à une série de pratiques de méditation qui les formeront à affronter le passage avec sérénité.

Ceci, car la dernière pensée d'un individu détermine les conditions de sa future naissance.

Malgré cette préparation, lors des derniers instants, des moines récitent des prières et lisent des paritta, des textes de bénédiction. Au Tibet, les moines lisent le Livre des Morts de manière ininterrompue.

Même si après la mort, le corps n'est plus qu'une "coquille vide", la conscience reste présente. Le corps doit donc être traité avec mille égards. Il est lavé, habillé... puis exposé devant l'autel des ancêtres, où les proches se relaient, en attendant la crémation (sauf au Vietnam, où il enterré).

Pendant les 49 jours suivants, les rituels destinés à soutenir la conscience pendant son voyage se multiplient. 

L'Afrique

On ne doit jamais abandonner celui qui s'en va.Le malade doit continuer à se sentir membre du groupe qui l'a entouré toute sa vie.Tout le monde se réunit et se confesse auprès du mourant, car il sera bientôt doté de puissants pouvoirs. Si il a été maltraité, il cherchera à se venger. Si il a été choyé, il vantera les mérites des siens dans l'au-delà.

Les funérailles commencent par une question "Qui l'a tué?", car le coupable est forcément un humain. Le corps est porté debout, et par le truchement des porteurs répond aux questions qu'on lui pose. Il avance pour dire oui, et recule pour dire non.Il n'est pas question de procéder à l'inhumation tant que tout le monde n'a pas rendu un dernier hommage au défunt. D'où la mise en place de techniques de conservation du corps. Celui-ci est séché au dessus d'un feu. Pendant cette période (deux ou trois semaines) le corps n'est jamais laissé seul. Car son âme est encore là et ne doit pas partir mécontente. Après l'inhumation, la maison du mort est détruite, car elle est jugée dangereuse par les vivants.Plusieurs mois, voire plusieurs années après l'inhumation, la tradition impose des "deuxièmes funérailles". Elles signent l'accès de l'âme au statut d'ancêtre. Dés lors, le défunt pourra recevoir des offrandes et être invoqué parmi les vivants. Le corps est déterré. Les ossements sont recueillis dans une urne, et l'on procède à une nouvelle inhumation.

En Occident, on assiste à des funérailles de représentation (en raison des difficultés administratives). L'hommage est alors rendu à des objets ayant appartenus au défunt. 

L'Hindouisme

L'esprit va quitter le corps par le sommet du crâne au moment où le mourant poussera son dernier soupir. Dés lors, son corps n'est plus que matière vouée à la destruction. Il sera quand même entouré de mille égards, car la société a le devoir de l'accompagner après sa mort.

C'est le fils aîné qui va s'occuper de tout : toilette, vêtements, fleurs...

Les proches affluent pour lui rendre un dernier hommage alors que les prêtres poursuivent leurs prières. La famille pleure, et le défunt entend ces pleurs. Il apportera des bénédictions en fonction de l'affliction de ses proches. Le corps reste exposé jusqu'à son départ pour le bûcher, dans un délai de 8 à 24 heures.

La crémation se déroule aujourd'hui dans des crématoriums. Mais dans les villages, la tradition est préservée et est entourée d'un important rituel.La préparation du bûcher est dévolue au fils aîné. Le corps du défunt est déposé sur le bûcher, la tête tournée vers le sud, puis recouvert du bois restant. Seule la tête reste exposée à la vue.Les cendres sont récupérées le lendemain et escortées jusqu'à un fleuve ou une mer pour y être jetées au milieu des prières.Le Manut Smriti, "code de lois" hindou, oblige les vivants à honorer leurs morts. Si l'homme ne s'y plie pas, il peut s'attirer de graves ennuis.Le premier rituel commence le lendemain, quand l'esprit devient un fantôme qui rôde autour des siens pendant 10 jours. Nourri, il reconstitue son corps astral, et le onzième jour, il est prêt pour le voyage vers le pays des morts. Il faut un an à l'âme pour effectuer ce voyage. Elle rencontrera des obstacles, d'autant plus aisés que les vivants procèdent à des offrandes et des prières.



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Vos réactions

Philippe Vinsonneau

27/10/2015 13:10

à Papy Jef


si 30 % des personnes se disent athées et 80 % agnostiques... ça fait pas beaucoup de place pour ceux comme moi qui ont Foi en Dieu... Je n'ai guère entendu de é bassinage " sur les religions au moment des massacres du journal Charlie Hebdo autre que les clients d'un super marché qui se réclame du Judaïsme ont été assassinés par des personnes qui se réclament de l'Islam, permettez moi cher papy de ne reconnaître de Foi en Dieu ni des marchands ni des criminels. Pour le reste papy d'ici à la fin de votre vie vous n'aurez pas besoin de réfléchir à des rites laïc puisque la seule chose avec la naissance et la mort qui sont partagées entre tous les Humains, c est leur espérance ne serait-ce qu'à l'ultime instant de leur existence, au moment où - vous verrez - vous serez reçu par Dieu.



Libellule

27/10/2015 09:10

Rituels laïcs bis


Oui, tout à fait d'accord avec Papy JEF. J'ai assisté à des funérailles par incinération. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'il manquait quelque chose : quel ennui pendant que le corps brûle ! Je me suis posé la question : et pour moi, qu'est-ce que je souhaiterai ? Réponse difficile. D'accord pour de la musique que j'aime, lecture de textes spirituels, projection de photos ou vidéos de belle nature ... Je vois ainsi que je ne suis pas encore prêt à mourir ! Bonne nouvelle - pour moi !



Papy JEF

19/03/2015 08:03

Rituels laïcs


Aujourd'hui, en France, près de 30% des personnes se disent athées. près de 80% se dident agnostiques. Lors des derniers évènements relatifs à Charlie Hebdo, on nous a "bassiné" avec les différentes religions et pas grand chose sur l'athéïsme ! Pour revenir aux rites funéraires, ne seraient-il pas le moment de proposer un rituel laïc. Il faut dire que les organismes de pompes funèbres ont beaucoup évolué ces dernières années... Mais le sujet demande une réflexion, des propositions
Papy JEF




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