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Vaccin anti-Alzheimer

La piste reste ouverte


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L’arrêt brutal du "vaccin" contre la maladie d'Alzheimer au début de l’année n’indique pas pour autant un abandon de la piste indiquent deux études publiées dans la revue "Nature Medicine" (groupe Nature). Des réactions inflammatoires cérébrales chez plusieurs patients soumis au vaccin n’empêchent pas les chercheurs de considérer que l’approche vaccinale demeure valable. Les tests avaient pour but de vérifier que la molécule injectée permettait de réduire ou stopper la progression des qui se déposentà la surface du cerveau et qui sont l’une des caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.Le médicament, un peptide de synthèse, l'AN-1792, testé sous l'égide de la firme irlandaise Elan Pharmaceuticals, visait à développer une réaction immunitaire contre les plaques amyloides qui recouvrent la surface du cerveau, et qui sont la conséquence ou la cause, on ne sait, de la maladie d’Alzheimer.Malgré l'arrêt brutal en janvier dernier de cette immunothérapie expérimentaleinjectée à quelque 360 patients dans le monde, les chercheurs persistent à penser que cette approche vaccinale reste valable et peut être améliorée.Les tests sur les souris avaient montré que le vaccin, en déclenchant la formation d'anticorps anti-bêta-A, réduisait les plaques anormales et améliorait les symptômes (perte de mémoire) de la maladie neuro-dégénérative.

Etudes qui incitent à l'optimisme

Une étude de l'équipe de Roger Nitsch de l'université de Zurich (Suisse) sur 24 patients vaccinés, avec le peptide synthétique, démontre que la vaccination déclenche la fabrication d'anticorps dirigés spécifiquement contre les dépôts anormaux associés à la maladie d’Alzheimer, sans agresser les formes normales de la substance amyloïde présente dans les cellules nerveuses saines, ce qui est prometteur pour cette approche vaccinale.La deuxième étude sur des souris de chercheurs canadiens et allemands (JoAnne McLaurin,Toronto et Michael Przybylski, Constance) montre que la vaccination peut être efficace et mieux tolérée, c'est-à-dire "sans provoquer de réaction inflammatoire" en ne se servant que d'un tout petit fragment de la protéine (le segment 4-10 d'acides aminés) pour fabriquer des anticorps. Cette découverte ouvre non seulement la voie à la mise au point d'un meilleur vaccin, mais fournit également une nouvelle cible thérapeutique, avec de "petites molécules qui simuleraient l'action des anticorps".La maladie d'Alzheimer touche quelque 350.000 personnes en France, 700 000 en Grande Bretagne et près de quatre millions aux Etats-Unis.



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