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Médecine - expérimentation

Des chercheurs augmentent la longévité d’un ver sans effets indésirables


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Des chercheurs américains ont réussi a doubler la longévité d'un petitver de terre par une modification génétique, tout en évitant les effets indésirables habituels qui affectent les capacités de reproduction, selon une étude publiée jeudi 24 octobre dans la revue américaine Science.

Un petit ver riche de promesses?

Le petit ver transparent dont il était question sur agevillage, le 28 octobre, à propos de recherches sur la fonte musculaire est utilisé aujourd’hui pour étudier la longévité.Des chercheurs américains ont réussi a doubler – de deux à quatre semaines - la longévité de l’animal par une modification génétique, tout en évitant les effets indésirables habituels qui affectent les capacités de reproduction, selon une étude publiée jeudi 24 octobre dans la revue américaine Science.La technique consiste à modifier certains gènes régulant l'activité hormonale, communs à de nombreuses espèces dont l'homme, ouvrant des perspectives dans l'augmentation de la longévité humaine, selon les chercheurs de l'Université de Californie à San Francisco (UCSF) qui ont mené l'étude.La technique, expérimentée sur un petit ver d'un millimètre de long (Caenorhabditis elegans) très utilisé en laboratoire, a permis de désactiver un groupe de gènes à différentes étapes de l'animal, pour étudier leurs effets sur la longévité. Les chercheurs ont étudié les gènes appelés daf-2 et daf-16. Dans de précédents travaux, ils avaient montré que la désactivation partielle du gène daf-2 permettait de doubler la longévité du ver. Le gène encode un récepteur d'insuline ainsi qu'une hormone facteur de croissance. D'autres études ont montré l'influence de ce facteur de production hormonale sur la longévité de la mouche du vinaigre et de la souris. Il est donc probable qu'il ait une importance identique chez l'homme.Ce gène affecte également la reproduction. Mais la nouvelle recherche montre que le gène agit de différentes façons à différents stades de la vie pour contrôler la reproduction ou la longévité, ce qui a permis aux scientifiques de découpler ces deux fonctions, a expliqué Cynthia Kenyon, professeur à UCSF et principal auteur de l'étude."De nombreux biologistes de l'évolution ont prédit qu'on ne pourrait augmenter la longévité sans inhiber la reproduction. Mais cela n'est pas vrai. Ces vers vivent beaucoup plus longtemps que la normale et se reproduisent parfaitement bien. Ils sont superbes et vigoureux. Ces animaux ont le beurre et l'argent du beurre", a estimé le professeur Kenyon."A mesure que nous en découvrons davantage sur le fonctionnement de ces gènes et d'autres qui leur sont liés, nous espérons apprendre comment la jeunesse et la longévité peuvent être étendus chez l'homme, également sans effet indésirable", a poursuivi Mme Kenyon.Son équipe a découvert que si le gène daf-2 est désactivé juste après la naissance, les vers vivent deux fois plus longtemps mais se reproduisent mal. En revanche, si ce gène peut fonctionner normalement jusqu'au début de l'âge adulte, puis est désactivé, les vers ont une vie prolongée tout en se reproduisant normalement.En 1993, le professeur et son équipe avait découvert l'effet du gène daf-2, réussissant pour la première fois à doubler par manipulation génétique la vie d'un organisme vivant. La durée de vie de ce petit ver est normalement de 15 jours.



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