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ALZHEIMER

Le vin réduit les risques de démence, la bière les double


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Boire régulièrement du vin rouge réduit de plus de moitié les risques de démence tandisque la bière a l'effet inverse, doublant les probabilités d'être touché notamment par la maladie d'Alzheimer, selon une étude menée au Danemark et publiée mardi 12 novembre dans la revue Neurology aux Etats-Unis.

Role des flavonoïdes

Des études antérieures avaient déjà révélé les possibilités préventives du vin rouge dans le cas de la maladie d’Alzheilmer. Une nouvelle recherche publiée par la revue américaine Neurology vient les confirmer tout en émettant un soupçon sur la bière. Cette dernière doublerait les risques de déclenchement de la maladie d’Alzheimer alors que le vin les réduirait de moitié.Pour cette étude, les médecins ont enregistré les habitudes de boisson de 1.709 habitants de Copenhague dans les années 70. Dans les années 90, ils ont contrôlé ces personnes de plus de 65 ans pour obtenir des statistiques sur la fréquence de la démence affectant ce groupe. En vingt ans, 83 participants ont été frappés de démence. "Ces résultats sont intéressants car ils pourraient vouloir dire que certaines substances du vin réduisent la survenance de la démence", a estimé l'auteur de l'étude, le Dr Thomas Truelsen, en envisageant "le développement de traitements ou de méthodes de prévention basés sur ces substances"."Cela ne veut pas dire que les gens doivent se mettre à boire du vin ou à en boire davantage" , a néanmoins averti le Dr Truelsen, dont l'étude est publiée Les chercheurs sous la direction du Dr Truelsen, de l'Institut de médecine préventive au Kommunehospitalet de Copenhague, ont émis l'hypothèse que un antioxydant naturel présent dans le vin rouge, pourraient être la source de cet effet bénéfique sur les risques de démence.En revanche, les chercheurs danois ont constaté que la consommation occasionnelle de bière était associée à un risque accru d'être touché par la démence. Parmi les participants à l'étude, ceux qui ont consommé de la bière chaque mois ont présenté deux fois plus de risques d'être touchés que ceux qui n'en buvaient jamais ou très rarement.L'une des limites de l'étude est l'absence de prise en compte du régime alimentaire des participants, a souligné le neurologue John Brust du Harlem Hospital Center à New York, dans un éditorial publié dans la même revue, tout en convenant que "c'est une étude montrant qu'il existe quelque chose de spécifiquement bénéfique dans le vin".D'autres recherches "suggèrent que les buveurs de vin ont des habitudes alimentaires meilleures que les buveurs de bière et d'alcools forts", a rappelé le Dr Brust. "Certains résultats montrent aussi que la vitamine E peut réduire les risques de développer la maladie d'Alzheimer. Ces facteurs n'ont pas été pris en compte dans l'étude", a-t-il ajouté.



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