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Centres d'aide par le travail-handicap

La gestion de l’Unapei au centre des critiques


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"L'enquête interdite", un livre dénonçant la situation faite aux handicapés dans des Centres d'aide par le travail (CAT) est à l’origine d’une violente polémique entre son auteur, Pascal Gobry et l'Union nationale des associations de parents de personneshandicapées mentales (Unapei).

Les associations mises en cause

Pascal Gobry, auteur de "L'enquête interdite- Handicapés: le scandale humain et financier ", un livre dénonçant les salaires (12% du SMIC) et les conditions de travail faite à près de 100.000 handicapés dans des Centres d'aide par le travail (CAT) s'est dit lundi "gravement calomnié" par l'Unapei, (Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales ) dont les adhérents dirigent 600 des 1.000 CAT du pays.M. Gobry a protesté contre une déclaration de son président, Régis Devoldère, selon lequel "les chiffres et arguments cités sont tous erronés", dans un livre où figurent "approximations, désinformation et malveillance". Pour M. Gobry qui rappelle que certains directeurs de CAT eux-mêmes "sont mal à l'aise et dénoncent l'exploitation légale du travail des handicapés", on "veut faire diversion afin de ne pas traiter des vrais problèmes".M. Gobry souligne que "jamais les entreprises normales n'ont aussi peu embauché de travailleurs handicapés et jamais la proportion d'ouvriers handicapés qui travaillent dans ces CAT, non soumis au droit du travail, n'a été à ce point élevée". "L'UNAPEI se plaint de la malveillance du livre pour les familles", poursuit M. Gobry.Ce dernier affirme au contraire sa propre "solidarité" avec les handicapés et leurs amis qui "souffrent et doivent se battre" de même qu'avec "les parents d'enfants handicapés qui au quotidien, en assurent eux-mêmes l'éducation sans bénéficier de soutien moral ni d'aides financières".M. Gobry souhaite "qu'on ne dissuade pas les lecteurs potentiels" de lire son ouvrage qui traite notamment "de la fracture sociale et de l'exclusion des handicapés, favorisées par les CAT, présentés comme des outils de réinsertion"."Les premières victimes de l'omerta qui règne dans toutes les associations +d'aide+ aux handicapés, sont évidemment les handicapés eux-mêmes et leurs familles", conclut-il.



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