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Réforme de l'APA

Retour à la case PSDépart ?


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Editorial. par Yves Mamou

La fête est finie

En 2001, lorsque l’Allocation personnalisée à l’autonomie a été instituée, les personnes âgées ont bien compris qu’un vent nouveau avait commencé de souffler. Les handicaps liés à l’âge devenaient un problème de quasi solidarité nationale. En 2002, elles se sont rué sur le dispositif, au point de le faire chavirer. 600 000 bénéficiaires dès la première année, 1,2 milliards d’euros de déficit l’an prochain. Fin 2002, la question de l’équilibre financier du système est posée : il faut de l’argent. Viendra-t-il de la solidarité nationale ? OU de la poche même des personnes âgées et de leur famille ? Le gouvernement penche clairement pour la seconde solution en envisageant une hausse de la participation des personnes âgées à domicile.Porter le ticket modérateur de 5% à 12% revient, de fait à revoir l’APA à la baisse. Comme la PSD par exemple. Refusant de parler de baisse, le gouvernement fait valoir la nécessité d'aller vers une harmonisation des contributions des personnes âgées dépendantes variables selon qu'elles perçoivent cette aide à domicile (5% du montant de l'aide) ou en établissements (30% en moyenne). Mais les résidents de maison de retraite pénalisés par rapport aux personnes âgées résidant à domicile ne s’en sortiront pas mieux pour autant.Autre indice, le gouvernement envisage de "davantage tenir compte de la capacité contributive des bénéficiaires". Ce qui en d’autres termes peut revenir à augmenter le ticket modérateur sur la base des seuls revenus. Le risque serait de revenir à la PSD qui n’était attribuée qu’aux personnes éligibles à l’aide sociale.Le gouvernement n’exclut pas non plus de revoir les critères d'appréciation du GIR 4. La PSD n’était attribuée qu’aux trois premiers GIR et même plutot aux GIR 1 et 2, il ne serait pas impossible que l'APA l’imite en ce sens. Une étude de la Drees avait montré que plus du tiers des demandeurs d’APA - 35% - étaient classés dans le GIR le plus élevé, "GIR 4"., celui qui était auparavant laissé à l’aide sociale des caisses de retraite.Bref, face à cette APA trop encombrante, le gouvernement semble tenté de revenir à un dispositif qu’il connaît bien, qui a fait la preuve de son innocuité financière ... et sociale, la PSD.



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