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Employés familiaux

Les particuliers employeurs (Fepem) s’inquiètent de la pénurie


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Les particuliers employeurs ont fait part mardi 17 décembre de leurs craintes quant une "pénurie énorme" d'employés familiaux dans les années à venir, notamment dans les secteurs de la petite enfance et des personnes âgées. Ils ont demandé au gouvernement de prévoir des "dispositifs de solvabilisation" des employeurs.

droit sovial

La fédération insiste aussi sur le "respect du domicile privé" qui exclut, en cas de litige entre employeur et salarié, qu'une négociation avec un accompagnateur syndical s'y déroule. Elle met d'ailleurs en garde ses adhérents sur une interprétation sommaire du chèque emploi service qui "règlerait tous les problèmes", en ignorant qu'un salarié de maison a des droits en cas de maladie ou de licenciement, selon la convention collective nationale des salariés du particulier employeur. Deux millions de particuliers emploient plus d'un million de salariés dont 300.000 assistantes maternelles, sachant que la moitié de ces employeurs ont plus de 70 ans. Ils déclarent "plus de 470 millions d'heures travaillées, loin devant les associations de l'aide à domicile (95 millions d'heures) et les entreprises de ce secteur qui n'ont déclaré en 2001 que 0,5% du total horaire", a ajouté Mme Levaux.

Solvabiliser les familles

L’Etat doit il organiser une redistribution plus vigoureuse encore du produit national en direction des familles? Telle est la thèse développée mardi 17 décembre par Marie-Béatrice Levaux, présidente de la Fepem (Fédération Nationale des Particuliers Employeurs ) qui s’est inquiétée de la pénurie d’employés capables de venir en aide aux familles qui ont a charge des enfants et des personnes âgées. "Il faut d'une part restructurer l'offre, face à la débrouille et au travail au noir, et d'autre part mettre en place des dispositifs de solvabilisation des employeurs" qui "auront à assumer le coût de la professionnalisation nécessaire de ces emplois dont l'image est négative", a déclaré mardi à la presse la Fédération nationale des particuliers employeurs (Fepem). "Il s'agit de sortir de l'image des vilains employeurs de gens de maison du XIXe siècle", a assuré Mme Levaux, tout en reconnaissant que ces employés sont "atypiques", dans la mesure où ils "peuvent se considérer comme travailleurs indépendants, voire chefs d'entreprise mais que pour la Fepem ce ne sont que des salariés".



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