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Handicap et vieillissement

Femmes et hommes inégaux face aux problèmes liés au l’âge


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L’âge engendre des handicaps qui se distribuent différemment selon les sexes. Mais lesfemmes si elles continuent de vivre plus longtemps que les hommes, sont plus souvent handicapées qu’eux indique une étude de l’Institut national d’études démographiques. (INED)

L’espérance de vie à la naissance est passée de 45 ans en 1900 à 79 ans en 2000. Mais depuis une trentaine d’années, son augmentation résulte principalement du recul de la mortalité chez les personnes âgées de 60 ans ou plus. Si les femmes vivent plus longtemps que les hommes, elles vivent aussi plus longtemps qu’eux avec des incapacités. Leur espérance de vie étant plus longue, elles atteignent, en effet, des âges plus élevés auxquels les handicaps sont fréquents. En outre à âge égal, elles souffrent plus souvent qu’eux d’incapacités. Tel est le constat d’une étude publiée dans le bulletin mensuel de l'Institut national d'études démographiques (Ined) (Population & sociétés n°386).Entre 1981 et 1991, alors que l'espérance de vie à la naissance progressait pour les hommes comme pour les femmes de 2,5 ans, l'espérance de vie sans incapacité, c'est-à-dire sans gêne ou difficultés à accomplir un certain nombre d'activités quotidiennes, « augmentait de 2,6 ans pour les femmes et de 3 ans pour les hommes », constate l'étude.Après 65 ans, les femmes rencontrent plus souvent des difficultés que les hommes (problèmes de souplesse, manipulation, mobilité, entretien personnel), à l'exception des problèmes auditifs qui touchent davantage les hommes, poursuit-elle. L'Ined explique ce constat, entre autres, par le fait que « les femmes sont plus touchées que les hommes par des maladies qui engendrent des incapacités », mais aussi par « des différences dans les maladies génératrices d'incapacité. Les modes de prise en charge des problèmes fonctionnels jouent également un rôle primordial », ajoute l'étude.« A côté des recherches sur les accidents et les maladies dites incapacitantes, celles sur les processus de développements de l'incapacité et sur la gestion des problèmes fonctionnels constituent une priorité pour prévenir la dépendance et ses répercussions sociales, médicales et économiques », conclut l'étude.



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