Agevillage

Les Sinoplies : Des établissements privés mais… à but non lucratif

Un entretien avec Martine Cossin, DG des Sinoplies


Partager :

Martine Cossin, DGdes Sinoplies, affirme que les établissements dont elle a la direction entendent réaliser la synthèse d’une gestion privée et d’une vocation militante.

Agevillage : Les Sinoplies existent depuis longtemps. Qui les dirige aujourd’hui ?

Martine Cossin : Ces établissements associatifs à l’origine, ont été repris par les caisses centrales de la CCMSA (Caisse Cantrale Mutualité sociale agricole) en octobre 1993, actionnaire principale. Les caisses centrales sont les actionnaires principaux, de la structure en UES : Union d’Economie Sociale (1 homme, une voix). Cette UES s'est constituée sous forme de SA Société anonyme, et reste à but non lucratif.Les Sinoplies adhérent au SYNERPA : syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées, mais notre vocation reste sociale, à but non lucratif.

Agevillage. Combien d’établissements comptez vous ?

Martine Cossin : Notre groupe compte 16 établissements : logements-foyers que nous médicalisons progressivement, MAPAD et EHPAD. A ce jour, 4 conventions tripartites ont été signées et nous sommes en négociation pour au moins 6 autres dans le prochain semestre.Notre ambition est de maintenir nos objectifs qualité et de les faire progresser constamment.Avec un taux d’occupation dépassant les 99 %, nous savons que notre pérennité dépend de nos capacités à maintenir des prestations de qualité.Le GMP (Gir moyen pondéré) du groupe atteint 680, d’où notre programme permanent d'évolution de la prise en charge individualisée de la perte d'autonomie dans le respect de la dignité des personnes âgées.

Agevillage - Comment se passe la médicalisation de vos structures ?

Martine Cossin : Notre implantation locale nous amène à être très actifs envers les décisionnaires locaux. Des conventions tripartites bien négociées conditionnent l’avenir. Une DOMINIC ( Dotation Minimale de Convergence) + 35 n’est franchement pas exagérée au regard des exigences affichées en terme de services, de démarche qualité, mise aux normes...La période dite transitoire dure encore, avec des forfaits soins en panne de revalorisation (les salaires augmentent plus vite que les forfaits).Par ailleurs, nous ne pouvons trop augmenter nos tarifs, même si la DGCCRF nous le permet (+ 2,23 % cette année) car nous accueillons des retraités en priorité du monde agricole dont les retraites n’augmentent pas dans les même proportions.Les résidences Sinoplies ajustent alors dans la limite du possible leurs hausses sur les taux d’augmentation des retraites, et ce au détriment des marges finales.

Agevillage – Comment voyez-vous l’année 2003 ?

Martine Cossin : Après avoir beaucoup travaillé à l’entrée dans la réforme de la tarification, après la réduction du temps de travail, l’euro... il semble que cette nouvelle année s’annonce très difficile, en particulier sur le plan social :

  • les révisions d’allocations de crédit du gouvernement (beaucoup moins de conventions tripartites en perspective)
  • la révision de l’APA,
  • l’intégration de la nouvelle convention collective unique du SYNERPA ( que nous avons finalement découverte en décembre 2002, quand nos budgets sont adressé aux tutelles en septembre !)
  • les problèmes de recrutements de personnels soignants qualifiés.
  • démotivation sensible des équipes : après des années de travail, de promesses de jours meilleurs, ceux-ci tardent à nouveaux à se concrétiser
  • plans de formations à maintenir et intégrer dans les organisations (budgets , remplacements...).


  • mis à jour le

    Partager :


    Vos réactions

    Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



    Réagir à cet article :

    * ne sera pas affiché


    HAUT DE PAGE

    © Eternis SA -