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Interdiction du clonage thérapeutique

L’espoir mort des personnes atteintes de la maladie de Huntington


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L’interdiction du clonage thérapeutique est un terrible coup porté à ceux qui souffrent de la maladie de Huntington.

Le Sénat a adopté, jeudi 30 janvier, le projet de loi relatif à la bioéthique, qui fait du clonage reproductif « un crime contre l'espèce humaine », et qui interdit le clonage thérapeutique.A la décision du Sénat de l’interdiction du clonage thérapeutique, les proches des malades de Huntington se sont dits « révoltés » indique Jeanne Ledda, la présidente de Huntington PACA.Le formidable espoir, né avec les premières greffes de cellules neuronales vient de retomber.

La maladie de Huntington

La maladie de Huntington est une affection génétique neurodégénérative à évolution progressive (et variable) qui touche le cerveau. Actuellement il n'existe aucun traitement curatif connu.La personne malade doit faire face à une altération physique et intellectuelle, caractérisée par l’apparition de mouvements désordonnés et incontrôlés, et une perte progressive de la mémoire.Les symptômes les plus frappants sont des mouvements anormaux involontaires et saccadés, des membres, de la tête et du cou (chorée). Y sont associés des troubles mentaux (anxiété, irritabilité, dépression) et une détérioration intellectuelle qui progresse jusqu'à la démence.Le malade perd peu à peu son autonomie et devient dépendant pour tous les actes de la vie courante.La maladie se déclare habituellement entre 30 et 45 ans. Elle touche indistinctement les hommes ou les femmes.C’est une affection rare qui touche 1 personne sur 10 000. C'est une maladie héréditaire, inscrite dans le patrimoine génétique.

Greffe : un espoir de traitement

Un premier essai de greffes de neurones, avec des cellules prélevées sur des embryons récupérés après IVG, a été pratiqué sur cinq malades à l'Hôpital Henri Mondor à CRETEIL. Trois d'entre eux en ont retiré un bénéfice. Un nouvel essai va démarrer prochainement sur cinq sites français et un site belge.Mais dans un avenir plus ou moins proche, les chercheurs envisageaient de greffer des cellules embryonnaires obtenues par clonage thérapeutique, afin de multiplier les chances des malades de pouvoir un jour être greffés.« On ne va pas pouvoir greffer tous les malades avec des embryons issus d’IVG qui sont en nombre limité. Il y a tous ces jeunes qui sont dans l’attente, qui ont à peine 20 ans et qui viennent d’apprendre que leurs chances d’être un jour greffés s’amenuisent » enrage Jeanne Ledda dont le neveu de 35 ans, qui a déclaré la maladie, n’a pas eu la chance d’être retenu pour les prochaines greffes.« Cette greffe, c’est une énorme bouffée d’espoir et le clonage thérapeutique en était une encore plus grande. Il permettait à tous les malades d’espérer sans attendre qu’un jour le sort les désigne. C’était une chance pour tous de connaître un jour une rémission de leurs souffrances, d’avoir droit peut-être à une nouvelle vie. Et tout cet espoir vient de s’envoler. » témoigne Michelle, dont le mari est atteint de la maladie depuis 5 ans.(Isabelle Brette - Nice-Matin – 16/02/2003)

Pour en savoir plus sur la maladie de Huntington :Association Huntington France44, rue du Château 75013 ParisTél. : 01 53 60 08 79Fax : 01 53 60 08 99



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