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Polémique autour de la prise d'hormones

Dix millions de femmes ménopausées doivent elles ou non prendre cette hormone de substitution ?


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Une querelle qui laisse les patientes dans l’embarras

Le dossier à l'attention des patientes, publié par L’ AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) et intitulé « Mise au point sur le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) : Vous et votre traitement hormonal substitutif de la ménopause », mise à jour du 30 janvier 2003, fait beaucoup parler de lui.On le comprend en lisant la recommandation ci-dessous.« Combien de temps peut-on prendre un THS ? Quand peut-on l'interrompre ? »

  • Dans le cadre du traitement des troubles climatériques, il est recommandé de prendre un THS tant que durent les symptômes sans dépasser 5 années de traitement.
  • Dans le cadre de la prévention de l'ostéoporose, la durée de traitement recommandée est d'environ 5 ans. Au delà, il est difficile de formuler des recommandations en l'absence de données d'efficacité et de tolérance.
  • Dans tous les cas, le traitement doit être le plus court possible, en tenant compte des bénéfices et des risques du THS. Le rapport bénéfice/risque doit être établi et réévalué régulièrement pour chaque femme.
  • Le THS peut être interrompu à tout moment...
  • L'application du principe de précaution en médecine mérite peut-être quelques adaptations. « Ce principe de précaution est une arme à double tranchant » souligne Bruno Sutter, médecin responsable du site du GRIO (Groupe de recherche et d’information sur l’ostéoporose).

    Depuis une dizaine de jours, une querelle oppose les médecins, les gynécologues à Philippe Duneton, le directeur de l’AFSSAPS. Il est accusé d’avoir « arbitrairement » décidé de limiter à cinq ans la prise d’un traitement hormonal substitutif de la ménopause. Le Dr Rozenbaum (président de l’association pour l’étude de la ménopause) affirme qu’il n’y a eu « aucun accord » entre experts pour « imposer ce couperet des cinq ans, et qu’aucune raison scientifique ne peut le justifier ».Une telle polémique laisse les femmes dans l’expectative.Plus de 10 millions de femmes sont ménopausées en France. Environ 30 % d’entre elles reçoivent un traitement substitutif pendant au moins un an, et neuf gynécologues sur dix, ainsi qu’un généraliste sur deux, prescrivent régulièrement ce type de traitement.

    Retrouvez le dossier « Mise au point sur le traitement hormonal substitutif de la ménopause » sur le site de l'AFSSAPS.



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