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Journée de protestation des établissements pour personnes âgées


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Quatorze organisations représentant l'hébergement pour personnes âgées ont organisé mardi 18 mars une « journée nationale de protestation » pour dénoncer l'absence de crédits prévus pour la réforme de modernisation des maisons de retraite.

Selon les organisateurs, quelque 70 conférences de presse se sont tenues dans toute la France : directeurs d'établissement, familles, personnels... une mobilisation sans précédent, de près de 5 000 personnes, destinée à informer le public sur la situation des établissements, confrontés à un gel des crédits pour la mise en oeuvre en 2003 du plan quinquennal (2001-2005) de modernisation des établissements pour personnes âgées dépendantes.Cette réforme prévoit pour 2003 la signature de 1 800 conventions tripartites (Etat/département/établissement) nécessitant 180 millions d'euros. Ces crédits sont attribués aux établissements s'engageant à améliorer la qualité, l'accueil et les soins et permettent notamment l'embauche de personnel. « Nous sommes en colère car il y a rupture des engagements pris par les pouvoirs publics », a déploré Gérard Vincent, délégué général de la FHF (porte-parole de l'hospitalisation publique), lors d'une conférence de presse commune.Selon la Fnacppa (accueil des personnes âgées), une convention signée correspond à la création d'environ huit postes, quand l'encadrement en France est de 0,4 agent par résident, soit « deux à trois fois inférieur à d'autres pays d'Europe », a souligné l'Uniopss (établissements sanitaires et sociaux).« Chaque matin, pour une personne au niveau de dépendance le plus élevé, une auxiliaire de vie n'a que 17 minutes pour s'occuper d'elle : toilette, petit déjeuner, faire le lit... », a déploré le Syndicat national de gérontologie clinique.Selon Luc Broussy, du Synerpa (maisons de retraite privés) : « depuis un mois et demi, les Directions départementales des affaires sanitaires et sociales ont reçu la consigne, oralement, de ne plus signer de conventions ».« En outre, en Ile-de-France, les DDASS ont ordre de ne plus créer de nouvel établissement, ce qui n'est que la stricte application de la loi du 2 janvier 2002 impliquant la validation des financements avant celle des créations », a-t-il déploré, « alors qu'en 2006 le nombre de plus de 85 ans va exploser ».Ont également appelé à cette journée la Fehap, l'Uncass, la Fnmf, l'Adehpa, la Fnadepa, le Snch, le Syncass-Cfdt, la Cndehpad et le Cnfo.Tous attendent des engagements financiers précis de la part du gouvernement.Mardi après-midi, devant les députés, le secrétaire d'Etat aux personnes âgées Hubert Falco a assuré que les « 1 800 conventions seront négociées et signées en 2003 », indiquant que le financement se ferait en partie en 2003 et en partie en reportant l'effet comptable des signatures sur l'année 2004.Gageons que cette mobilisation sans précédent, qui sonne comme l'acte de naissance d'une profession qui veut se faire entendre, permettre à Hubert Falco de négocier au plus vite ces crédits auprès de Jean-François Mattei, Ministre de la santé, de la famille, et des personnes handicapées et gestionnaire du budget de l'Assurance Maladie.



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